Le carnet noir de Sombrebourg.

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mer 30 Mar 2016 - 16:04

Le carnet noir.
de Linaild Sombrebourg.


Chapitre 1 - Le premier voyage.

1.1.

"J'avais déjà voulu écrire un récit. Celui qui raconterait mes voyages et surtout, les aventures de ceux que je pourrais suivre pour graver leurs épopées. Et un jour, transmettre celui ci aux prochaines générations d'aventuriers qui auront eux même leurs instants de gloires et de merveilles. Mais depuis lors, les pages furent souillés par la boue, le sang et dévastés par le feu. Irrécupérable, mais j'aime croire que l'histoire qui y était déjà gravé n'est pas totalement perdu, tant qu'il y aura toujours une plume pour graver quelques lignes supplémentaires sur un parchemin. Tel est la raison de ce petit carnet, qui loin d'être un vaste ouvrage romancé, me servira de notes pour nos futurs voyages.

Et des voyages, je pense qu'il risque d'y en avoir des nombreux. C'est dire qu'en Azeroth, il y à tant de choses à faire. Mais je ne me vois pas si grande, comme ses héros pour qui la distance et le temps ne sont plus des problèmes grâce à leurs forces. Une simple rôdeuse se perd, dans l'immensité du monde, mais c'est pour cela qu'il me faudra des compagnons adaptés aux tâches que je souhaite accomplir. Il y à une chose que j'attends d'eux : Un cœur ouvert et les épaules aptes à supporter les poids des décisions. Ce n'est pas un comte de fée, que de pourchasser quelques maléfices en étant désireux que ceux ci partent en provoquant moins de mal qu'ils n'en n'ont crée à leurs venues. Et je ne voudrais pas détruire mentalement ceux qui désireraient me suivre, non pas que je sois un monstre, mais ceux que nous poursuivrons seront sans pitié, pour eux et dans leurs œuvres.

Les Bois de la pénombre me manquent un peu, c'est étrange dit ainsi, car ce sont des terres où il est âpre de vivre depuis qu'une nuit sans fin s'est installée sur cette terre. Les lueurs de milliers de regards sombres, vivants ou morts, visible dans les fourrés. Tout cela n'est point pour nous plaire, mais nous vivons ainsi en s'accrochant à la lumière des lampes des Veilleurs patrouillant sur les grandes routes. Plus que l'éclairage, c'est surtout les uns envers les autres qu'il faut s'accrocher pour survivre, mais l'on fend plutôt les Gnoll et les Kobolds avec des épées, ce qui se tapis dans le noir, là-bas, dépasse parfois le Fer des hommes.

Mais le Bois est désormais loin, car un nouveau périple m'attends. J'escompte bien arriver à trouver ceux qui pourront m'aider, dans les histoires et les rumeurs. Mes jambes étaient engourdie par le long voyage et mes économies aussi entamée que si j'avais décidé de balancé mes pièces au dessus d'un ravin en essayant d'en rattraper le plus possible au vol. Mais les cieux sont toujours aussi merveilleux à exploré, et bien rare me sont permises les occasions d'être dans les airs, aussi gelés soient-ils par la fin de l'Hiver. Remerciant le nain Marteau-hardi qui m'avait transporté jusqu'ici, un certain Wimr je crois. Rencontré en essayant de négocié un voyage sur un griffon auprès d'un Nain de passage à Sombre-comté.  La vitesse de ses créatures sont impressionnantes, mais elles sont aussi vive qu'il est difficile de subir ce déplacement sans avoir la crainte de tomber dans le vide si l'on fait un faux mouvement.

Au moins, j'y étais : Forgefer, la grande citée naine. Bâtie dans les montagnes même de Khaz Modan dont le royaume s'étendait sur la grandeur de ses monts enneigés. La vue des hautes portes depuis le sol donnait le vertige, autant que les vastes étendues lointaines des forêts et des hauteurs glacés. Profitant des passages des caravanes pour trouver une place parmi l'une d'elle, je ne pu rester longtemps dans la capitale. Ma fortune ne me le permettait de toute façons pas du tout, et quitte à dormir à même le sol, autant que ce soit dans la nature de Dun Morogh après avoir tirer un ou deux lapin.  C'est là qu'avait débuté le dernier de mes voyages, qui s'acheva en vain quelques semaines plus tard. J'y ressentais une certaine appréhension, mais dans un sens, je n'escomptais de toute façons pas y rester bien longtemps. C'était le point de départ d'une toute autre quête, cette fois ci. Et je n'avais pour but que de retrouver quelqu'un habitant dans les montagnes.

La conversation avec les nains n'était point déplaisante, car ceux ci sont moins torturés par les commodités des hommes. La simplicité est une force qu'ils apprécient partager, autant que le contenu d'une outre bien remplie et un morceau de cheddar à l'odeur enivrante. A défaut de voyager, le derrière installé plutôt sur du bois peu confortable que sur la selle instable d'une bête majestueuse, j'avais plutôt l'impression de prendre un bon repas qui était ma foi, bien meilleur que ceux des derniers jours - Quoi que ce Wimr offrait une pitance d'une bonne qualité, ainsi que des épopées agréable à entendre. J'avais une vision bien belle des Hinterland, bien que je savais qu'il la rendait plus grandiose dans ses souvenirs que dans les faits, cela ne m'empêchait pas de sentir une certaine envie de m'y rendre sans autre raison que de voir de mes yeux, une contrée aux vastes étendues d'herbes habités par les griffons et les chouettards.

Après deux bonnes heures qui me parurent bien plus courte, bien que je du garder mon heaume si inquiétant et resserrer le plus possible ma cape autours de mes épaules, c'est avec un certain regret que j'abandonna les marchands à leur route vers le sud pour partir en direction de l'Est. Les montagnards patrouillaient de long en large des passages de Dun Morogh, et cela me donnait au moins l'impression d'être en sécurité. Car je ne m'attendais pas à ce que dans ce froid constant, la faune n'était pas aussi robuste que le peuple qui habitait les villes et les villages de ses terres. Et j'estimais qu'une épée volée à un brigand ayant attaqué un convoi sur la route vers les Carmines, des mois auparavant, me servirait contre un cuir habitué aux tempêtes et aux tumultes des montagnes. Toutefois, j'arrivais alors à destination en essayant de garder mon esprit concentré, car celui ci divaguait déjà dans des rêveries de repos et de chaumière chaleureuse à cause du froid mordant.

Danothor Hautevague, le "Faux-Paladin", comme certains oseraient le surnommer. Ou du moins, lui même en était-il satisfait ? Ou bien était-il de la race de ceux qui se fichent des mots mais résonnent par l'acte ? Aujourd'hui, il est encore un peu tôt pour en juger. J'écris ses notes après la rencontre d'un forgeron nain du nom de Darïm qui promit de me préparer une lame de qualité le jour où je pourrais trouver les minéraux suffisant pour. J'ai fais la rencontre du Paladin dans une demeure tranquille. Cela fait donc des heures que je me traînais dans la neige, depuis le petit matin, et je débute à peine à me réchauffer non loin du foyer de la taverne locale de la ville de Kharanos. J'attends désormais sa réponse, avant de partir en direction des lointaines et sauvages terres de Kalimdor. Cela, par delà les flots marins, sera long et fastidieux.

Mais je dois dire que je n'ai point de regret à partir découvrir de nouvelles histoires."


Dernière édition par Linaild le Sam 9 Avr 2016 - 2:30, édité 2 fois
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Jeu 31 Mar 2016 - 15:45


Illustration de Danothor et Linaild:

1.2.

"Difficile de faire pire, comme début de voyage. La nuit installait un voile de plus en plus profond, mais celui ci était couvert par les lourds nuages grisâtres et lourd de leurs humidités qui se déversaient en flot incessant de neige tourbillonnante sous le caprice des vents. Dans une chaude chaumière, installés sur une chaise dotée d'un cuir moelleux et d'une tasse en bois fumante d'une infusion fruitée, le spectacle aurait été magnifique. Mais en revanche, nous étions en dessous. Quelques heures après la première entrée achevée sur mon petit carnet, Danothor était venu. Il avait récupéré l'armure qu'il possédait jadis, et les nombreuses éraflures sur la plaque démontrait autant qu'elle était ancienne, que d'une qualité certainement bien plus remarquable que la mienne.  Après un bref temps pour préparer nos affaires, après avoir quitter l'entrainement d'une sympathique Naine et de Darïm, nous nous retrouvions alors une dernière fois à Kharanos.

Hélas, j'avais fais l'emprunt de mon épée au Forgeron pour l'entrainement, et je n'avais plus le temps pour le chercher partout en ville pour lui demander de la récupérer. C'est donc désarmée que nous débutions ce voyage, mais pire encore. La tempête se levait, et je viens à penser qu'il y à des meilleurs façons de débuté un voyage. Réunir des compagnons était notre objectif, et pour cela, il fallait chercher ceux qui nous inspiraient le plus. Pour l'instant, c'est un Kaldorei, celui ci vivant dans ses terres ancestrales, c'est donc un immense voyage que de partir de Khaz Modan en prévision de se rendre jusqu'aux terres des Elfes. Mais pour cela, il fallait déjà rejoindre Menethil, et il fallait que nous débutions la route sous une tempête.

La neige fut jointe par un orage lointains et les fourches luisantes des éclairs illuminaient la blancheur de la neige et ses millions de flocons chutant des étendus de nuage sur les cieux. Le froid était plus intense encore que ses dernières jours, et il me fallait toute ma force pour m'empêcher d'aller me recroqueviller contre un arbre et m'endormir jusqu'à ce que cela cesse. Mais si je l'avais fais, je serais à l'heure actuelle morte, étalée contre un arbre, en position stupide. Nos affaires étaient installés sur la jument de Hautevague, et cela était déjà un poids en moins qui me permettait de mieux profiter de ma cape enroulée autours de mes épaules. Luttant pour que nos pas poussent la neige s’amassant sur la route des nains, nous fîmes néanmoins une halte un peu plus loin.

Sept montagnards était étalés plus au moins au sol. Certains haletaient et d'autres soignaient quelques blessures superficielles, même si cela constituait en soit à y mettre une lampée du contenue d'une gourde sur la plaie, et d'en boire le double ensuite. Mais même si mon esprit me hurlait de poursuivre la route pour trouver un abris, Danothor lui est un Paladin, et je préféré qu'il poursuite sur cette pensée plutôt que d'ignorer les nécessiteux sur notre route. C'est alors que nous nous ruèrent à la rencontre des Nains, et tandis que Hautevague prenait le temps de discuter avec ceux ci, j'observais celui qui gisait dans la neige, en comprenant bien qu'il ne se relèverait surement pas.

Je pris le temps d'écouté la conversation qu'après que le chef des nains m'offrit son poignard. Pour me rendre compte que Danothor avait accepté que l'on s'écarte de la route pour traquer le responsable de ce combat. La jument du Paladin fut laissé auprès des nains, dont certains profitèrent surement des ustensiles médicinales que nous avions apportés. Du moins, pour le peu qu'il m'en restait, mais je n'irais pas leurs en vouloir pour ça. Armée d'un poignard, et derrière un Paladin, nous avancions dans la neige bien plus difficilement encore. Parfois, j'avais l'impression que ma jambe était dévorée par un gouffre glacé, et je m'attendais presque à faire une chute libre et sombrer dans le vide, impuissante.

Mais cela n'advient pas. Plus loin, après une vingtaine de minute de marche dans la nature de Dun Morogh, au sud de Forgefer, je vis une silhouette contre un Bosquet. Celle ci était étalée sous des arbres, profitant d'une relative couverture au tumulte de la tempête. Bien qu'inquiet, le Paladin me laissa essayer une approche furtive, mais qui fut avortée par mon pas qui s'écrasant sous la neige, dans la carcasse aux boyaux dégorgés d'un Nain tranché en deux. Je sentais le vomit grimper à ma gorge, mais refoulait l'envie de dégobillé. Cela n'empêcha pas mon futur adversaire de récupérer sa hache, et de me faire brutalement face en braillant. La peur, oui. Elle me paralysa un instant qui aurait pu être fatale.

Si l'Orc n'avait pas préférer déversé sa haine et avait préféré me fracasser de son arme, je serais surement morte à l'heure qu'il est. Mais le temps qu'il finissait de parer un coup, j'eue le temps de bondir sur le côté en lui fendant la chaire au genou. Le combat débuta contre cet Orc, dans la peau grisâtre et les haillons sombres mêlés de fer trahissait son affiliation avec les Rochenoires. Comme cet Orc, des mois plus tôt, découvert dans une grotte profonde et perdue. L'affrontement dura une dizaine de minutes, le temps que les parades soient faites en subissant le ralentissement du froid glacial qui embrouillait les sens et le corps. Il s'acheva quand je saisis l’opportunité de balancé mon poignard dans l’œil du guerrier, après que Danothor l'eu repoussé d'un coup de masse puissant. Nous étions vivants, et victorieux. Mais en l'image des restes du Nain, même maintenant encore, me pourchasse et me suivra dans les cauchemars de la nuit.

Deux heures nous éloignait alors de l'instant où j'écris cela, et l'instant où nous retrouvions la jument du Paladin et des nains envieux de rentrer s'abriter. Les éclairs devenaient de plus en plus lourd, et avaient masqués la progression plus loin de la meute de loup qui avait profité du temps pour nous chasser même sur la grand route. Trente minutes de courses, et nous étions arrivés, épuisés, à la demeure du Paladin. Dire que j'étais venue ici une première fois, bien plus tôt, alors que le jour était encore présent. Et désormais, l'on s'y abritait d'une terrible tempête, du froid, et des loups rôdant dans l'obscurité.

Au moins, cette nuit là sera agréable. Un lit, la chaleur du foyer, de la nourriture saine. C'est là la marque de Dun Morogh, des terres rudes et dangereuse, le temps aussi puissant que ceux qui y survivent, mais un repos à la mesure de toutes ses épreuves. Demain, nous partirons à l'aube, et puisse la Lumière nous guider sur notre route."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Lun 4 Avr 2016 - 10:39



1.3.

"Il fait froid, même alors que le soleil arrive peu à peu vers son Zenith. C'est bien cela, Dun Morogh. Bien que la beauté de ses terres n'en n'est pas moins agréable à contemplée, il faut avoir la peau dure pour survivre en ses lieux. Pour ma part, j'ai une certaine habitude, déjà car c'est son second voyage, mais aussi car dans les Bois, l'on ne vie pas du luxe et de la pitance devant le foyer en parlant avec frères, amis, enfants. La solitude, plus glacée encore que l'étreinte des morts qui marchent dans les terres assombries sous l'éternelle pénombre. La tempête continue son œuvre, dehors. Mais ici nous sommes relativement à l’abri pour prendre un peu de repos. Nous avons fait une halte dans le passage illuminé par des braseros le long des kilomètres à travers les montagnes pour traverser cette région vers le Loch Modan. Enfin, l'herbe et mon odorat reviendraient. Mais ce ne fut pas de tout repos, du moins pas pour moi, et je ne cesse lancer des regards vers le Paladin. Après ce qu'il s'est passé.

Mais sûrement dois-je le raconter avant d'en parler. L'aube se levait, dans un timide soleil illuminant vaguement la masse nuageuse étendu au dessus de nos têtes. La neige tombait généreusement, bien que ce n'était encore pas grand chose après la tempête de la nuit derrière, les loups... l'Orc. Je visualise maintenant encore ce guerrier massif à la peau semblable à du cuir sombre et balafré par les traces de nombreuses batailles. Mais des êtres plus affreux, il y en à. Et il fallut peu de temps pour en rencontrer quelques uns. Dans une situation, ma foi, peu commune. Mais le réveil était à la qualité du logis de Hautevague, particulièrement agréable. Imaginez des semaines, voir des Mois, vivant sous quelques rations et aux grès de la chasse. Tirant le lièvre ou le daim quand l'on estimait que ceux ci étaient suffisamment épargnés par les bêtes les plus sinistres des régions que l'on traverse. Là, il n'y avait besoin de réfléchir à la survie, après le réveil, il suffisait d'avoir le courage de s'extirpé d'un brin de confort pour aller mollement se traîner vers la table où la nourriture s'installait tranquillement, tant que l'Hôte en est chaleureux, et un Paladin n'est point ascète par leurs Foi, si certains le sont par zêle, ce n'était pas le cas de Danothor.

Prenant un instant dans pour une préparation minutieuse, bien que celle ci constituait plus à se sentir bien dans ses bottes et empêcher l'esprit de sombrer dans l'envie de retourner se blottir dans le sommeil. Nous avons alors repris le voyage avec nos affaires sur la jument nous accompagnant. Il fallut deux heures de route pour que le vent recommence son caprice, et que les lointains éclair nous rappellent pourquoi il fut si utile de s'abriter dans une demeure avant de poursuivre. La tempête n'était pas aussi mordante que celle de la nuit dernière, mais notre champ de vision fut relativement limité par la brume neigeuse soulevée par les vents joints aux milliers de flocons descendant de leurs tanières célestes. Mais si ce n'était que cela, au moins, le voyage aurait été plus simple.

Néanmoins sur la route, se trouvait sur le côté, une pauvre caravane dont la silhouette grelottant d'un homme s'essaya à quelques signes de la main, avant de constater que sortir de la maigre chaleur de sa fourrure était une mauvaise idée. En s'approchant de celle ci, il fallut peu de temps pour remarquer qu'elle avait été abandonné sans bête de bât, sur le côté de la route. L'homme était âgé, une barbe bien fournie, et vraisemblablement mort de froid. C'est une image, bien qu'elle puisse être sinistre de la part d'une habitante des Bois de la pénombre, où le sens « mort de froid » est bien différent là-bas qu'ailleurs. - quoi que dans le Norfendre – Mais celui ci était bien vivant, et discutait désormais avec Danothor.

Le choix avait été vite fait. Une caravane oubliée et malmenée, avec à l'intérieur trois hommes avec des gelures et à la fièvre grimpante dangereusement. Comment aurais-je pu venir retrouver un Paladin et le convaincre de redevenir ce qu'il fut jadis, du moins, ce qu'il était toujours intérieurement. Sinon je serais toujours en train de réfléchir à qui pourrais-je bien trouver pour partir vers Kalimdor à la recherche d'un elfe sans être seule pour y trouver une morte certaine entres les mythes et légendes d'un peuple ancien. Après une brève discussion, et une tentative avortée de guérir les hommes, il fut décidé de retrouver des boucs volés dans le sud de la route, par quelques Trolls toujours en conflit avec les montagnards de ce Royaume. Définitivement, c'était un début de voyage difficile, et le second écart de la route pour se retrouver nulles part entres quelques bosquets et des recoins de pierre gelée et parfois même acérées. J'aurais cru nous y perdre des heures durant, voir des jours. Mais après un bref voyage, nous fûmes à destination.

Du moins, de manière plus étonnante pour nous que pour les trois Trolls qui nous observaient désormais. Des trolls des glaces, aux allures idiotes et couvert par des fourrures et des colliers et colifichets avec des dents, et la Lumière seule sait quoi d'autre. Plutôt qu'une effusion de sang à laquelle je m'attendais, glissant rapidement ma main sur mon poignard installé dans un fourreau improvisé à l'arrière de ma ceinture, j'observais les impressions de ceux ci. Leurs regards étaient en premier abord légèrement ahurit, et l'un me détaillait avec un certain dégoût. Sûrement était-là son avis sur l'armure que je portais, aussi est-elle faite pour cela, dans un sens : Attiser le rejet des plus simples, autant que la peur de sa forme sinistre. Mais à la place, une conversation s'engagea.

Plutôt qu'un massacre, la tentative de marchandage agacée de Danothor échoua. Pressé des barbares curieux en les insultant n'avait pas été une très bonne idée, mais celle du défi changeait la donne. Le paladin affronterait le champion de la petite compagnie de trois Troll, si il gagnait, deux Boucs lui seront donnés. Si il devait échoué, il nous dévorerait tout les deux, ainsi que tout les voyageurs pendant trois semaines durant. Sûrement était-là pour eux, une soit distante raison pour sauter à la gorge des Nains alors qu'ils s'essayaient à un peu plus de paix pour ne pas être victime d'un raid punitif sur leurs quelques cabanons.

Le duel s'acheva à la venue d'un être bien peu singulier. Une draeneï qui traînait derrière elle une Kaldorei. Dans de telles terres, c'était un groupe peu commun, surtout pour deux personnes maniant la lumière. Mais au final, malgré ses blessures que je pensais plus grave encore à la venue du sang dégoulinant doucement à travers les plaques et les mailles de son armure ; Danothor se releva et assomma brutalement son adversaire. Haletant, il avait vécu un terrible combat contre ce Troll, une créature puissante et douée pour les arts guerriers. Mais de ceux des sanguinaires, pas des nobles chevaliers. Récupérant les Boucs, en laissant les deux autres à la haine qui grimpait dans leurs cœurs, j'estimais que les prochains voyageurs qui les rencontreraient seraient bien moins chanceux que nous. Et après une brève discussion avec les deux personnes, il fut convenu que parler sous une tempête, perdu dans un bosquet au milieu de nulles part, n'était pas une bonne idée.

Retournant sur nos pas, toujours plus difficilement tant la neige s'accumulait et gênait nos pas devenant de grande enjambée, nous retrouvions la caravane perdue après une trop longue absence. L'état des hommes de la caravane empirait peu à peu, et je craignais qu'ils ne furent condamnés le temps que les boucs iraient traîner ce morceau de bois en lambeau vers la grande citée de Forgefer pour des soins appropriés. Mais les capacités de la Kaldorei suffirent à les stabilisés, en infusant la lumière dans leurs gelures pour les apaisés. C'est donc le cœur léger que nous pouvions observer un instant la silhouette de la caravane disparaître dans la tempête, sous le bruit des éclairs mêlés aux échos des sabots contre le pavé sous la légère couche de neige de la route. Quelques temps plus tard, et le Zenith s'approchait, alors que nous trouvions enfin le passage vers le Loch Modan. La fatigue des heures de routes, sous une neige dévorant nos forces – Quoi que j'estimais être la seule à supporter mal le temps. Étant la moins entraînée de tous, pour une simple humaine. Et le voyage ne faisait que commencer, en direction de Menethil."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mer 6 Avr 2016 - 12:22



1.4.

"L'herbe fraîche et agréable. Il ne fallut que quelques jours pour qu'elle me manque. Mon odorat revient peu à peu tandis que l'on profite de calme d'une auberge. Des heures et des heures plus tôt, ne faisons halte dans un tunnel où s'engouffre le vent hurlant et glacé, et désormais, il ne restait que le crépitement du feu réchauffant le foyer. Mais il ne fallait pas qu'y penser pour arriver en Thelsamar, mais bien un bonne effort pour faire route jusqu'à ce lieu. Surtout blessée, bien que ce n'était pas des larges balafres sanglantes, mais suffisante pour avoir perdu un peu de sang. Mais pour cela, revenons en sur le voyage, avant que mon esprit ne divague et ne commence à complimenté pendant plusieurs pages la qualité de la nourriture naine. Bien que si je dois résumé cela, je vous conseillerais seulement de goûté le fromage, il est délicieux.

Alors que j'étais installé en Guet au début du tunnel, avant de reprendre la route, je fis la rencontre de quelques personnes durant les deux heures de repos qu'il nous fallait avant de reprendre notre voyage. Le sauvetage des voyageurs dans leurs caravanes le long de la matinée me pesait encore . Non pas que cela me gène, mais l'état de Danothor m'inquiétait alors son duel contre le Troll de glace, lequel avait fini sans qu'il n'y ait eu de mort. Mais le sang qui glissait le long du paladin m'avait marquer. Comme avoir sorti quelqu'un d'une paisible demeure, pour que les jours suivent, il saigne dehors et risque d'y périr. Mais celui que j'ai rencontrer lui, ne craignais pas qu'arrive ce genre de « ralentissement gênant », si j’ose dire. Ce n'était pas un guerrier vaillant, ou un brave combattant. Tout simplement parce que ce sont des concepts digne des gens communs comme vous et moi. Des personnes humbles qui apprécient l'odeur du pain et la simplicité d'un geste de bonté au quotidien. Lui n'en avait pas besoin, de ça, comme de l'inquiétude, du doute, ou de la peur. Non, car il incarne la peur. Un Chevalier de la mort, de ceux livré à ce monde après la chute du, que son nom soit milles fois maudit, Roi-Liche.

Il s'extirpa de la neige de la tempête à l'extérieur, comme un spectre quittant les brumes. Pour une habitante du bois de la Pénombre, l'image était néanmoins bien propre à la vision de cet être. Ce n'était pas ce qu'il disait, ou ses actes, qui m'angoissaient. Bien qu'après l'avoir vu à l'action, je peux dire qu'il me fallut une bonne dose de sang froid, le gel du temps extérieur, et une situation de survie stressante pour ne pas vomir et souillé mes bottes, et certainement ma crédibilité. Surmontant la frayeur que l'être m'inspirait, j'eue une discussion qui s'étendait étrangement. Et la tournure le fut tout autant, car il décida de m'accompagner. Je passe alors les détails d'une conversation aussi soucieuse que parfois futile, et c'est nous deux qui avancions donc plus loin du groupe toujours en arrière pour vérifier que le passage était dégagé. Bien entendu, il aurait été trop simple que ce soit le cas, mais le destin aura toujours été joueur avec ceux qui le force.

Nous traversions alors le premier des passages dans la montagne. Je me trouvais étrangement fascinée, autant qu’inquiété, de me trouver dans le ventre d'un de ses pics rocheux pendant une bien longue marche réchauffant un peu mes membres. Les braseros illuminant la route, celle ci même protégée du vent, offrait un environnement doux. Mais l'air fut extirpé de mes poumons comme un coup de poing avisé en plein dans le ventre, quand le froid revint brutalement dans une bourrasque, ainsi que la lumière de la sortie qui s'approchait de plus en plus. Les flocons tombaient encore sans retenue, mais cela n'empêcha pas de voir la silhouette d'une Naine. Le creux entre les deux passages abritait un Fortin Nain, une grande construction de pierre défiant grossièrement la grandeur des roches naturelles, et s'élève comme un observateur silencieux et glacé. Celui ci, à travers la brume, ressemblait à une sentinelle silencieuse dont la forme dansait aux grès des vagues de neige chutant autours de lui. Mais le plus gênant, était le silence à peine brisé par le souffle du vent mêlé au mien. Et cette Naine qui semblait effrayée.

Cela ne s'améliora pas quand le Chevalier qui semblait immense dans le froid, arriva devant elle à mes côtés. Mon armure était aussi faite pour inspirer la peur, même si elle me protégeait maigrement, non pas que je fus dénudée – et vu le froid, je serais morte en sortant de Forgefer – mais une nouvelle fois, les plaques, écailles et mailles étaient d'une piètre qualité. Et c'est pour cela que je suis encore gênée par la souffrance d'une convalescence après ce qu'il advint peu après. Il fallait réussir à convaincre le Chevalier de parler convenablement. Bien que ce ne fut pas en lui forçant la main, car il m'effrayait trop pour lui parler comme à un homme commun, mais en étant correct et respectueuse envers un être puissant. Bien que peu rassurée, la Naine comprit au moins que nous n'étions pas là pour faucher sa vie, mais comprendre ce qu'il se passe, et elle balbutia que ses camarades avaient été agressés à même le Fortin par des silhouettes monstrueuses. Et si j'avais su ce qu'il se déroulait, j'aurais du lutter contre une envie dévorante de partir en courant vers le Loch Modan et en me cachant les oreilles. L'ignorance nous permet au moins de nous passer d'être tétanisés par l'horreur quand le moment du combat vient. Et celui ci arriva plus tôt que prévu.

Arrivés à l'entrée du Fortin, un Nain s'extirpa de là non de son propre fait, mais il fut propulsé par un grand coup de pied qui le laissa rouler le long de la pierre froide. Suivit d'un Orc. Un autre, comme celui caché dans ce bosquet perdu en Dun Morogh. Il portait le même type d'armure, des haillons rapiécés mêlés de tissus pourpre foncé. D'un air amusé et dédaigneux, il se préparait à venir à bout de la vie du Nain, mais bien qu'il n'en n'ait sûrement pas eu conscience. Ce fut au Chevalier de la mort de sauver la vie du montagnard. Se ruant à son encontre, le combat fut bref, et l'Orc qui, pour un de sa race, n'avait pas l'air très massif, essaya de se défendre contre une force de corruption qui ne se contenta pas de l'abattre. Sous le regard du Nain épuisé et blessé, autant que du miens, l'Orc se releva. Dans ses orbites, luisait une lueur bleutée macabre ressemblant vaguement aux propres yeux de son nouveau maître, la chaire se creusant contre ses os, et gagnant une pâleur indigne d'un Rochenoire. Et c'est là que mon combat pour protéger mes bottes de mon suc gastrique s'engagea.

L'intérieur du Fortin puait. Bien que cela fut par le filtre qui bouchait mon nez, l'odeur âcre me fit l'effet d'une gifle, autant que la chaleur ambiante, mon sang circulant à nouveau normalement, et je surmontais la douleur des crampes due au retour de mes sensations. Mais je dois surtout cela à la hache de jet qui passa dans un déchaînement d'étincelle, et de morceau de fer, le long de ma plaque à l'épaule. Le tranchant m'avait laissé une plaie, donc je sentais le sang couler légèrement le long de ma peau. L'autre Hache projeté par l'Orc installé sur les premières marches du Fortin passa à côté du Chevalier qui se rua vers lui avec son nouveau séide . Celui ci ne vécu par longtemps, les premiers enchaînement de l'arme immense du Rochenoire projeta les deux cadavres. Celui du Chevalier décharné, qui fit seulement quelques pas en arrière, alors que le coup avait eu la force de trancher la Goule de l'épaule à la hanche, fendue en deux. Joint à mon effrayant allié, j'essayais de lui offrir de l'aide en essayant de ne plus penser au funeste sort de son serviteur qui pourrait être le miens. Mais cela n'advient pas, et au moment de la chute de l'Orc, une grosse voix gutturale venant du haut du Fortin, résonna dans une invitation à la rejoindre. Notre dernière adversaire devint à son tour, un nouvel allié, et nous montions tout les trois, vers notre locuteur arrogant.

En haut, j'essayais de calmer mes frissons en voyant ce qu'il s'y trouvait. Si les étages inférieur était puant, il n'y avait néanmoins que de la nourriture oubliée, des armes installés en coin, et quelques affaires personnels aux gardiens des lieux. Mais là-haut, il y avait les anciens gardiens des lieux. Seul un nain était encore en vie, les deux autres gisaient sur les côtés, leurs états trop déplorable qu'il y ait ne serait-ce qu'une chance qu'ils aient encore un souffle de vie. Au moins, me dis-je avec du recul, mon compagnon d'arme ne décida pas de les relevés en usant de pouvoir trop impie pour que l'on puisse les observer sans récité intérieurement des litanies à la Sainte Lumière. L'orc massif lui, portait des plaques de fer noircie, et toujours autant de ses morceaux de tissus pourpres. En sa compagnie, une femelle de sa race qui elle, portait un pagne de fourrure sombre, et un arc en main. Et je m'étonnais qu'elle ait pu survivre en portant si peu d'habit, jusqu'à me souvenir qu'elle se fichait sûrement du froid. Après une brève discussion pleine d'auto-satisfaction, nous nous ruions sur nos adversaires à la première flèche décochée.

Celle ci m'était destinée, mais ce fut la seconde goule qu'il la reçue. Peu après, pendant l'affrontement, la Goule fut décapitée par une seconde flèche qui emporta une tête retenue par une gorge bien trop maigre. Clouant celle ci un peu plus loin, dans la force de tension de l'arc. Mon adversaire avait des ressources, mais moins que le guerrier qui se battait contre le Chevalier. Quelques instants et divers échange d'armes eurent lieu. Une flèche passa le long des mailles et écailles à mon ventre, me laissant une estafilade désagréable, puis une seconde se logea dans ma cuisse. Ce qui explique mon état actuel. Mais j’eus le courage de levé mon épée, pour que son chemin s'arrête dans le crâne de l'archère. Sa mort déstabilisa le guerrier massif qui venait d'être désarmé, une seconde précieuse que son adversaire utilisa pour l'égorger sans aucunes délicatesses – il faut dire que je doute qu'il connaisse le sens de ce mot – m'écroulant sur le dos dès la fin de l'affrontement, en fixant la flèche ayant traversée aisément la plaque de fer à ma cuisse. Je fermais un instant les yeux en laissant chuter ma besace médicale dans la douleur qui contracta mes membres.

Reprenant conscience, j'avais pris soin d'arracher la flèche sans m'en souvenir. Le temps me laissa récupérer quelques forces, et une partie du groupe arriva au Fortin alors que le Chevalier était parti à l'extérieur. Ce vagabond, Eskel, qui se dirigeait vers Thelsamar de même, ainsi que Taobei, un Pandaren partant en direction du nord. Mais aussi le but de notre voyage vers Kalimdor. Le Kaldorei, Ydalros, qui retrouva son ancienne amie gisant par terre, dos sur le mur de pierre froid. Je ne me souviens plus temps de la discussion qui traitait de nos objectifs de notre voyage. De la situation et de ce qu'il s'était passé. Mais la suite du voyage fut long, et l'élixir de Taobei me permit de poursuivre la route sans m'écrouler par terre et m'endormir à même le sol. Il restait quelques heures de route, entre un passage dans la montagne à traverser, et la route à achevé vers Thelsamar. La seule chose de soucieuse trouvé sur la route, fut du sang étalé sur le chemin ainsi que des traces de pas. Difficile de croire en la coïncidence d'un chasseur égaré, après avoir rencontrer un messager de l'Alliance nous avertissant qu'un certain Thoryg recherchait des gens d'armes pour contrer la venue d'un groupe de Rochenoire remontant vers le nord. Les pièces se mettaient en place pour expliquer ce qu'il se passait. Mais mon esprit divaguait trop pour en saisir de l'importance des événements. Et je dois dire que lorsque j’écris ses lignes, mon humeur est trop affectée par le petit déjeuner pour en avoir grand chose à faire dans l'instant présent.

Des nouveaux compagnons, un nouvel objectif, et tout cela dans une clarté de plus en plus sinistre sur les événements se déroulant. J'ai l'impression que nous en arrivons à une quête longue, et angoissante."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Ven 8 Avr 2016 - 11:45



1.5.

"La leçon du jour est : « La témérité est une qualité, autant que le pire des défauts ». Et je comprend cela dans ma chair, en observant les traces du passage du fil de la hache le long de ma peau. Les blessures n'étaient pas aussi terrible que celle du guerrier qui nous aura mieux dans une bien fâcheuse situation. Deux de plus, songeais-je, en évitant de m'apitoyer sur mon sort que j'estime particulièrement chanceux. La chance d'être en vie. Le lit moelleux reposant mon dos fatigué par la douleur éprouvée pendant les soins. Midi n'est pas encore arrivée, et pourtant je suis de retour au repos après notre petite expédition après l'aube. La tâche semblait si simple, et après le déjeuner à la lueur du foyer, je me sentais d'une humeur plutôt bonne et suffisante pour me dire que rien ne saurait gâché la journée, sauf si l'Aile de Mort revenait d’entre les morts pour atterrir sur le toit de l'auberge.

Mais il y avait encore des choses à faire, et rester là, au repos, n'était pas ma priorités actuelle. Mon objectif était plutôt de partir en ayant rien à me reprocher. Comme le disait Tao'Bei avant de décidé de notre halte, je doutais aussi que les Nains ne pourraient réussir à contenir les Orcs qui furent découvert au sud par des éclaireurs. Le voyage depuis les terres des cendres avait du être éprouvant, et les envoyés en avant qui furent vaincu dans leurs différentes tâches, avaient l'air épuisés et affamés. Ceux dans le Fortin n'avaient sûrement pas prit autant de risque pour tuer quelques Nains, mais pour profiter des rations à l'intérieur du fort de pierre. Traverser les terres désolés depuis la naissance du Mont Rochenoire, devait être terriblement audacieux pour des gens comme nous si nous décidions de nous y rendre, et bien qu'ils étaient plus nombreux, plus robustes, plus préparés, les éclaireurs avaient parler d'eux comme une morne troupe traînant leurs blessés et les corps roués de coups et de flèche face à des adversaires qui les avaient attaqués.

Toutefois, des Orcs restent des Orcs, bien qu'ils essayeraient de marcher sur tout habitant et voyageur en Khaz Modan qui auraient pu les gênés, l'objectif de ce groupe ayant délaissés les leurs pour plier le genou devant l'insigne en crâne de démon, était toujours de mettre la main sur Danothor, et l'inquiétude qu'ils pourraient essayer de joindre les hautes-terres me laissait un sentiment de pression. Croire que le serviteur de l'ennemi était suffisamment audacieux pour mené des tels expéditions était tout bonnement effrayant. Mais n'y étant pas encore, je laisse pour l'instant les suppositions paranoïaque derrière moi, et raconte cette brutale matinée.

Réfléchissant à ce que nous pouvions faire, j'estimais que sans l'élément charismatique de notre compagnie, Danothor Hautevague, il serait vain d'aller voir ce nain, Thoryg, pour lui proposer notre aide. Un mercenaire, un pandaren et une bien futile rôdeuse tel que moi. La première impression est importante, et avec un atout sous la manche comme « Nous avons déjà commencer à agir pour la cause » était essentiel. C'est pour cela que je proposais donc de partir accomplir diverses tâches pour la ville selon les rumeurs qui la traversait. L'une parlait d'une caravane perdue sur la route du nord, et l'autre d'une Naine disparue en recherchant une espèce de champignon pour préparer une mixture curative pour sa vieille mère malade. Mais le plus important, était que Six nains avaient décidé de partir vers le nord récupérer leurs boucs pour rechercher la Naine aisément. Cela aurait prit trop de temps, et si des orcs devaient venir dans les environs de Thelsamar, cela serait des guerriers de moins pour Thoryg.

Partant à la recherche de la Naine, en mettant de côté la caravane pour l'instant, marchant donc vers l'Est de la ville. Le temps était doux, et l'herbe fraîchement humide, alors que le vent soufflait avec force, mais ce n'était pas comparable à la dernière tempête qui avait tellement gêné notre déplacement. Les pistes ne manquaient pas, ou du moins les idées de pistes : Soit chercher des traces, soit chercher les dits champignons blanc recherché par la Naine. Et c'est Eskel qui découvrit des traces au sol, mêlé d'un peu de sang et de signe de lutte. Quelqu'un s'était battu pour résister, ici, mais cela aurait certainement pu être une bête chassée. Les mêmes signes avaient été visible sur la route quand nous étions enfin arrivés dans le Loch. La décision fut tout de même de partir à la suite des traces plutôt que des champignons, et j'espérais vraiment que cela fut une bonne idée. Dans un sens, c'était le cas, mais si seulement Eskel n'avait pas eu un coup de sang parfaitement suicidaire.

Après une dizaine de minute de marche à travers les plaines, derrière quelques étendu d'arbres, et contre le début d'un montagne qui débouchait certainement sur des territoires enneigés, nous trouvions la fin de la piste. Des pierres empilés, mais renforcés par des mains plus puissante, avec quelques barricades de bois improvisés. Les coutumes des Trogg de former leurs habitats ainsi avait été dénaturé et rendre plus fort, moins grossier, par ses trois nouveaux habitants. Trois orcs, portant les mêmes tenues sombre et mêlés de pourpre que ceux que nous retrouvions le long de notre route depuis Kharanos. Une avant-garde pour le passage vers le nord. Ils se préparaient à la résistant des nains, avec une effrayante habitude qui me laissait croire que ce n'était pas la première fois qu'ils se sentaient attendu. Les trois s'occupaient de leurs affaires, et au lieu d'être fin et stratège, mes tripes se nouèrent et je senti presque l'envie de disparaître sous terre au moment où le guerrier braillait à la rencontre des combattants massif.

Eskel brailla à la rencontre des puissants Orcs qui se retournèrent, en les défiants de sortir l'affronter avec Tao'Bei. En se rapprochant, j'observais leur regard variant entre l'incrédulité et l'amusement. Intérieurement, ils jubilaient déjà au massacre qui allait produire, et je n'arrivais pas à cesser de déglutir pour ne pas me mettre à hurler en levant les bras en l'air, pour courir dans le sens opposés. Mais je n'étais pas formée pour être lâche, quoi que dans les Bois de la Pénombre, le credo « courage fuyons ! » était régulièrement utilisé quand l'on entendait des gargouillements provenant d'un buisson ou d'un fourré. Vous passant les détails, le combat se déchaîna, et en quelques minutes, quatre personnes étaient à terre. Eskel avait reçu un coup de hache terrible ayant fendu son armure, sans qui ses entrailles se seraient déversés sur le sol moite imbibé de son sang. Mais la balafre était lugubre. Tao'Bei avait été assommé, sans que je ne puisse voir comment, et deux orcs avaient été tués dans la mêlée. Le crâne fendu par le Pandaren et son expertise ayant prit de court des guerriers se visualisant déjà en train de le faire cuire.

Mon courage défaillit, alors que mes jambes tremblaient sans que je n'arrive à les contrôlés. Mais ce fut un autre braillement qui estompa ma stupeur, quand un homme en armure massif se rua vers l'Orc massif et bien mieux équipé que ses deux compagnons. Il s'écrasa à son encontre, et en l'aidant ne serais-ce qu'un peu, là où je reçu une blessure à l'épaule et à la hanche, quand la hache passait en se foutant bien des écailles de mon armure qui se brisaient sans peine. L'orc fut tué dans une sauvagerie que je n'aurais pas cru possible dans un homme, lui perçant l’œil avec un poignard courbe, rendant la blessure aussi atroce que possible. J'avais vu mon lot d'horreur, dans l’œuvre des combats. Mais ce n'est pas quelque chose à laquelle l'on s’habitue, voir des morts aussi rude qu'imprévue.

J'essayais de soigner le guerrier braillard avec mon matériel, mais la balafre était trop grande, et je ne pu qu'y laisser quelques onguents, et rien de plus pour laisser la plaie respirer après avoir été sommairement nettoyée. Le bander sans avoir été traitée correctement aurait rendu celle ci plus mortelle que si j'avais décidé de le rouler dans la boue infestée par la Peste. L'homme, vainqueur de l'Orc malgré un difficile affrontement, aida la Naine qui avait été enfermé dans une cage à l'intérieur. Plus tard, il me raconta qu'il y avait trouver une statue à son effigie, faite de marbre, me laissant sombrement penser à ce Rochenoire, à l'intérieur d'une profonde caverne en Dun Morogh, et la malédiction de sang. Leur objectif m'apparut clairement, et cela assombries ma journée. Finalement, Aile de mort n'avaient pas besoin de revenir, pour me gâcher la journée. Rentrant difficilement, le guerrier portant Eskel inconscient, assommé quand l'Orc l'avait écrasé de son bras en chutant au sol. Nous pouvions tous aspirer au repos, la Naine sauve, qui doit-être en train de récupérer auprès de ses amis et de sa mère.

Définitivement, j'avais du mal à me dire que nous pourrions partir en Arathi en laissant des innocents périr dans un prix plus élevé pour abattre les orcs qu'il n'aurait pu l'être sans notre passage. Sauver une vie, après avoir suffisamment penser uniquement à la mienne, quand je rôdais encore dans le sud des terres des hommes."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Sam 9 Avr 2016 - 2:18



1.6.

"L'heure de dormir. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vraiment savouré. Le sommeil chez Danothor avait été agréable, mais nous n'avions échappés qu'au vent, porté par notre propre voyage. Il n'y avait pas le sentiment d'avoir fait quelque chose de juste. Les murmures à peines audibles des rires et des chants des nains me bercent un peu. Savoir qu'au dessus de sa tête, il y à de la joie, est réconfortant quand l'on sait que c'est l'avant-dernière nuit avant qu'un conflit n'éclate. Je n'ai connu les batailles que de loin, parfois, il s'agissait de décocher quelques flèches, assises sur la branche d'un arbre ou depuis une hauteur, en direction de morts-vivants s'échappant de leurs cimetières, où les Veilleurs dressèrent une ligne de leurs braves pour s'y opposés. Rien que cela était impressionnant, de voir le courage des hommes mêlés à la rage d'un combat pour une cause leur étant juste. Celle de la survie des innocents dans leurs dos.

Et je n'ai clairement pas envie de subir la bataille. Si j'avais le choix, je serais loin d'ici, ailleurs. Mais ce choix, je ne me le donne pas. Ce n'est pas le devoir ou le destin, ou même une chaîne qui me force à être là. Juste ce profond sentiment qu'une cause semble juste. Une voix intérieur qui serait prête à nous rabaisser de millier de façon si l'on osait faire ce que tant de gens se permettent d'accomplir : Fuir, faire preuve de lâcheté. Mais en pensant à eux, je n'arrivais pas à me visualisé partir. Ce n'est pas entièrement leurs forces que je convoite pour mon périple. Je dirais qu'ils me rassurent, qu'ils apaisent cette frayeur qui me dévore devoir le début de ce voyage. Depuis que j'observais le regard de mon mentor, me parlant de toutes ses horreurs du passé, qui voudraient devenir le conquérant du présent.

La journée fut constructive. Danothor, le Chevalier de la mort, Eskel, Tao'Bei et moi même avons prit le temps d'aller parler à ce nain, Thoryg. Bien que d'un charmant bon-vivant, la discussion ne fut pas joyeuse, et pas de son fait. Il était accompagné d'un envoyé de l'Alliance, portant ses couleurs bleutés et affichant le lion d'or de Hurlevent, devenu symbole des peuples alliés. Un homme ayant dépassé la cinquantaine, portant un bouc et une fine moustache, son crâne dégarni lui donnant un aspect venimeux, surtout mis en valeur par son regard mi-clos hautain. Il transpirait l'auto-suffisance et les préjugés, ce qui ne l'empêcha pas de nous faire part de la situation auprès du Nain.

Thoryg nous racontait qu'il préparait les forces de l'Alliance à recevoir le groupe de Rochenoire qui avaient traversés avec difficulté les gorges, en traînant leurs blessés et essayant de se cacher des forteresses et des campements pour ne pas être plus fracassés par les problèmes qu'ils ne le furent le long de la route. Les éclaireurs de La gueule du Dragon offrirent les rapports aux montagnards du Loch Modan, avant de perdre la trace des orcs. Ce qui était certains, désormais, c'était que l'adversaire ne pourrait pas vaincre les forces des Nains. Mais ceux ci avaient, je le répète, ployés l'échine pour servir une entité démoniaque, et leurs actes pouvaient être plus perfide qu'une simple mêlée déchaînant la rage et la colère de leur peuple.

Yvan Farkoual, l’émissaire de l'Alliance, ne fut pas apprécié, mais au moins écouté. Et tous, si ce n'est le Chevalier de la mort, concédèrent qu'il avait raison sur ce qu'il disait - Si une chose importait plus que préparer les guerriers, c'était bien d'empêcher que des maléfices ne s'abattent au cœur d'un conflit. Le mage locale, qui n'était pas présent, avait rapporter quelques rapports incompréhensibles sur la magie là-bas, et nous étions décidés à enquêter. Après une discussion portant quelques futilités, et détails - et quelques menaces, quand celle ci monta d'un ton à cause du comportement d'Yvan, et ceux n'ayant pas le recul d'ignorer ses réflexions.

Mais nous avons tout de même prit la route de l'Est, en direction du Loch. Une trentaine de minute nous séparaient de notre destination, et nous fîmes halte sur une grande roche pour observer les environs. De là-haut, nous pouvions voir le territoire apparut après que les eaux furent dramatiquement diminués par le cataclysme, au passage de l'Aile de mort. Quelques bois éparpillés, des vastes plaines naissaient entres les recoins boueux que la nature n'avait pas fini de guérir depuis l’assèchement du Loch. En descendant, nous trouvions alors des anciennes murlocs, quelques barques et des ossements oubliés. Heureusement, ne n'avions pas approchés des terres encore noircies depuis le passage du Marteau du Crépuscule, des années auparavant, avant qu'il ne fut vaincu. S'approchant des eaux, l'enquête pouvait débuté, et cela commença par une horrible migraine pour Eskel et Danothor.

C'était aussi spontané qu'incompréhensible, mais cela sentait surtout la magie à plein nez. Bien que mon esprit restait tranquille, j'estimais ne pas être à l'abris, et je me tenais sur mes gardes. Bien que cela n'était pas grand chose, si je venais à cracher mon sang par la gorge, le nez et les oreilles à causes d'une influence démoniaque trop présente. L'oeuvre chaotique du néant distordu peut avoir des conséquences terribles, et deux de nos compagnons en faisaient les frais. Mais une fois purifiés par la Lumière, Danothor et Eskel purent nous guidés vers le sud après avoir ressenti quelque chose. Traînant derrière nous un Chevalier de la mort intrigué, ayant plusieurs fois dit que "quelqu'un lui avait parler", sans que l'on ne sache qui et comment. Mais surement, avec du recul, cela était simplement un des autres effets du mal qui résidait en ce lieu.

Plus loin, nous trouvions alors un Orc. Celui ci ne portait pas la tenue sombre et les tissus pourpres, ni même la peau noircie des Rochenoires. Il était grand, puissant, enroulé dans des drapés marrons, et d'une peau verdâtre commune à son peuple. Une discussion s'engagea, au début particulièrement nerveuse, avant que le ton défensif et les propos intrigants de l'être parlant un commun parfait, ne calme quelque peu les tensions. Le cercle terrestre, d'après les rumeurs et les descriptions, une assemblée de Chaman voué à la paix des éléments et à la sécurité de ce qui vie en ce monde. Neutre aux batailles, celui ci était donc venu apaisé un mal qu'il avait jadis connu, dans une terre lointaine. Expliquant la nature et la perfidie d'un maléfice déjà présent en ce lieu, celui ci avait pour objectif de contaminé les eaux du Loch. Par le sang, un sang devenu vicié.

Me perdant dans les détails, et les histoires du passé. Je rapprochais bien vite cette histoire des informations acquise auprès de mon mentor quand il me parlait alors de la raison de mon voyage. Le conflit de Sombrivage, il y à une année de cela, retrouvait le même genre de trâme en ce lieu. Mais les erreurs du passés empêchent celle du présent, et c'est pour cela que le Chaman était là. J'observais mes compagnons vaguer à leurs tentatives pour trouver ce qui dissimulaient les responsables du maléfice, avec une certaine frustration. Ici, je me sentais totalement inutile, avec une épée et un sens certain pour me mettre dans des situations catastrophique, je me retrouvais alors à regarder sans rien faire, en pensant à toute cette histoire.

Danothor semblait agité, et en sueur, quand il nous retrouva. Au même moment où le Chevalier de la mort, ayant percé le mystère de ce lieu, planta sa lame à même le sol dans un bruit de craquement, enchaînant dans une grande lumière et le souffle brusque d'une explosion. Quant le calme revint, et que la lumière daigna quitté ma rétine pour y voir quelque chose, il ne restait qu'un cratère fumant là où l'épée avait été plantée. Ainsi qu'un démon. Celui ci fulminait de rage, et je visualise encore ses yeux exorbités par la haine, un rictus de colère insondable sur ses traits difformes. Il n'était pas si grand, à peine plus grand qu'un orc, mais portait une musculature bien plus impressionnante. D'après les recueils que mon mentor me fit livre, il avait les attraits d'un Gangregarde. Celui ci se déclarant être le Gardien à qui devait être sacrifié bien des vies. Et les explications du Chaman furent désormais claire.

Le projet des Rochenoires avait été de déporté la bataille jusqu'ici. Là où chaque mort nourrirait le sol de sang, et donc le maléfice. Et du maléfice, nourrirait les séides démoniaques qui se préparaient à sortir pour faucher tout ceux qui résisteraient. Un plan malsain, mais digne de serviteur voué aux infâmes puissances. Néanmoins avortés. Bien qu'Eskel était parti rejoindre Tao'Bei en arrière, lesquels enquêtaient loin au nord, nous étions quatre contre le démon. Et cela ne rendait pas l'affrontement facile, surtout que je n'étais pratiquement d'aucune utilité face à ce genre d'adversaire. Il était trop grand, trop résistant. Et surtout, trop effrayant. Passant le début de l'engagement à observé les coups entres Danothor, le Chevalier de la mort, et la créature monstrueuse.

Finalement, le courage me vint en voyant le sang sur le visage du Paladin, et je me ruais à mon tour dans un angle qui me semblait favorable. Échappant miraculeusement à deux de ses coups, qui eux s'essayaient à abattre mes compagnons, le démon mineur fut finalement vaincu après une longue rixe et divers sortilèges. La lumière éblouissait là où l'aspect effrayant du style du combat du Chevalier de la mort m'inquiétait. Ce combat était étrange, mais surement était-ce après tout là, la volonté de ceux qui avaient libérer les Chevalier du joug du terrible Roi-Liche. Désormais, même si ils ne s'entendraient peut-être jamais, ils faisaient tout de même front commun. Et je me permettais de les soutenir en restant suffisamment de côté pour ne pas être victime des coups de leur adversaire.

Quand la lame du Chevalier trouva sa place dans la carcasse fissurée et calcinée du Démon, celui ci fut finalement vaincu. Le corps disparaissant peu à peu en quelques cendres s'effritant, alors que son corps physique fut détruit du monde des mortels. Quelque chose d'incompréhensible, pour des êtres aussi simple que nous. Mais ce qui devait être fait, fut fait. En gage de remerciement, le Chaman proposa de s'occuper de surveiller le Loch les deux jours qui allaient suivre, en brisant les statues de marbre qui furent dévoilés par la mort du gardien. Chacune représentaient une femme, parfois une naine, parfois même une haute-elfe. Et toutes étaient nimbés de sang, comme celle que j'avais déjà vu, à Dun Morogh. J'évitais tout de même de regarder trop longtemps ses objets macabres, et profitait que Danothor se prépare à rentrer pour le suivre.

La nuit venait de tomber, et nous passions donc le crépuscule à marcher bien plus lentement pour rejoindre la ville, en profitant du spectacle d'un soleil tombant à l'horizon, à travers les montagnes lointaines.  Je regardais partout, effrayée et tétanisée par ce que je venais de voir et subir. Ce n'était pas la première fois que j'en voyais un, il y avait bien l'affaire de la Succube de la ferme de Fumeld, où je survécu à un cheveux d'un horrible massacre si la Draenei n'avait pas trouver la solution à temps. Mais celui ci ressemblait bien plus à une monstruosité de guerre. Ce qui me laissait pour souvenir que la Légion Ardente n'était pas juste un amas de créature ayant les complots et les intrigues. Mais bien une force d'invasion effrayante. L'auberge nous accueillit une nouvelle fois, où la charcuterie et le fromage me requinqua quelque peu, alors que je retournais dans ma chambre pour raconter à toi, Carnet, ce qu'il s'était passé en ce jour si long, si difficile.

Mais au fond, je n'ai pas de remord de m'être battue pour une cause qui me semble encore juste. Bien que ce n'est pas ce que dit la douleur de mes blessures qui me relance terriblement maintenant que l’adrénaline a fini de chuté..."


Spoiler:
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Lun 11 Avr 2016 - 10:41



1.7.

"Comment nomme t-on cela clairement déjà ? La gueule de bois, le petit matin du soiffard, et autres petit nom qui signifie « se réveillé comme si trente-six marteau s'écrasaient sur votre crâne de bon matin ». Ce qui, hier soir, n'était pas tout à fait faux. La dernière fois que j'ai écris sur ce journal, c'était il y à deux jours me semble t'il. La nuit suivante l'horreur démoniaque, la décision – ô sage décision ! De prendre du repos le jour suivant fut prise, et je laissais la pression rechuter en passant celle ci à ne rien faire ou à regarder l’activité qui continuait paisiblement dans la ville comme si l'on attendait rien d'autre pour le lendemain qu'une sympathique beuverie. C'est ça, la force du peuple, me disais-je alors. Soit ils avaient suffisamment de courage pour passer outre, soit une confiance aveugle dans leurs guerriers pour que cela apaise tout doute sur leurs capacités à perdre un conflit armé. Alors ils continuaient leurs tâches quotidiennes en s'occupant dans leurs professions, et l'auberge n'était pas moins gorgée de ses habituels piliers de comptoir chantonnant et ricanant.

Au petit matin du second jour, après avoir passer mon temps le nez dans un grimoire, et inspecté mon armure en détaillant les lieux où des écailles manquaient à l'armure. Priant pour qu'une fois l'instant inévitable où un coup ira essayer de m'ôter la vie, la malchance soit qu'une hache passe le long des écailles brisés et que l'acier aille chercher dans mes entrailles en toute courtoisie. Bien qu'avec du recul, je pense que ma paranoïa à cet instant devait être exagéré. Après tout, si une hache maniée par le bras d'un Orc venait essayer de me pourfendre, que ce soit sur des écailles abîmés ou intact, elle passerait tranquillement et je pourrais aller me faire voir en pensant y survivre. Mais ce n'était pas le genre de pensé que j'essayais d'avoir alors que la journée passait comme si rien n'était, alors que ce soir, j'étais consciente que l'on aurait à se battre. Les nains passaient, et sortaient de la salle de repas, colportant les rumeurs du jour et de la nuit sans rien qui ne paraisse sur la venue des Rochenoires. Si ce n'est un seul, un vieux montagnard, qui s’émerveillant encore du courage pour des « bêtes immondes » d'avoir traversés les terres de poussière et de cendre qui s'étendait au sud d'ici. Intérieurement, je ne pensais pas être d'accord pour nommer ça du courage, pour peu que je m'en souvienne de leurs véritables motivation.

Attendant tranquillement à table, en observant le fromage servit après avoir demander un remontant corsé pour être prête au combat. Mais je pensais que la grasse Naine m'aurait servi une pinte, comme celle qui m'auront détruit l'esprit après la bataille. A la place, j'avais un plat rempli d'un fromage dont l'odeur était difficilement supportable, et j'appris qu'il venait de la « Ferme Guillot », une demeure chez les Hommes, venant du sud. Certains furent tellement impressionnés qu'ils en gardèrent pour eux, en Khaz Modan. Mais peu osaient en manger. Le Chevalier de la mort fut le premier à me rejoindre, quelques secondes avant que ce ne fut le tour de Danothor. Les deux s'installant à table, y laissant une ambiance pesante, bien qu'ils n'étaient pas sur le point de s'entre-tuer au milieu des tables et des chopes. Ce Valérius m'effrayait encore, et je comparais vaguement celui ci au fromage devant lui, pour les asticots qui le rongeaient sûrement de l'intérieur, en essayant de retenir mon repas pour ne pas avoir manger ce délicieux pâté en vain, et avant que notre voyage vers l'Est ne commence, nous étions alors rejoins par une personne de plus.

Tao'Bei et Eskel étaient certainement au repos au vu du combat vécu contre les Rochenoires dans l'ancien campement Trogg. Difficile à dire ce que faisait Ydalros, mais nulle Humain ne devrait avoir quoi que ce soit à redire sur les actions des Kaldorei, et les deux femmes rencontrés en Dun Morogh avaient certainement poursuivit leur propre route. Petit à petit, la forme du groupe que j'essayais de constituer apparaissait, et bien que j'escomptais faire venir au moins un Nain, celui ci me paraissait tout aussi efficace. Ragian, dit « Grand-Ours », était d'après ses dires un vétéran de l'Alliance. La manière de se battre de front lui donna crédit, bien que j'estimais qu'il se sous-estimais, lui et même, et les capacités des Orcs en étant étonné de la force que nos ennemis déployèrent pour nous repousser. Après tout, si nous désirions survivre et gagner, en général, cette motivation est plus que partager dans le camp adverse. Mais il annonça avoir affronter jadis un des Seigneur de l'Effroie, luttant pour lui même, rien de moins que dans le Bois de la Pénombre. Une idée horrible, et cela était une chance alors de ne l'avoir jamais rencontrer, car je serais sûrement morte depuis le temps. Ironiquement, et il viendrait sûrement à l'apprendre plus tard, si il savait quel est le but de notre voyage, je pense qu'il y aurait eue une autre raison pour nous parler de son combat contre ce genre de démon.

Mais avant de faire des présentations correct, nous avons alors rejoins Thoryg qui semblait sur le pied de guerre, au vu de ce qui nous attendait, je comprenais pourquoi. Toujours au côté d'Yvan et son air arrogant, il prit toutefois la peine de nous expliquer clairement ce qu'il était attendu de nous autres, simples voyageurs et aventuriers, quelque soient notre passif. Nous n'étions pas des soldats de l'Alliance, mais ils comptaient sur nous pour des actions arrières d'une bonne importance. Les choix fut ceux ci : Soit nous éliminions les forces essayant de passer sur le flanc pour contourner les fusils des Nains, soit nous éliminions les forces arrières mêlant peut-être sorcier et une catapulte primitive et maltraitée par le voyage, ou sûrement l'avaient-ils volés sur la route, car il était hautement improbable que les orcs aient pu l’amener depuis les steppes ardentes. Le choix fut unanime, et personne ne trouvait nécessaire d'abattre les orcs passant sur le côté. Empêcher l'utilisable de leurs maléfices semblait bien plus important, et nous priment alors la route le long des montagnes de l'Est pour rester à une distance raisonnable des forces de Khaz Modan en route. Ce n'était pas si loin de là, et la route à travers les champs et les quelques bosquets du Loch fut agréable malgré ce qui nous attendait. Le spectacle du soleil tombant dans les montagnes, nuançant les cieux d'une couleur orangée plaisante. Au loin, dans l'Est, les troupes ayant répondu à l'appel de Thoryg se dressèrent. Une centaine de Nain, à vu de nez, préparant leurs affaires et s'extirpant de quelques tentes installés là dans l'attente de leurs adversaires, et préparant de vague rempart avec quelques sacs de grains et des morceaux de bois. Alors que nous faisions une halte, le temps d'apprécier l'instant et pour ma part, souffler un coup après le voyage, un spectacle aussi magnifique, que terrible, apparut.

Une pierre enflammé quitta les arbres au loin d'ici, luisant d'une légère aura verdâtre qui  m'empêchait de l'observer trop longtemps, comme essayer de regarder le soleil et de contempler ses formes. Mais le bruit tonitruant qui suivit le grand flash agaçant ma vision sur l'instant, lui, fut plus gênant encore. Mes oreilles gardaient un bourdonnement m'assourdissant pendant quelques secondes après, et la pierre devint ayant de résidus de flamme verte qui s'écrasèrent sur les formations des soldats Nains, mêlant les fracas aux cris d'alertes. Et de douleur. Pas étonnant que certains furent prit au dépourvu, car les éclaireurs n'auraient pas pu signaler que l'ennemi allait provoquer une telle explosion. Mais il était clair que leurs maléfices étaient à l’œuvre, et nous foncions désormais dans les bois à l'ombre de la montagne. Contourner les forces des orcs, qui nous avions pu voir se déployés sous couvert des arbres, fut aisé malgré son côté impressionnant. Ils étaient à peine la moitié du nombre des Nains, mais chacun en valaient potentiellement trois d’entre eux. Équipés de plaques noircies et enroulés de quelques tissus pourpres décharnés, ils levaient un étendard pendant l'insigne du crâne de démon que nous avions vu désormais de nombreuse fois. Sur ce guerrier orc, dans le fortin, ou encore sur le tissu pourpre du Gangregarde. Nous y étions définitivement, à affronté des suppôts avides de pouvoir démoniaque.

Derrière la ligne des guerriers qui s'apprêtaient à se battre, se trouvait alors notre objectif. La catapulte repérée par les éclaireurs, qui se préparait déjà au prochain tir. Une pierre fut mise sur le lanceur, alors qu'un vieillard marchait lentement vers celle ci, marmonnant quelques propos qui s'extirpèrent de sa gorge comme un souffle rauque et puissant, résonnant comme le vent dans une caverne, alors que la pierre commençait à lueur d'une aura verdâtre. Le prochain tir approchait, autant que la ruée des guerriers. Fonçant alors dans leur dos, en compagnie du Chevalier de la mort, de Danothor et du guerrier « Grans-Ours », pour abattre les servants d'armes. Mais tout ne se déroula pas comme prévu, et un second tir eu tout de même lieu. La ruée des orcs avait débuté, et au loin, l'on entendait les braillements des guerriers brutaux fondant sur des montagnards disciplinés et prêts à les recevoir. La bataille était audible d'ici, mais nous avions notre propre combat. Chacun usaient de ses talents, et ses capacités, mais encore une fois, je n'arrivais pas à me décidé à aller de l'avant pour combattre. Esquivant, frapper, tranchant, cognant. Tout mes compagnons eurent des blessures plus ou moins grave, jusqu'au moment où les gardiens de la catapulte, au nombre de cinq, furent vaincu. Ne laissant qu'un puissant guerrier avec des haillons mauve autours des hanches, et une grande lame, maniant celle ci avec dextérité et puissance.

Celui ci put venir à bout de pratiquement tout ses assaillants. Danothor fut balancé à terre, après avoir été déjà blessé lors de son dernier combat, mais la Lumière continuait de nous guider par sa présence. Ragion lui fut balancé en arrière dans un bruit de métal, laissant une bonne entaille sur l'acier. Mais le pire fut pour le mort-vivant, Valérius. Le Chevalier de la mort fut éjecté en arrière, dans un coup d'une puissance effrayante, fendant l'armure de son adversaire, et l'écrasant au sol. Un bras en moins. Bien que pour un être comme lui, cela ne serait pas mortel, il fut toutefois vaincu sous la violence du coup. Du moins, pendant quelques instants. Finalement, après bien des blessures, la hache balancée par Grand-Ours s'écrasa dans son épaule, peu de temps avant que son hurlement rendu plus difficile par l'accumulation de plaie, fut arrêté par l'implosion visible de son crâne. Quelque chose venait de passer à travers avec force et dans un sifflement aigu ne durant qu'un très bref instant. Les Nains étaient là, et pourchassaient les derniers orcs survivant, après des dizaines de minutes de combat, et je n'avais pas remarquer que notre propre bataille avait durer si longtemps. Ne laissant là qu'une catapulte en morceau, le vieillard humain qui avait accompagné les orcs, pourfendu au sol autant que les responsables de l'arme de siège. Il manque sûrement des détails, mais j'étais trop occuper à vomir non loin de mes bottes, quand la pression rechutait. Voir Sirius sans son bras, en train de tenir celui ci pour le remettre en place, fut la vision de trop. Et mon estomac en avait clairement marre de se retenir de perdre sa dignité.

Le retour fut long, et difficile, malgré le peu de distance jusqu'à Thelsamar, et mon cerveau fut ravagé par les braillements des Nains fêtant la victoire avec ceux qui avaient déjà pu rentrer. Thoryg nous avait remercié, accompagné de Daggnar Oeif-Vif, un commandant montagnard bien connu, et j'estimais que ce ne serait pas la dernière fois que nous les rencontrions. Mais après une brève discussion avec Ragion, Danothor lui était rentrer dans un brancard, et Sirius s'occupant de son bras, je préférais clairement perdre le peu de raison qui me restait après la rechute de l’adrénaline et la peur qui avait rendu ma peau moite. Si les nains avaient décidé de faire la fête, j'en profitais pour prendre deux pintes de la brusque bière naine. Deux pintes suffirent, et si j'avais su, je crois que j'aurais évité de boire autant, maintenant que mon crâne sert de cloche pour des milliers de prêtre de l'abbaye. C'est une image, bien entendu, mais plutôt réaliste concernant la douleur que j'éprouve. Enfin, au tour du petit-déjeuner, il faut en profiter avant de repartir vers le nord."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mer 13 Avr 2016 - 14:25




1.8.

"Des pierres grotesques, et des bruits assourdissant d'explosions. Définitivement, je pense que reprendre la route reste toujours une des choses les plus compliqués quand nous traversons des périodes trouble. Mais depuis l'ouverture des Portes noires où se déversèrent le premier fléau vert qui rongea les terres des hommes, je n'ai pas souvenir d'avoir entendu l'échos d'une époque de paix, ou du moins, pas pour ceux qui quittaient le demeure en n'adressant qu'un regard vers le foyer qu'ils laissent derrière eux. Une chaumière, et parfois une mère, un père, une femme, un mari, des enfants. Tout cela pour arriver dans les bras décharnés de la mort, bien que l'on préfère parler d'une lueur aveuglante, mais douce et chaleureuse, quand il vient le temps de retourner à la Lumière, comme nous vivons chaque jours. Mais j'escompte ne pas laisser de remord derrière moi une fois ce moment venu. Mais j'aimerais que parfois, le destin m'aide un peu plus.

La compagnie était prête à partir peu après l'aube. Certains resteraient derrière, le temps de nous rejoindre en étant tout à fait apte, mais il y avait déjà un bon nombre. Ce qui m'étonnait quelque peu. Je n'étais partie que pour retrouver un Paladin, en Dun Morogh, et faire une longue route vers un objectif. A la place, il y avait deux Wendi... Pandaren. Pour ma part, je ne savais foutrement pas que de tels êtres pouvait existé, du moins, je ne doute surement pas quels autres entités peuvent bien errer en Azeroth. Pour le meilleur et pour le pire. Ils avaient un point commun, j'ai l'impression. La maîtrise du. *Tâche d'encre* Sss... Ch... Schi, ainsi que le goût pour les discussions franche et réfléchie.  Grand'Ours Ragian était encore là, bien que ce soit ironique en vue des autres compagnons cités juste avant, d'être nommé Grand-Ours pour un Humain en voyageant avec des "grands ours". Ainsi que le Chevalier de la mort, toujours aussi horrible, et Eskel qui se remettait peu à peu du coup du Rochenoire.

Midi était encore loin, et bien nourrie par un gras repas à l'auberge, le dernier, nous prenions donc la route en abandonnant derrière nous des sourires, des signes de mains, et parfois des tapes dans le dos. Thelsamar resterait notre amie. Nous ne l'avons pas sauvé de la destruction, et nous n'avons pas guidé son peuple par des propos profonds et puissant. Mais nous n'étions juste pas parti en entendant ses problèmes. Nous étions juste resté en cherchant à se mettre derrière ceux qui pourraient tombés, afin d'en empêcher le plus possible de sombrer. Cela n'écarta pas les morts inévitables de ce genre de conflit. Mais j'espère pouvoir dire qu'il y en à eu moins grâce à nous, autant que nous n'avions pas à souffrir de perte auprès de notre petite communauté.

La pluie, après la neige. et bien que le froid fut moins intense, il y avait ce détestable sentiment d'humidité coulant à travers les écailles et les plaques, en venant tremper le cuir et le tissu me servant de tenue en dessous. Bien que mon gambison pouvait me protéger quelque peu, j'enfilais rapidement mon casque en étant clairement fatigué de m'essuyer les yeux avec un gantelet de cuir usé, et cela servirait à plaqué mes cheveux en arrière. Le voyage ne fut guère silencieux, parfois c'était les murmures des discussions, ou parfois je me laissai rêvé au son des gouttes de pluies mêlé à ceux divers de nos équipements remués par nos mouvements. Le mieux restait le bruit des sabots du cheval d'Eskel, clapotant le long des pavés de la route des nains à travers le Loch.

J'estimais qu'une, voir deux heures, étaient passés. Difficile de juger du temps quand l'on passe à avancer, mais au moins la surface était plate, et je ne m'épuisais pas à gravir des hauteurs. Dans les Bois de la Pénombre, les routes sont de ce genre, mais il faudrait être fou ou bien préparer pour avancer le long d'une route sans croire qu'une horreur ne nous sauterait pas dessus pour nous arracher la gorge. Mais le Loch n'est pas un lieu sinistre,bien qu'en voyant le fortin au loin, je me demandais si tout n'était pas très relatif. La poussière rechutait, mais revenait rapidement, quand une deuxième pierre de bonne taille quitta un bois à l'Est, en venant s'écraser contre la demeure des nains. En retour, le bruit tonitruant fut accompagné par une myriade d'autres petits bruits de détonation quand les fusils des montagnards répondirent à leurs agresseurs.

Le groupe s'emballa, ce qui fut notre grave erreur. Il ne s'agissait pas de courir dans tout les sens en hurlent, pour finir en se roulant en boule par terre, caché entres trois feuilles et deux branches. Mais d'agir trop vite, sans considérer les risques. Et nous avancions désormais dans le bois pour prendre de flanc ce que tout le monde s'accordait à croire, une catapulte, alors que l'on visualisait déjà des orcs identiques à ceux que nous avions affronté. Ce qui était fort peu probable, les éclaireurs n'ayant pas remarqué de divisions, tout comme le fait qu'ils avaient déjà été particulièrement éprouvés en traversant les terres du sud, il aurait été difficile pour eux d'arriver là avant nous et d'attaquer une position fortifiée naine.  Mais il y avait deux choses à prendre en compte - Déjà, que l'histoire emmerde généralement les idées reçues, en apportant des éléments imprévues et souvent très gênant. Secondement, cela pouvait être une autre force, n'y connaissait que peu de chose aux créatures errantes en Khaz Modan. Et je vous assure que celle ci fut étonnante.

La bête était massive, essayant d'attraper des pierres, malgré le feuillage qui la gênait, celle ci si grande que ses deux têtes ahuries étaient aveuglés par la grandeur des arbres. Mais la menace qui valait les coups de fusils, était les Trogg qui s'agitaient en bas, paniqués de ce soudain cataclysme miniature qui eu lieu uniquement pour ses pauvres bougres. Bien que mon cœur se souleva en voyant un des Troggs présent être attrapé par ce que l'on nomme un "Ettin", avant de le propulsé en direction du Fortin des Nains avec force. Sur des lignes gravés sur un parchemin, cela peut sembler peu de chose, mais je vous assure qu'il faut tout prendre en compte. La taille et la masse de ce monstre qui remuait, la terre tremblante quand ses pas étaient trop lourd, le bruit que cela provoquait à travers les arbres, donnant un aspect dansant et menaçant  à la forêt où il s'était perdu. Mais je fus épargné de l'odeur, la pluie ayant suffisamment coulé le long de la route pour que mon nez soit bouché, bien que plus très longtemps après ça, au vu de la situation.

Le combat s'engagea par l'intervention du Chevalier de la mort, qui se rua vers les Troggs. Ceux ci, prenant le temps de voir que s'agiter dans tout les sens en espérant ne pas devenir une munition pour le prochain tir, virent une carcasse d'homme s'attaquer à l'un des leurs, avant qu'ils ne réagirent. L'un passa néanmoins trop prêt, et fut propulsé vers le fortin, dans un râlement rauque qui me semblait sortir d'une caverne graisseuse. Moi et la Pandarène, Liu, sommes venu en aide à Sirius contre les Trogg. Ceux ci n'étaient pas de petit être, mais environs un peu moins grand qu'un homme, et douze fois plus laid. Des pustules et des amas de peau en trop pendant le long d'une chair flasque et poisseuse. Le plus difficile était de supporter la vision morbide de tels êtres, mais pour ma part, après m'être fait hurlé dessus par un esprit enragé qui chercha après à m'estourbir avec une poêle rouillée, je n'étais plus à ça prêt.

Ce petit affrontera s'acheva quand ma lame traversa la gorge du second Trogg, qui tentait de venger tout les plats ingurgités par Liu en lui mordant le visage. C'était un petit instant flatteur pour mon ego, mais qui disparut très rapidement avec les événements d'après, et laissa mon heure de gloire sombrer dans un torrent d'injure intérieur en réalisant le danger présent. Contenant une nouvelle fois l'envie de bondir derrière un arbre, et de disparaître de la réalité en fermant les yeux - Ce qui m'aurait avancé juste à me faire écrasé si mes compagnons étaient tous tués, de toute façons, car aussi étonnant que ce soit, quand l'on ferme les yeux, les autres nous voient toujours. Enfin, à défaut de me remémorer la stupidité de mon enfance, j'espérais profondément que mes camarades pourraient s'en sortir. Ragian fut particulièrement agité par deux fois, mais sa ténacité et son armure lui permirent de survivre là où un fermier de l'Ouest aura été transformé en engrais pour son champ. Mais du reste.

Tao'Bei fut vaincu. L'Ettin s'étant relevé trop vite pour reculé rapidement quand les blessures graves s'accumulaient le long de son titanesque corps, en marchant sur le Pandaren. Si cela n'avait pas été très rapide, très bref, j'estime que l'on aurait retrouver un reste dégoulinant de son enveloppe charnel, mais il n'en garda que des séquelles amoindries par sa constitution digne. Eskel lui, eut moins de chance, et à peu de chose prêt, aurait été transformé en morceaux. Les Nains avaient réagit, sans savoir qu'un groupe de casse-cou téméraire s'étaient chargé du gredin lanceur de pierre. Comment leur en vouloir ? En étant en dessous de tir des mortiers venant en réponse à l'attaque. Les munitions grossières des nains sifflèrent dans les cieux, en martelant le sol. Liu et Ragian ne passèrent pas loin... Et Eskel fut littéralement écrasé par un impact juste dans son dos.

Le Chevalier de la mort continuait à jouer le rôle du porte-courroux pendant que nous étions rendu sourd par les fracas des mortiers trop proche de nos pauvres oreilles. Du moins, moi je l'étais, n'entendant plus que des sons à travers un étaux et joint d'un sifflement constant, je n'en restais pas moins miraculée, et traînait Tao'Bei par les jambes pour évité que son destin ne s'achève misérablement. En hurlant comme je le pouvais de faire de même pour les autres. L'Ettin lui, était mort. Effondré au sol après toute ses blessures, le Chevalier lui avait percé la gorge avec ses deux épées, dans un sang-froid terrifiant. Une deuxième salve se fracassa sur une terre ravagé par quelques cratères et de la boue remué. La pluie empêchait au moins que le feu ne se rependant trop. Sans discuter milles années, nous rentrions alors en direction du Fortin.

L’accueil fut execrable. Le doute, la crainte, la colère mêlé à l’adrénaline du combat empoignaient les montagnards qui luttèrent à l'envie d'abattre le Chevalier et l'ancien Trogg relevé en tant que mort-vivant terrifiant à son service et loisir. Il fallut plusieurs arguments pour nous laisser faire une halte, et si les soldats de Khaz Modan furent plus chaleureux ensuite, leur chef lui, pensait à nous mettre dehors le plus tôt possible. La journée ayant atteins sont Zénith, je doutais que l'on puisse reprendre la route au moins avant le Crépuscule. Mais jusque là, je pense que ça ira, alors que j'écris ses lignes à l'intérieur du Fortin.

Cela après avoir du récupérer le sabre de Tao-Bei, que je n'osais prendre. Non pas que je ne pensais pas pouvoir tenir sa garde sous peine de lui manquer de respect, mais l'idée de le faire, inconsciemment, m'effrayait. Et je commence à douter que ceux qui m'accompagnent possèdent plus de secret qu'ils n'escomptent bien montrer d'eux à la lumière. Mais quoi qu'il en soit, j'ai encore une bonne portion de viande au fromage qui m'attends, et après tout ça, je pense bien mériter de bien manger une nouvelle fois. Alors que l'on s'approche des Hautes-terres, celle nommé en honneur de l'ancien vaste empire des hommes, Arathi, où s'y dresse les restes de l'ancienne et fière Stromgarde."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Jeu 14 Avr 2016 - 11:11



1.9.

"La paix. Celle que tous aspirent trouvés un moment où l'autre, et qui fait partie des creddo des prêcheurs et des héros les plus dévoués. Se battre pour la paix de tous, de son peuple, en espérant un monde meilleur pour l'ensemble, tout cela avec tant d'idéaux divers et variés qui nous pousseraient à aspirer à cette paix. Pour ma part, je ne suis pas une héroïne, ni même une championne de la Lumière. Mais je pense connaître l'un des sens profond de ce que signifie la paix. Si celle ci ne représente pas toujours un ensemble, il s'agit aussi de se battre en espérant trouver un instant paisible pour se reposer après une dure journée de labeur. Et bien que l'hospitalité des Nains de Khaz Modan est exemplaire, si du moins nous ne provoquons pas de problèmes sur leurs bonnes terres, cette nuit, mon repos fut plus qu'agréable. Tant que je n'eue pas besoin de dormir une nuit complète pour me sentir droit dans mes bottes. Mais revenons plus tôt, et dans un autre Fortin.

Le temps passait, et nous approchions de l'heure où nous devions partir. L'officier des montagnards s'occupait toujours des patrouilles et de régler les différents soucis depuis que des troggs braillant dans tout les sens avaient quitté leur village pour s'approcher dangereusement de l'avant-post des Nains. Tout cela à cause d'une maladresse, et j'écoutais vaguement les montagnards discuter. Raconter des histoires incroyables, ou des simples doutes sur la venue d'une telle créature sur leurs terres. En général, il est très très rare d'en voir, et celles si sont souvent sur les terres des Hommes. Je cessais d'écouté la conversation quand les trois soldats se mirent à rire en inventant tout un tas de farce sur la provenance des Ettins et un lien avec la fornication des Humains, pour m'occuper de plus important, et qu'il était difficile de rire d'une entité qui, il y à quelque heure plus tôt, aura faillit vous réduire en bouillie vous et tout vos compagnons.

Je sortais de mes pensées quand le Chevalier venait de revenir d'une inspection. Exempt de repos, comme dirait le dicton, « La mort ne dort jamais », il avait aidé les Nains en gage de bonne foi – Où sûrement avait-il trouver là une manière de s'occuper plus constructive et amusante que de s’asseoir dans un coin et d'attendre – en luttant contre quelques troggs peu décidé à quitté la route, devenant donc une menace pour les voyageurs. Cela nous laissait quatre personne debout, avec Liu et Tao'Bei qui se tenaient présent dans leurs coins respectifs. Ne laissant que quelques heures avant le Crépuscule, il fallait se préparer à partir, mais l'état de nos camarades laissait à désiré, tout en pensant à la blessure d'Eskel, et en se demandant si il allait s'en remettre. C'est alors que le choix fut fait, me laissant un arrière goût amer. Partir à quatre en avant pour faire en sorte que le chemin soit sûr pour les autres, ce qui me mettait en avant-garde et donc en danger. Mais je ne pouvais pas leur demander de poursuivre sans moi pour sécurisé le chemin, déjà car ce n'était pas correct, que le poids de la culpabilité je me rongerais l'esprit, et que je prouve une nouvelle fois que le courage n'est pas ma plus grande qualité.

C'est alors que nous débutions la route en se dirigeant vers les tunnels traversant les montagnes. Une œuvre qui avait du être terriblement longue, mais dont l'utilité n'était plus à prouvé. Néanmoins, il est toujours difficile de décidé de se lancer sur une longue route à travers le cœur de la roche, où un éboulement vous condamnerait rapidement, et à peine éclairé par les rangs de braseros le long des murs sur le passage. Si je pouvais voler, je serais passer par dessus en appréciant l'air frais et le calme, mais considérant que me mettre à battre des bras dans le vide en regardant en l'air me rangerait dans la catégorie des attardés et que mes compagnons auraient trouver plus correct de me laisser entre les mains de médecin enclin à traiter les problèmes mentaux graves, il fallait continuer à pied.

Non loin du passage, des flammes dansèrent sur un bûcher improvisé. Des montagnards traînaient les restes des troggs qui furent chassés, bien qu'avec horreur, je reconnaissais un Nain étalé dans un coin, sûre désormais qu'il ne se relèverait pas. Sauf si le Chevalier en décidait autrement, mais il aurait fallut quelques années plus tôt, et un Roi-Liche, pour que cela arrive. L'odeur était horrible, la pluie ayant disparue depuis notre halte au fortin, mes sens retrouvaient petit à petit leur place, pour mon plus grand déplaisir. Il y à difficilement moins supportable que l'odeur des cadavres calcinés, la chair cloqué par l'intense chaleur, alors imaginez la même chose avec des peaux moities et dégoûtantes de base, et cela vous donnerait l'odeur du Trogg cuit. N'étant pas une Ogresse, je retenais mon estomac et mon cœur de tout commentaire déplaisant, et nous poursuivions la route en passant sous la montagne, me laissant le déplaisir de retourner sous la terre une nouvelle fois. Bien que ce fut en ce genre d'endroit que j'ai rencontrer certains de nos compagnons, et peut-être que cela changerait. Si j'avais su à quel point j'avais tord à ce moment là, j'aurais peut-être effectivement essayer de battre des bras pour m'envoler.

Cela faisait bien une heure que l'on marchait, et la fatigue montait doucement. Mais nous avancions à pas lent pour économiser notre énergie. Dehors, peut-être qu'il y aurait des soucis, mais vraisemblablement, ce fut à l'intérieur que l’effroi fut total. Une ombre s'extirpa de nulles part après un intense malaise. Liu semblait différente, comme offusquée sans lui avoir parler, et deux autres ombres tombaient lourdement du plafond de pierre inondé par l'ombre, s'écrasant derrière nous. Ils cherchaient Danothor, et ce fut peu difficile de connaître, malgré la pénombre les recouvrant loin des brasiers muraux, de qui il s'agissait. Des carrures massives, une voix gutturale et grossière, et je  commençais à trouver impossible que des Rochenoires, ayant déjà été si éprouvé, auraient pu réussir à venir jusque là. La réponse était simple. Ce n'était pas des Rochenoires.

Glissant leurs grandes silhouettes au devant des flammes pour nous barrer la route, alors que leur chef discutait avec le Chevalier de la mort, ils semblaient être bien préparés et entraînés. Des peaux vertes penchant vers le grisâtre, comme de la poussière, quelque connaissance rendait aisé de reconnaître des Gueules de Dragon, bien que pour le commun des mortels, un Orc reste un Orc, monstre de muscle, de colère et de danger. Bien que la discussion fut simple, l'affrontement de déchaîna dans le tunnel, nous laissant quelques séquelles, dont pour ma part quelques écailles de mon armure brisés et un incroyable mal de crâne quand je fus éjecté contre la pierre, sonnée. Si cela s'arrêtait à la, je me serais estimé chanceuse, quoi que pour quelqu'un ayant l'habitude d'être constamment en danger dans les Bois de la Pénombre. Mais la véritable horreur fut tout ce sang extirpé des blessures et des morts terribles des Orcs. Tao'Bei avait massacré le sien, non pas comme le sage qu'il est. Mais comme un guerrier assoiffé de carnage et de haine. Il n'y avait pas là qu'une lutte de survie, mais quelque chose de plus malsain dans les airs.

Le sang, si vous avez lu les autres passages de ce carnet, vous vous souviendrez sûrement des maigres explications du Chaman dans le Loch. C'est le sang qui alimente les pouvoirs de celui qu'ils servent aveuglément, et pour eux, périr n'est que le prémices au pouvoir d'un maître obscure. L'ennemi n'était alors plus des guerriers qui furent vaincu, mais notre propre stupidité de les avoir tué sans prendre en compte cet étrange malaise, que j'avais personnellement prit pour la tension du lieu. Le maléfice faisait effet, et à l'intérieur de nos êtres, naissait petit à petit une haine profonde et envahissante pour ceux qui désiraient s'y livrer. Bien que nous ne fûmes pas autant affecté que cela, alors que le sang répondu s'étendait le long des murs, et du sang, bien plus qu'il ne le devrait. Tao'Bei m'effrayait désormais. Dans son regard, luisait une aura rougeoyante, étendant ses traits comme si la colère figeait son visage dans un rictus de haine profonde. Son sabre en main, il luttait visiblement intérieurement, en même temps que l'épée du Chevalier se pointait vers moi, alors que je visualisais des passages de ma vie qui me manquait, inconsciemment, en attendant de voir venir la sentence pour notre erreur. Je pensais toujours que ma mort aurait quelque chose de poétique, pour l'instant, je retenais juste suffisamment mon honneur pour ne pas qu'il déborde dans mes sous-vêtements.

Finalement, Le chevalier Valérius se reprit, et tourna les talons vers la sortie. Cherchant visiblement quelque chose. Tao'Bei lui, fut retenu alors qu'il devait se livrer une terrible bataille dans son crâne, retournant sa lame vers son propre ventre, mais secouru rapidement par Liu. Ce guerrier sentait un échec intérieur qu'il devait rapidement purger, pour ne pas que les autres souffre, ce dont je le remerciais intérieurement, en luttant contre mon envie de partir en agitant les bras en l'air et en émettant des bruits incompréhensibles. Mais cela coûterait plus que ma dignité, et mettrait en danger tout mes compagnons, ainsi que les passants, tant que le maléfice ne serait pas levé. Fort de l'expérience d'avoir passer du temps avec le Chaman Orc, le Chevalier trouva une statue en forme de l'humaine qui gisait éventré au sol. Je n’eus pas le malheurs de voir autre chose que le fracas de l'épée contre la statue de marbre, brisant celle ci ainsi que le cœur battant à l'intérieur, rongé par le maléfice, où le sang s'y gravait comme des puissantes racines. Éjectés en arrière sous l'explosion du sortilège, je finissais contre le mur en souffrant de la douleur montante dans mon dos.

Sortant enfin de ce tunnel, pour reprendre un instant notre souffle, la nuit venait de tomber dehors en nous baignant de la douce lueur de la lune et des milliers d'étoiles. Les nuages étaient lointains, et cela semblait presque une bénédiction après être sorti de ce tunnel étouffant, où la chaleur semblait être monté en même temps que les trois orcs mourraient. Mais il fallait poursuivre, tant qu'il nous restait du temps et des forces, et le prochain passage fut traversé rapidement. Nous trouvions à l'intérieur, deux montagnards, massacrés auprès d'une famille humaine. Personne ne désirait prendre le temps d'observer des enfants massacrés par des haches, et je forçais le pas avant que le Chevalier n'eut l'idée d'essayer de passer sa lame pour capter leurs âmes. Dans son état, après la folie montante que nous avions subit, il aurait bien pu m'écarter de son chemin, et écarter tout corps ma tête de mon corps.

Une fois sorti, l'extérieur semblait à nouveau une bénédiction, et une patrouille de Khaz Modan passa non loin. Discutant un instant avec le Chevalier et les autres compagnons, ils eurent le bon sens d'informer ceux ci de ce que nous avions subit dans le tunnel, et après un instant pour les convaincre, nous étions nous même convaincu que les Nains garderaient bien plus encore les passages, les jours suivant. Peut-être que cela nous protégerait cette nuit, alors que l'on trouvait le passage vers un fortin abandonné vu au loin. La nuit était profonde, et personne ne souhaitait l'achevé dans le dernier passage sous terre avant d'arriver dans les Paluns. Une lueur nous guida vers le lieu perdu où des batailles eurent lieu entres les Nains et les Orcs, il y à des années de cela. Pour une fois, nous avons pu avoir une nuit paisible. Étrangement paisible. A la lueur étrange qui errait autours du fortin, sous la protection de ce Feu Follet. Mais je ne crois pas à la bonne fortune, et qu'une entité ancienne se trouve ici, n'était sûrement pas uniquement une coïncidence.

Mais les réponses devront attendre demain, le sommeil me gage. Un sommeil que je n'avais pas espérer retrouver depuis que mon esprit fut embrumé et noyé dans la haine, dans ce maudit tunnel."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Ven 15 Avr 2016 - 16:16



1.10.

"Une matinée paisible, du moins, elle le fut pour moi. Bien que celle ci fut ponctuée par une longue marche à travers les dernières routes nous séparant une bonne fois pour toute des Paluns. Nous y arrivions enfin, après désormais plusieurs jours, que je ne compte plus, à avancer malgré les intrigues et les attaques. Au réveil, peu après m'être rassasiée avec les quelques rations de ma besace, lesquels étaient ma foi un peu trop nombreuse, si bien que je pense devoir refaire l'ordre de mes priorités quand je prépare mon sac pour un voyage, en y mettant à l'avenir plus d'utilitaire que de nourriture. Mais tout en haut du fortin qui nous avait servi de lieu de repos, se trouvait une étrange inscription.

La pierre avait été comme légèrement calciné. Rien qui n'aurait su être fait pas des mains communes et simples, mais parfaitement tracé par un esprit expert et avisé. En haut, se détaillait une sorte d'étrange visage, sans nez et sans bouche, striés de divers traits dansant un peu partout, ainsi que des mots, inscrits sur une page arraché de mon parchemin à la suite de l'idée de Liu, car mes maigres connaissances ne suffisamment pas, et la langue elfique ne saurait être détaillé ici par notre groupe. Mais le Chevalier de la mort avait certainement raison, et il l'avait même raison. Si un Feu follet, esprit antique des défunts Kaldorei, c'est que certains de ce peuple devaient être présent dans les Paluns. Bien que certains n'y voyaient qu'une maigre importance, il aurait été étrange de ne prêté aucune attention au message de notre gardien nocturne.

Ragian venait d'arriver, fatigué par le chemin à travers les cavernes, mais au moins avait-il été épargné de ce que nous avions subit lors de notre passage. Les assassins n'avaient pas été la pire des épreuves, car cela devenait une sordide habitude que d'être confrontés à un risque de mort sinistre depuis le début de la route. Le temps avait été peu clément en Dun Morogh, autant que les obstacles sur notre chemin, d'autant que n'étant pas des âmes sans cœur et peu envieuse à faire notre part quand il y à un problème, nous estimions important de venir en aide à ceux sur le trajet qui semblaient en avoir besoin. Ce qui nous avait fait faire une bonne halte à Thelsamar. Et je dois dire que le fruit que j'ai dans la main ne vaut clairement pas un morceau de fromage Nain, mais son arrière goût sucré et le jus perlant le long de mes lèvres, essayant de trouver un chemin pour tâcher les pages de mes écrits, est un véritable délice. Décidément, pour l'instant, ce qui comble les dangers de mort que j'aurais évités avec plaisir, ce sont bien les fameux en-cas sur la route.

Les deux dernières tunnels sous les montagnes partaient en grande descente, et je me souviens bien avoir du faire un arrêt pour ne pas me laisser emporter par la vitesse de mes pas emportés par mon poids et celui de mon sac que je devais garder, tant que Danothor serait derrière avec les blessés. Et me casser la figure devant les autres aurait fait mauvais genre, surtout si j'en gardais une blessure sérieuse, comme une cheville foulée ou un os abîmé. Mais après m'être faite hurler dessus par un Gangregarde, balancé par terre par un guerrier Orc assoiffé de sang, et due évité des explosions, non loin d'un Ettin, je pensais pouvoir au moins me relâcher un minimum. Un pente n'était pas le plus fameux de mes adversaires, mais la prudence est une chose qui se conserve aussi précieusement que l'on est paranoïaque. Donc pour ma part, c'est tout le temps, et j'avais même essayer de léché le fruit rond entre mes doigts en craignant au fond de mon être qu'une sentinelle y ait glissé un poison, agacée qu'elles furent de nous voir entrés avec un Chevalier si sinistre.

Du moins, le pari que j'avais fais avec Liu avait été presque emporté par celle ci, car notre route ne fut presque pas entravée par des gênes. Dans les tunnels, bien qu'agacée une nouvelle fois par les profondeurs, mais aussi la peur de tomber sur un nouveau maléfice aussi sinistre me dévorait intérieurement, mais je fus apaisée par la lueur fugace qui s'installait en quelques scintillements comme si un astre estimait que nous avions besoin d'être guidé dans une fausse nuit, celle du plafond du passage sous la montagne. Ragian lui aussi les observait, comme si elle nous observait de haut, et cela me donna un sentiment de sécurité. Quelque chose d'important, quand l'on voit avec le fil tendu d'une épée au dessus de la gorge, sans être une personne aussi aguerrit que ceux que je suivais. Ou qui me suivait, bien que je n'avais jamais eu la présomption, et que je ne l'ai toujours pas, d'être guide ou chef de quiconque.

Une fois arrivés enfin dans les Paluns, nous observions un instant les marais s'étendant, et les arbres aux feuillages tombant comme si ils étaient attristés de naître et vivre ici. Une terre jadis noyée par le passage du Cataclysme soulevant les eaux capricieuses pour engloutir les malheureux en dessous. J'étais déjà venue ici, il y à longtemps, lors de mon premier voyage à la recherche d'un Haut-elfe. Mais mon retour ici étaient bien différent, et nous voyagions dans un autre but. Cette fois, il n'y aura pas d'abandon. Du moins, je l'espérais, car une petite voix intérieur me répète souvent que je fais tout cela pour rien ,et que mon carnet sera inachevé et laissé traînant dans un coin d'une besace qui sera peut-être perdue et couverte de sang après qu'une bête ait eue l’intérêt de me dévorer vive.

Un petit groupe nous fit un signe, et s'approcha. Un homme, guidait ses compagnons, constitué de deux Nains aux airs un peu ahurit et bourru, un autre homme tremblait, serrant contre lui une arbalète, ainsi qu'un Worgen, l'air mauvais et ayant quelques spasmes de nervosité, qui me firent pensés aux miens quand je m’approchais trop des lieux pleins de revenants dans les Bois de la Pénombre, peu avant une bataille face aux Veilleurs. Mais à la différence, c'est que moi, c'était de la peur. Lui, le goût du sang. Une discussion débuta, et l'homme expliquait venir de Menethil en demandant une taxe de passage pour la reconstruction de la ville depuis les dévastations de la mer. J'y ai cru, pour ma part. Ou bien en avais-je rien à faire de quelques pièces et aurait volontiers offerte celle ci à ses gens. Mais les autres n'étaient pas dupe.

La pression montait, alors que le Worgen devenait de plus en plus menaçant, autant que le Chevalier de la mort et Ragian. Les deux se préparèrent à se défendre, bien que j'estime que Valérius devait surtout avoir une bonne envie de se trouver une raison d'acquérir plus de pouvoir aux dépends de bandit de grand chemin. Après une joute verbale largement dominée par les deux guerriers, mais aussi par leurs carrures intimidantes. L'un portant une grande armure, un buste puissant et des traces de maints batailles le long des plaques. Et l'autre, était simplement mort, et le fait qu'il se dresse encore devant les autres en tant que menace, suffisait amplement à le rendre horriblement inquiétant.

Tous s'enfuirent, en débutant par l'homme et son arbalète qu'il balança au sol, et je me maudis de n'avoir pas penser à la ramassé au lieu de l'oublier par terre, suivit rapidement par les nains et le chef de la bande, un certain Gontrand de Beljoie, qui se pavana alors que la sueur coulant le long de son visage. La peur l'étreignait, mais il garda un peu de courage - ou de bêtise - pour nous jurer que notre prochaine rencontre serait plus difficile que cela, avant de s'enfuir rapidement. Laissant là le Worgen, prêt à devenir fou de rage. Insultant ses compagnons de lâche. Et alors qu'il se préparait à se ruer sur notre gorge. Il disparut.

Non pas que ce soit au sens propre, comme de la magie, car nombreuses sont les forces en Azeroth capable d'une prouesse de ce genre. Je parlais dans un sens figuré ignoble, car le Chevalier et le Grand-Ours le chargèrent, ouvrant le passage à la goule, surnommé Stanislas, qui s'écrasa dessus avant de réduire en charpie sa chair, son corps, dévasté par les griffes de la créature mort vivant que fut autrement un des Gueules de Dragon nous ayant embusqué dans les tunnels. J'extirpais ma main de ma besace, sans y prendre mes pièces, et déglutit. Retiens toi, maudit estomac, pensais-je. Ce n'est pas la première fois.

Passant un charnier sans réel combat, et un pari gagné sur Liu comme quoi la route pouvait être paisible, nous avancions quelques heures supplémentaires alors que midi approchait, et la faim se faisait sentir, mais surtout la fatigue. Ragian était au bout du rouleau, après la confrontation avec l'Ettin, cela était normal. Pour un tel combat, il aurait au moins mérité de rester au foyer trois jours durant. Mais nous n'avions pas le temps, ni un foyer suffisant pour lui offrir un repos digne. Ici, loin des villages et des cités, nous n'avons que nos jambes et notre espoir. Et brillait au loin sur la route, la chaleur d'un feu, ainsi que les silhouettes lointaines et brumeuses de bâtiment aux structures bien loin des architectures naines ou humaines.

Non-loin du village où j'écris ses lignes, se trouvait un bûcher funéraire, sur lequel brûlait la dépouille d'un Paladin, guerrier de vertue, qui avait été vaincu il y avait surement peu de temps de cela. Ami des Elfes, c'était un grand Kaldorei qui lui rendait hommage, auprès d'une bonne foule d'humains et de nains venu pour honorer la mémoire d'un parangon des valeurs des Hommes. Nous ne restions alors pas longtemps, pour poursuivre la route, et laisser ce Druide, du nom d'Yhelnore comme les Sentinelles nous l’annoncèrent plus tard, à sa commémoration. Sans un mot déplacé, bien que j'imaginais bien les envies du Chevalier quant à l'esprit disparut du Paladin. Ce qui me préserva mon sentiment de peur à l'encontre de ce personnage sinistre.

Le Bosquet vert, tel est le nom de la ville, nous fîmes un naturel et compréhensible mauvaise accueil. Les Kaldorei est une race sage, mais ses guerriers sont soucieux de ce que les autres peuvent apporter. Ce n'était ni Tao'Bei ou Liu, ou bien Ragian qui iraient provoqués des doutes. Mais je porte encore une armure sinistre, bien que peu suffisante pour me rassurer sur ma survie, son objectif était de faire naître la crainte. Et cela fonctionnait en général pas si mal. Sauf peut-être pour Danothor, qui se fichait pas mal des apparences. Mais le pire restait Valérius, si le Bosquet avait su aimé un Chevalier de la lumière, son inverse était au contraire méprisé, et il fallut une haute tension pour rentrer faire une halte. Au très grand soulagement de Ragian, qui fut attaché à son banc comme si il avait été un nouvel ami.

Bientôt, un Druide arrivera nous voir pour la traduire le message du Feu Follet, mais si l'aubergiste allait chercher un elfe de cet importance, je pensais fortement, intérieurement, que notre route à travers les Paluns ne s'arrêteraient pas simplement à une halte dans une auberge elfique."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Dim 17 Avr 2016 - 12:14



1.11.

"Une après-midi prompt au changement, mais je ne saurais dire si l'avenir se présente plus sombre, ou toujours porteur de volonté. Encore une fois, la journée fut bien remplie, et après un agréable temps de repos, les événements se bousculèrent. Je me souviens être encore à table, après avoir ranger mon carnet pour prendre le temps de finir ma dégustation, avant d'ouvrir le petit parchemin qui me fut rendu. Un message de Danothor, qui me laissa songeuse. Alors que ma discussion avec Tao'Bei et ce jeune disciple des arts Pandaren, "Dan Dentelion", venait à peine de s'achever. J'appris que le Paladin devait se rendre sur ses propres terres, là où sa famille avait besoin de lui. Je pouvais comprendre qu'il préférait alors se rendre au plus vite vers Kul'Tiras. La rancœur n'est pas une chose que je ressens. Mais je m'étonnais y trouver un geste de tristesse au fond d'un cœur généralement dévoré par le doute ou la peur, voir parfois la nostalgie. Peut-être estimais-je que sa présence me manquerait, en tant que gardien de Foi et parangon de la Lumière. Mais il y avait encore tant à faire, et sur notre route, chacun trouveraient des raisons de s'endurcir. A débuté par ce qu'il s'est passé.

Nous nous retrouvions alors en bonne compagnie. Le jeune Dan était là, ainsi que Liu et Tao'Bei. Trois adeptes des arts du Chi, bien que deux étaient de cette race de paix, que sont les Pandaren, et le dernier, un humain ayant été touché par un objectif aussi noble. Eskel était là, le corps pleins de bandage, ainsi que Ydalros, ce qui eut l'effet de grandement facilité les conversations avec les Kaldorei du Bosquet. Allant à la rencontre de la tour centrale, nous exigions des Sentinelles de pouvoir rencontrer Yhelnore, le Druide dont l'aubergiste nous avait parler plus tôt, quand nous nous installions sur des bancs pour y expirer toute la fatigue de notre route. Mais le temps n'était pas à l'éternel repos, et je réservais cela à ce bon matin auquel j'attribue du temps pour poursuivre ce récit sur ce pauvre carnet.

Le Druide semblait ancien, et au vu de l'attitude d'Ydalros, j'estimais important de l'imité pour ne pas manquer de respect à cet être. La discussion fut simple, prenant le temps de détaillé avec un brin de drame dans ses dires. Le message du Feu Follet avait été déchiffré, et cela était vraisemblablement le nom du frère de ce druide. Dalwenore, un Elfe de la nuit qui avait été enclin à venir jusqu'ici en même temps que les autres, et qui y perdit la vie lors d'un drame inconnu. Le Paladin qui fut brûlé était un de ses amis, et lui de même recherchait la cause de ce décès, à la place du Druide qui ne pouvait pas laisser tomber ce formidable Bosquet si différent des villages et villes du Royaume de l'Est. Ici, il y avait quelque chose d'enchanteur, mais le paysage morne et sombre des marais ne rendait pas honneur aux manières elfiques.

Soit nous pouvions poursuivre l'enquête de Geralt, le Paladin décédé, soit nous pouvions partir vers le sud, là où le corps de Dalwenore fut retrouvé. Notre choix se tourna vers le Kaldorei, et nous étions alors reparti vers une épopée supplémentaire sur notre route. Si mon cœur était de glace, je serais surement déjà dans les Haute-terres, un rictus haineux sur le visage fixant tout les malheureux sur ma route. Mais la nature m'à faite ainsi, plus protectrice, plus envieuse de bien faire. Alors que nous avancions vers le sud, le temps passait paisiblement. Cela faisait quelques heures, et le goût des fruits me manquait un peu, mais l'humidité des Paluns étaient trop désagréable pour voir prendre un temps de repos sur la route, et manger un morceau. Alors que nous errions loin de notre trajet vers les Hautes-terres, une nouvelle fois pour aider autrui. Une grand pierre était visible non loin d'un Lac. Et là fut le dénouement de cette journée, aussi sinistre soit-elle.

La pierre ressemblait vaguement au visage laissé par le Feu Follet dans le Fortin des Nains. Un visage d'ayant que des yeux, enroulé de stries difformes, et j'en venais à observer ma page de parchemin et la statue après qu'Ydalros formula son propos. Dans les environs, il y avait comme un air étrange, ce n'était pas malsain, mais il donnait l'envie de prendre du repos et de s'endormir contre un arbre pour y errer dans les limbes de ses rêves. J'entendais mes compagnons bâiller, et due faire tout mon possible pour que je ne les imites pas, me retrouvant avec des larmes coulants le long de mes joues sans que je sois attristée. Dan toucha par deux fois la pierre, si la première fois, cela ne faisait que monter la pression, la seconde fois, tout changea.

Quelque chose, après un grondement, s'extirpa des eaux. Massif et puissant, un élémentaire fait de vase et autres lianes, dont les flots du lac coulait désormais le long de ce corps irréelle, nous fixant d'un regard luisant de cet âge vénérable autant que de la magie qui l'animait. Ce n'était pas une entité très jeune, et sa taille nous dépassait très largement par deux fois, alors qu'il ne faisait que sortir de l'eau jusqu'à ce qui lui servait surement de hanche. La conversation s'engagea alors qu'il ne nous attaqua pas, malgré l'évidente tension, et moi même qui était en train d'hésité à creuser un petit trou de terre avec mes doigts pour y mettre ma tête. Dan et Eskel eux, se montraient particulièrement agressif, alors qu'heureusement Tao'Bei fut la voix de la sagesse, et nous nous en sortions alors avec un mystère sur les épaules, plutôt que notre tête renfoncée jusqu'à celle ci par le poing énorme de l'entité.

"Vous observez sans voir, vous yeux s'ouvrent en restant clos. Une chose que l'on peut voir, que si l'on la contemple vraiment. Le mal est venu, et il reviendra." C'est ce que je retiens vaguement, avec le recule, je constatais que j'étais bien trop tétanisée pour écouté pleinement ses propos, mais cela au moins me resta en tête pour garder une idée sur l’énigme de cet ancien. Certains s'en agaçaient, d'autres réfléchissaient déjà, mais je n'eue pas le temps de réagir, car après la disparition de l'être dans les flots, un sifflement fut audible. Et ma tête se retrouva à saluer le sol. Des lianes était venues m'encercler en m'écrasant au sol, sans pouvoir me débattre. Les autres furent plus chanceux, mais la situation avait dégénérés. Autours de nous, se trouvait déjà des élémentaires aux airs fous.

Deux étaient constitués d'eau tourbillonnante, et le reste de vase. L'un apparut à nos pieds, ce qui lui servait de tête ressemblait à un crâne humain, portant un casque de facture elfique. C'était lui, qui s’exprima, avec une intonation sifflante me tapant sur les nerfs. Tao m'avait libérée avec son sabre, et j'avais eue la crainte que son épée ne tranche plus que les lianes, après que Liu m'ait envoyé comme un coup de poing avec ce qu'elle nomme le Chi. Néanmoins, son geste expert me délivra, et je tirais mon épée d'une main tremblante. Partout autours de moi, les combats se déchaînaient. Les Pandarens frappaient lourdement, en même temps que Dan essayait de protégé Eskel, dont la douleur des blessures devait être insupportable. Mais tout s'acheva après que la lame d'Ydalros ait fendu l'élémentaire parlant.

A l'intérieur de sa carcasse, y avait été trouvé une gemme mauve étrange, et fissurée par le passage de la lame, crépitante de l'énergie libérée, avant que celle ci n'explose tout simplement, laissant quelques aventuriers se remettant d'un combat, aller s'écraser au sol lourdement. Cela faisait la deuxième fois, en quelque chose, et j'estimais que la prochaine fois que j'étais si proche d'un maléfice, j'irais courir loin d'ici pour bondir dans le premier coin perdu pour me cacher. Mais l'instant n'avait rien de drôle, bien que je me retrouvais encore au sol en prenant le temps de vérifier intérieurement qu'il ne me manquait aucune partie de mon corps que mon cerveau n'aurait pas encore identifié comme étant la cause d'une souffrance atroce, j'allais bien, ce qui ne fut pas le cas d'Eskel.

Une entité rieuse soulevait son corps, invisible à nos yeux, après avoir balancé Dan plus loin, qui était venu à son secours. D'un geste, ou ce qui semblait en être un, par le son du vent remué au passage, une lame trouva sa place dans le ventre du guerrier, y extirpant une giclée de sang et de morceaux impossible à identifié. C'était ses derniers instants, alors qu'il fut relâché au sol, des pas lourds s'enfuyant à toute hâte, se moquant de notre faiblesse. Une lame était resté, et elle fut balancé ailleurs quand Tao'Bei et Liu s'occupèrent rapidement du mourant. Mais ce genre d'état ne trompe pas. Eskel était condamné. L'un d'entres nous fut vaincu, suivant l'étrange mystère de l'élémentaire géant. Nous avions les yeux ouvert, mais ils ne pouvaient pas véritablement voir. Et cela coûta la vie à l'un des nôtres.

Rentrant bien misérable, en compagnie d'un Nain inconnu qui énerva Dan de quelques reflexions propres à lui même, c'est à dire qu'il s'en fichait pas mal, découvrant une situation peu commune, mais étant juste curieux de voir quelques baroudeurs traîner un de leurs loin d'un combat improvisé. Nous rentrions alors au Bosquet pour y prendre du repos, et mettre au feu le corps d'Eskel, dans quelques derniers propos. La soirée fut calme, et comblée par la rencontre d'un Gnome passablement agacé, d'une prêtresse de la Lune, et de ce nain se reposant contre un arbre. Eskel venait de périr, Danothor devait partir, et j'avais du affronter le regard pénétrant de mon Mentor venu connaitre la situation de notre voyage. Comme d'habitude, celui ci était intéressé et compréhensif de notre halte. Mais ce calme, sa patience, pour cet être, m'effrayait autant que de voir Valérius abattre un être vivant d'une lame froide et silencieuse, rendu bruyante uniquement par le bruit de la peau arrachée par le fil de son épée.

Au final, j'allais trouver du repos dans un coin de l'auberge elfique. Tout cela m'avait véritablement oppressé, et bien que les disputes ou les conflits par les mots me passaient largement au dessus de la tête, n'ayant plus l'âge pour ses simagrées, c'était plutôt l'avenir de notre voyage qui cherchaient des milliers réponses pour des centaines d'interrogations. Bientôt, nous devrons poursuivre, et d'ici là, élucider le mystère de Dalwenore."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Lun 18 Avr 2016 - 16:26



1.12.


"Ce fut une longue journée, ça, c'est certains. La matinée comme convenu, fut tranquille, bien que légèrement agitée par un entrainement en compagnie d'Ydalros qui me montrait alors que la cape n'était pas qu'un ustensile pour s'empêcher de mourir de froid, et se donner un style ténébreux dans le coin d'un débit de boisson.  Mais si je dois admettre quelque chose, c'est que je fus porté par un peu plus de souplesse par la crainte de ne pas savoir esquivé une épée aussi énorme que les deux armes qu'il portait dans chaque mains, ce que j'aurais surement moi même du mal à tenir dans mes deux mains.  Mais j'échappe au moment où je devrais écrire les lignes sur ce qu'il s'est passé, c'est dans ce genre de moment que reviennent les images des horreurs vécus. Comme des flash blanc instantanés qui nous illuminent en laissant une vague impression d'être revenu dans le passé. Un passé bien trop proche à mon goût, mais qui n'est que le prémices à un futur toujours aussi brutale.

L'après-midi s'achevait petit à petit, le soleil s'approchant de la ligne d'horizon, alors que le groupe se préparait à partir dans ce qui serait surement notre dernière enquête au sud d'ici. Premièrement, parce que nous étions pour la plus part sur les nerfs après ce qu'il s'était passé la nuit dernière, et secondement, car notre voyage devait toujours être achevé, et que les membres du Kirin tor dans les Hautes-terres n'y resteraient pas éternellement sans avoir trouver l'objectif de leur présence là-bas. J'avisais alors le groupe que nous formions, et il faut dire que nous avions bonne allure, bien que nos tenues étaient toutes bien différentes, tout comme nos talents, nos objectifs et nos affiliations - pour ma part, je n'ai pas du tout et maudit soit le jour où les autorités des Hommes me demanderont des comptes car je suis née dans les Bois de la Pénombre.

Ydalros, guerrier ancien, se tenait en compagnie d'une prêtresse d'Elune nommée Andy'laya. Ragian parti quant à lui se reposer, éprouvé par les derniers conflits dans le Loch. Des nouveaux compagnons se tenaient donc présents. Dan, le jeune disciple de la voie des Pandaren, ainsi que Tao'Bei toujours présent et volontaire. Un Chevalier de la main d'argent nommé Kyrte Dalson s'était joint à nous, ainsi qu'un autre paladin du nom de Gareth. Le nombre de nos compagnons s'acheva sur la présence du gnome possédant l'orbe pouvant nous venir en aide. Après de courte présentation, j'observais avec inquiétude le soleil chutant de plus en plus vers son crépuscule, et poussait alors la compagnie à se mettre en marche vers le sud, où nous devions venger la mort de ceux qui essayèrent de venir en aide aux Paluns.

Muni de notre courage et d'une volonté forte pour diverses raisons, les autres avançaient, et je les suivais. Non pas que je marchais loin d'eux, mais je pense que je me sentais bien moins sereine que les autres, mon cœur battant lourdement dans ma cage thoracique - ironique d'écrire cela, en me souvenant que le Gnome se nomme Thorask Note : Il s’appelait Triceps, d'après Ydalros, en même temps quels parents iraient nommer leur enfant comme ça. Pourquoi pas "Pectoraux" ou "Abdominaux" au passage...- mais il fallait poursuivre, et je ne désirais pas être une lâche ayant abandonné les siens. Et encore moins une lâche seule si tout le monde décidait qu'il était stupide de suivre une poltronne une armure suspecte qui les guident vers une soit-disant âpre quête. Les sentinelles nous adressèrent un vague regard, et quelques mots d'encouragements aux Kaldorei qui nous accompagnaient, pour ma part, je n'en demandais pas plus, et remerciait le fait que le Chevalier de la mort ne soit pas là sur l'instant, ce qui facilitait grandement notre sortie sans élan de haine ou jurons dans notre dos.

Quelques instants passèrent, et après une marche sous une désagréable petite pluie, suffisante pour me faire sentir l'eau coulant à travers les écailles pour venir humidifié le cuir puis le tissu de ma tenue en dessous. J'aurais offert ma misérable fortune pour être sous un toit non loin d'un foyer, mais au moins l'hiver était désormais éloignés de plusieurs semaines, et le froid disparaissait peu à peu alors que la chaleur prenait place. Après une trentaine de minutes, ou bien moins, je ne saurais dire, ayant passer mon temps à essayer de calmer mes nerfs en agitant mes bras trempés sans solution à ce problème, nous étions revenu à la pierre. Celle ci semblait ne pas avoir changer, ni le lieu même, comme si nous venions d'y revenir sans que quoi que ce soit ne fut hier, et j'étais étonnée de ne plus voir le sang laissé là par la blessure mortelle d'Eskel. Définitivement, quelque chose ne tournait pas rond.

Le Gnome leva l'orbe du mage, et la balança sur la statue, ayant eue l'effet de produire un son étrange, suivit par le silence consterné de tout être doué de conscience devant une tentative téméraire de magie. Expliquant ensuite au moins qu'il visualisait la magie comme l'effort à balancer des boules de feu mortelle sur des adversaires en panique. Tao'Bei au moins eue l'expérience pour nous guider, en lui laissant l'orbe, il fit un effort de concentration avant que celui ci ne s'illumine d'une légère lueur verdâtre. Dévoilant l'effet de la magie enfermée dans l'orbe qui accomplit le mystère du géant élémentaire. "Ce que vous ne pouvez voir, même les yeux ouvert", fut finalement visible, et je commençais à avoir l'habitude de retenir mon repas, après tout, les restes de ses délicieux fruit ne méritaient pas finir par terre en pleine digestion.

Le sol était rempli de sorte de veine sanguine battante, d'un mauve sinistre, et luisante légèrement comme si des cendres s'en extirpaient pour remonter dans l'air. Comme si la terre était devenu de la chair, plus molle et plus juteuse. Difficile à dire si les autres étaient aussi horrifiés que moi, mais au moins atteins par la vision macabre, aux vues des différents noms évoqués comme des boucliers de Foi devant l'abominable. Des traces se mêlaient aux pseudo-veines, comme des petites flammes de la même couleur qui s'élevaient sur le sol autours des marques de corruptions, ressemblant à des traces de pas tournoyante avant de repartir vers le sud. Mais celle ci ne seraient pas éternelle, car elles commençaient petit à petit à se dissipé, alors que en échos vers l'Ouest, un hurlement de panique fut audible.

Il fallait faire un choix, et le bon. Abandonner un cri de détresse ou poursuivre la route des pas enflammés. Je fus étonnée du choix, car il était le plus pragmatique. En moi, un sentiment de déjà vu naissait petit à petit, celui d'avoir le choix entre la mission et la survie d’autrui. Mais à la différence, c'est que l'on ne connaissait rien de l'état de ce hurlement. Ni qui était en détresse, ni pourquoi. ni comment. La quasi-totalité de la compagnie prit alors la route du sud, sauf Gareth, malgré toutes nos demandes, qui poursuivit vers le hurlement de panique. Ce qui me paru un acte suicidaire que de se jeter les bras tendu vers une potentielle menace horrible.  Mais à la suite, je n'avais plus le temps d'y réfléchir très longtemps.

Tao'Bei s'écrasa lourdement sur le ventre, quand un élémentaire se jeta littéralement sur lui, écrasant le Pandaren par terre. Celui ci tremblait légèrement, comme si l'action avait été particulièrement drôle, pendant que deux autres, bien plus massif, étaient en train de naître dans l'eau. Leurs bracelets élémentaires laissant passer les flots à travers ceux ci, et créant petit à petit une forme massive et inquiétante. D'après les dires même de l'élémentaire de vase sur Tao'Bei, ils étaient là pour nous ralentir, et nous avons été ralentit. Le groupe se défendait, et comme la soif d'abattre leurs adversaires semblait trop grande, nous laissions le temps aux immenses entités de s'installer sur la berge pour nous affronter. J'observais, en arrière, un combat qui me laissait l’amer impression d'une porte close juste derrière notre objectif, sans que personne ne force la serrure.

Après une dizaine de minutes, les élémentaires furent vaincu, sans coûté quelque coup et blessure bien senti, des tentatives de noyades, et une utilité très sommaire pour ma part, car je n'aurais servie qu'à peu de chose si ce n'est agité mon épée dans le vide. Reprenant rapidement nos forces, en soulevant les blessés et les hébétés, nous trouvions le temps alors de faire un état de la situation, rapidement brusqués par l'apparition d'un échos lointains. Celui du hurlement de douleur d'un être aussi ancien qu'immense, visible au loin dans le lac, la stature de l'élémentaire massif dépassant de l'eau jusqu'aux hanches, les bras tendu, en train de souffrir le martyr.

Nous hâtant de rejoindre le lieu le plus proche de l'élémentaire, les traces ayant disparut, nous tombions alors que le responsable de tout les maux survenu depuis le début de notre enquête. L'orbe l'illumina et dévoila peu à peu son être, tandis que la peur s'engouffrait dans mes entrailles, de plus en plus, une horreur profonde qui me fit lâcher mon épée au sol. Ce n'était pas un simple homme, un orc ou autre laquais. Une entité que je n'avais jusque là jamais vu, et mon premier réflexe fut de faire quelques pas en arrière en vue de partir en courant quitte à devoir retourner en Khaz Modan, en escaladant la montagne moi même, sans corde de sécurité. Un Satyre se retournant, en relâchant un instant le sortilège qu'il usait que l'antique esprit, avant de nous faire face. Au même moment, une jeune Kaldorei arriva, haletante, s'excusant de n'avoir sue arrêter le groupe. Gareth était tombé dans un piège, mais avait su rapidement revenir pour nous rejoindre.

Illustration du combat:

Le combat s'engagea quand le monstre corrompu s'essaya à abattre sa propre servante, en usant d'une bien sinistre magie, des arcanes mauves et crépitantes, qui devait infesté la corruption pour les sens d'Ydalros. Et chacun firent de leurs mieux pour se défendre, car le combat fut long et difficile. Je fus la seule à ne pas subir de séquelle, surement à cause de la lâcheté, de n'avoir pas affronter le Satyre de face. Je ne lui ai même pas laissé une blessure, car mon bras était trop faible, mon épée tremblante. Face à lui, je n'étais rien. Mes compagnons eux luttèrent d'arrache-pied pour abattre l'entité, ce qui advient au prix de maintes blessures et douleurs. Jusqu'à ce que la magie s'échappa du contrôle du Satyre, qui s'élevait doucement dans les airs, un cristal mauve fissuré et crépitant d'énergie. Il avait tout offert à ce cristal, maintenant que celui ci devait être sur le poids d'être détruit, il exigeait son due, et le corps du Satyre se désagrégeait petit à petit.

Je fus la seule épargnée de l'explosion du cristal, en me baissant au sol brutalement, les mains sur la tête. Cela semblait un réflexe de survie, mais me laissa la chance d'avoir été oubliée par la déferlante chaotique des arcanes libérés. Le sol avait été labouré, la mousse et la boue éparpillé autours d'un petit cratère où des arcs luisants d'un mauve inquiétant, continuaient d'être visible tandis que cette force impur s'en retournait doucement au néant. La victoire eut le prix des maux de mes compagnons, et la Kaldorei, une certaine Faelyda, épargnée de son jugement malgré la mort qui lui aurait été mérité. Mais n'était ni juge, ni bourreau, je n'avais rien à dire là-dessus, et j'étais de toute façons bien trop occupé à voir si mes camarades n'étaient pas tous mort.

Après un petit instant pour s'en remettre, nous retournions au Bosquet en trainant un Dan inconscient. Bien que libéré, l'esprit antique avait tant souffert, qu'il nous remercia certes, mais jura de partir de cette terre en l'abandonnant à ceux qui reviendrait y amener avec eux le mal et autres vices possible. Quelques cadeaux nous furent remis, bien que je n'en connaissais pas vraiment la nature, visiblement d'anciens objets elfiques perdu durant le voyage des Kaldorei jusqu'aux Paluns. Mais mon intérêt se portait petit à petit à mon propre état, et je me sentais une nouvelle fois telle une miraculée, celle qui reste en vie au milieu du fracas de géant digne des histoires et légendes de notre monde. Remettant Faelyda aux sentinelles et à un Druide, Yhelnore, abattu par le drame de cette histoire. Nous avions achevé notre tâche en ce lieu, et sur mes épaules, disparaissait l'impression d'un terrible poids.

La route vers les Hautes-terre ne sera plus bien long, mais au moins, je pouvais profiter du repos dans l'auberge elfique du Bosquet.La nuit était tombée, une fois rentré au village. Bien que je vous passe les détails des simples discussions, et autres conversations ne concernant que nous et notre petit groupe, j'en profitais pour aspirer une dernière fois au repos de cette ville. Et puis, les fruits là-bas sont vraiment délicieux."


Dernière édition par Linaild le Ven 22 Avr 2016 - 22:49, édité 1 fois
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mar 19 Avr 2016 - 15:19



1.13.


"La fin du voyage. Celui ci ne fut pas l'un des trajets les plus âpres que les explorateurs de notre temps aient accomplit.. Descendre de Khaz Modan, et remonter vers le nord dans les anciens domaines des Hommes où les royaumes puissant s'étaient entendu jusqu'aux portes de Quel'Thalas, avant que tout ne devienne que chaos et complication. De nos jours, là où les humains pouvaient partir le cœur léger vers cette direction dans le passé, l'on craignait maintenant être prit entres deux fronts, sous l'emblème des survivants de l'Alliance, en face des étendards rouge des alliés de la Horde. La guerre s'était achevée lors de la chute d'Orgrimmar. Mais pour certains, l'oppression et la peur n'avaient jamais disparue.

Quant à nous, nous profitions malgré quelques lignes bien sinistres, de l'agréable paix d'un campement au dessus d'une colline, installé contre un arbre, laissant l'orage qui nous avait frôlé retourner vers Dun Morogh, par des vents capricieux. Comme convenu, après avoir du subir l'atrocité du Satyre non loin de l'eau, nous profitions de la nuit et de la journée pour prendre un repos convenable. Les Kaldorei du Bosquet du Gardien Vert n'étaient pas les plus joyeux de nous avoir encore dans les pattes, mais nos efforts à accomplir une mission en leur nom fut apprécié par les plus paisibles, mais le regard des Sentinelles restaient gênés. Je lisais presque sur le trait "Merci, maintenant barrez-vous", et j'escomptais leur obéir dès que possible. Mais pas sans récupérer quelques fruits en plus.

Dan était toujours inconscient après la déferlante arcanique qui ravagea la motte de terre où se trouvait notre adversaire, ainsi que tout son projet sinistre concernant l'esprit ancien.  Tout cela ressemblait de plus en plus à une fable, mais le merveilleux s'approchait toujours plus de possible quand l'on quitte le commun de ses terres pour découvrir des histoires si différentes, venant d'un peuple antique. Yhelnore nous salua une dernière fois, et nous nous préparions à reprendre la route après une courte discussion avec une marchande itinérante. Celle ci vendait quelques élixirs, mais certains semblaient plutôt fait pour des vies paisibles que pour des aventuriers. Surement était-ce à cela que certains se raccrochaient encore. Une vie où l'on aspire à réfléchir plutôt sur la manière de cuisiner avec certaines épices, que de savoir comment survivre au lendemain. Pour ma part je préférais étrangement la seconde option. Bien qu'étant une éternelle froussarde, je n'ai jamais eue non plus l'envie d'une vie paisible. Ironique non ?

La route fut donc débuté pour remonter vers le grand pont du Viaduc de Thandol. Pour ma part, j'enviais déjà la vision d'un lieu si majestueux. Construit il y à longtemps désormais mais avec la quintessence de artisans de ce moment. Cela nous ferait du bien devoir quelque chose qui ne serait pas dangereux, mortel, et parfaitement horrifiant. Mais je ne me doutais pas à ce moment de ce que nous verrons sur notre chemin, serait bien plus beau que prévu. La compagnie marchait avec en tête, Ydalros, Tao'Bei, Liu et moi même, accompagnés de la marchande itinérante ainsi que d'un Nain du clan Sombrefer, nommé Abroham. Celui ci semblait avoir quelque chose de très étonnant et surement énervant pour tout le monde, mais qui lui semblait tout à fait commun et je me souvenais rapidement des liens bien différent qu’entretiens les Sombrefer avec ce genre d'être. Il avait un Diablotin dans sa besace, et je me demandais en premier lieu si Ydalros contiendrait son envie de le réduire en charpie. Avant de ressentir l'envie de revoir Xell.

Mais je m'égare, et ce que nous avons vu vaut la peine d'être raconté. Malgré le temps exécrable et la pluie nous ayant gêné le long de la route, quoi que légère, elle poursuivait l'oeuvre de l'humidité à rendre nos habits collants et moite. Alors que des éclats lumineux, aussi proche qu'ils semblaient lointains, vinrent à apparaître sous nos yeux, je décidais que je me foutais que mes habits étaient désagréable à porter, sur l'instant au moins. Les lueurs étaient douce, et scintillante, alors qu'un léger bruit de sifflement agréable se faisait entendre. Le Feu-Follet apparaissait entres les scintillements, et laissa une phrase que seul Ydalros dut comprendre, nous traduisant cela comme un message d'Adieu. "Ande'thoras-ethil" résonna dans nos esprits, avant que tout cela cesse, laissant à nouveau l'ambiance détestable de la route prendre le dessus sur la paix ressenti sur l'instant. Il y avait un autre sentiment qui venait s'ajouter pour ma part. Celui de la tâche accomplie, depuis que le Feu-Follet était apparu dans le Fortin des Nains.

La marche reprit, jusqu'à finalement arriver au Viaduc que nous avions vu au loin par la majesté de sa structure immense. Traversant celui ci, tandis que la nuit tombait doucement, laissant la pénombre s'installer, la nuit de plus en plus profonde, nous avions toutefois pus voir la personne étalé plus loin au sol. Le Nain, Abroham, décida d'y aller en premier pour s'assurer qu'il n'y avait pas de problème. Et effectivement, il y en avait un, mais il ne nous regardait pas. C'était celui d'un homme habillé d'une armure d'acier aux contours rouge, portant un tabard au fond rouge aux contours blanc sur lequel était installé le blason aigle blanc. Symbole de Stromgarde. L'homme semblait agonisant, sa pauvre monture ayant reçu le même sort, et aucuns d'entres nous n'aurait pu espérer le guérir sans un véritable miracle.

Nous laissant légataire d'un message pour son fils et son commandant, dans une petite besace de cuir. Celui ci rendit l'âme, avec notre compagnie comme entourage, après avoir maudit les Raptors errant l'ayant pratiquement dévoré vif. C'était une bien triste fin, mais bien réelle, et je me retenais aussi de demander au Chevalier de la mort qui était loin derrière, de venir pour me porter sur son dos. Bien qu'avec le recul, cette envie me paraissait aussi terrifiante qu'une ruée de ses bêtes sanguinnaires. Mais nous y étions au moins enfin, après le passage du pont,  s'étendait la vision nocturne des Hautes-terres d'Arathi, bercé par le voile de nuit aux quelques étoiles scintillantes là où les nuages ne les gênaient pas. La tempête était derrière nous, et nous avions évité l'orage qui tonnait au loin dans le sud.

La destination était alors offerte par cette triste rencontre. Nous estimions que le mieux pour débuté l'enquête et accomplir une dernière volonté serait de rejoindre le Refuge de l'Ornière. Mais dans l'absence de bourgade ou autres petit village, refuge, ou même une grotte qui ne serait pas extrêmement dangereuse - Bien que mes compagnons eux n'y auraient pas trouver de difficulté, je n'aurais pas pu fermer l’œil de la nuit. Croyez moi, quand vous essayez de dormir dans une crypte abandonnée en pensant que cela empêcherait les entités errantes de vous retrouver, vous comprenez pourquoi les lieux sombres ne sont pas les meilleures des idées, qu'une fois poursuivit par je ne sais quel créature. Pour ma part, c'était par un charognard revenant qui avait entreprit de dévorer les restes d'un tombeau familial, mais un peu de chair fraîche ne l'aurait pas déranger.

Sur la route, un homme nous saluait en demandant un instant pour l'écouter. Bien que personne n'était enclins à s'arrêté pour un vagabond sur la grande route, tout le monde était particulièrement craintif que cela soit un premier piège alors que nous étions à peine arrivé dans les Hautes-terres. Mais ce ne fut pas le cas, et l'homme se présenta comme étant "Edrick Coupole", un fervent partisan de la cause d'un contremaître de sa ferme nommé "Phil le Vrai" qui exhortait les voyageurs à croire les propos des formes militaires présente sur ses terres. Cela semblait aussi bénin, que suspect - et que stupide avec un peu de recul. Quand vos terres sont menacés par des bandits, des bêtes sauvages, et des Profanateurs réprouvés, la dernière chose qui soit utile pourrait bien être de se mettre à dos les soldats enclins à vous protéger.

Mais nous le suivions alors qu'il allait chercher un de ses camarades, avant de décidé de nous accompagner vers le nord, mais son ami lui n'avait pas eu beaucoup de chance. A quelques pas d'ici, l'on ne trouvait plus grand chose de son compagnon que des morceaux éparpillés entres le sol et les gueules ensanglantés des Raptors sauvages. Ma première réaction fut de vouloir imité l'homme bondissant par terre en paniquant, mais je retenais plus geste avec un déni exercé de ma propre lâcheté, dont je commençais à avoir l'habitude. Et il fut décidé qu'il serait raisonnable d'abattre les bêtes avaient que d'autres voyageurs ne soient massacrés de la même façons. Ce qui devait aussi être la raison de la mort du Soldat sur le pont.

Le combat fut rapide, et particulièrement salissant pour certains, plaignant le mal de dos qu'Ydalros avait du subir quand un Raptor pratiquement aveugle se ruait au loin en piétinant le Kaldorei, sans l'avoir vu. Mais nous étions tous sain et sauf, et l'action notable vu le coup de lampadaire sur le crâne du Raptor trop proche de moi à mon goût, donné par la marchande très pâle. Récupérant un Edrick aux sous-vêtements souillés par le relâchement de ses émotions, nous poursuivions alors légèrement vers le nord pour trouver un endroit où camper. Ses terres magnifique n'en manquaient pas. Le bonheur fut trouvé en haut d'une colline, comme dit dans les premières lignes, où nous passions alors une très agréable soirée à discuté comme si nous n'étions pas en quête d'un grimoire maudit que les laquais d'un Seigneur de l’Effroi désirait utilisé dans l'espoir de faire venir en ce monde leur sinistre maître.

Et pour dire vrai, j'en avais besoin. L'espace d'une nuit, je sentais s'échapper mes craintes et mes doutes sur notre présence ici. Je sentais que je me trouvais en compagnie d'ami, plutôt que de simples passants armés pour abattre quelques obstacles. Et après moult ânerie et quelques discussions plus profonde sur la nature de notre voyage, je m'endormais alors aux côtés du Tigre de monte d'Ydalros, auquel j'avais trouver une bonne compagnie après avoir envie réussi à me mettre en tête que celui ci ne me dévorerait pas si je le regardais de travers.

Cela marque la fin de notre premier voyage, et le début de notre première quête. Dans les jours qui viennent, nous serons surement confrontés aux complots, aux intrigues, aux combats difficiles, pour mettre la main sur le Grimoire de Dorian. Mais installée à la lueur d'une petite lune accompagné de milliers d'étoiles, je dois dire que je n'étais pas si inquiète que ça.


Fin du premier chapitre."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mer 20 Avr 2016 - 15:30


Illustration Linaild:


Chapitre 2 - Le grimoire de Dorian.

2.1.

"La situation dans les Hautes-terres est bien symbole des problèmes de notre temps. Les caprices, la haine, les doutes, puis arrive le sang qui coule. Nous sommes donc dans l'impasse, tiraillés entre l'idée de poursuivre une mission ou de ne pas abandonner certaines vies à une mort aussi terrible que futile. Mais les Mages du Kirin Tor sont à une quelques pas désormais, du moins, bien plus qu'ils ne l'étaient ses derniers jours. Le Donjon de Stromgarde n'était plus que des ruines et quelques bâtiments dans lesquels erraient certains encore attachés aux derniers restes de la grandeur de la citée. C'est là bas que le conseillé Jormont devait s'y trouver. Les informations furent trouvés au Refuge de l'Ornière, après avoir rencontrer certains des principaux protagonistes de ce lieu. Comme d'habitude, toutefois, les choses ne furent pas si simple.

Un sentiment soucieux envahissait les lieux, celui de gens tendu et nerveux à l'idée que les événements pourraient très mal finir, et c'était justifié. Le capitaine Durinor vient nous accueillir, et nous débutions l'entrevue par lui rendre la besace de son soldat retrouvé mort au Viaduc de Thandol. Un brin de tristesse fut lisible dans son regard, bien qu'il devait être un homme âgé autant qu'un soldat habitué à ce genre de nouvelle, il devait toujours avoir à cœur d'entendre des meilleures nouvelles. Mais plus que de l’apitoiement, il nous confirma les soucis engendrés par les hommes dont parlait Edrick Coupole - La communauté du Vrai. Des fermiers soulevés pour une raison que nous comprenions désormais. Et pour ma part, je ne savais pas qui juger et à qui donner raison, bien qu'avec le recul, je dois dire que je n'en n'ai que peu de chose à faire.

Les troupes de Durinor utilisaient les jeunes et les glandouilleurs pour effectués des tâches de maintenance sur l'équipement militaire, ou encore préparer les rations. Des œuvres faciles, mais ils ne leurs demandaient pas le choix, estimant qu'il était une juste contribution que ceux ne travaillant pas aux champs puissent au moins aider à ce que l'armée soit en bonne forme pour survivre aux problèmes des Hautes-terres. Phil le Vrai ne voyait pas les choses ainsi et s'offusquait de ne pas avoir le droit au choix. Bien qu'il n'y avait pas de combats entres hommes, les fermiers refusaient certains travaux,et les ravitaillements rendu pour les troupes étaient de plus en plus mauvaise, alors que les relations se dégradaient à vue d'oeil. Ce qui n'était vraiment pas bon, si proche de la Horde, malgré la trève.

Et cela éclata, et comme d'habitude, nous étions au milieu. Pendant la conversation avec Durinor, un bruit énorme éclata, par la seule volonté de quelqu'un hurlant par le passage sud du refuge. La confusion se mêla à la colère, alors que les soldats tournoyaient dans tout les sens pour récupérer des armes et partir en position vers une menace potentiellement effrayante. Pour être effrayante, ça l'était. Une troupe d'Orc, ainsi qu'un massif Tauren portant un totem sur l'épaule, étaient en position de combat devant le passage, prêt à fondre dans la masse humaines qui auraient bien du mal à contenir ses ennemis même en sous-nombre. Néanmoins, le guerrier massif en armure de plaque de guerre ne semblait enclin à le faire, mais hurlait à Durinor de venir le confronté.

Le Capitaine fut rejoins par Ydalros et Gareth, un antique guerrier elfique et un Paladin de la Sainte Lumière ne furent pas de trop, pour essayer de trouver un compromis avec le puissant guerrier répondant au nom de Krash, Garde de Sang de la Horde. Celui ci accusait les forces de Stromgarde d'avoir massacré une patrouille de six de ses Grunts alors que la trêve semble avoir lieu, et qu'ils évitaient de tomber nez à nez avec l'Alliance dans une période de tension, et aussi proche d'un territoire toujours agités comme le bassin d'Arathi, où les hommes d'Arathor et les Profanateurs réprouvés étaient toujours à couteaux tirés. Cela était vraiment stupide si les humains avaient vraiment fait cela, mais je me retenais de l'ouvrir pour qu'une rôdeuse ne finisse pas encastré dans le sol. Bien que me convertir en plante verte serait peut-être un projet d'avenir intéressant.

La discussion entraîna à cela : La Horde établissait un blocus sur la route vers Stromgarde, le temps que les troupes de Durinor trouve le véritable coupable, si ce ne sont pas eux les responsables. Bien entendu, cela ne convenait qu'à Krash, mais je pensais bien qu'il se foutait du reste, tant que l'on comprenait pourquoi ses guerriers avaient été tués. Au moins, je ne serais pas au milieu d'une bataille que mes compagnons auraient rejoins, et nous discutions alors de ce que nous pourrions faire. Joint par l’Émissaire Yvan, qui avait faire une grande route pour nous retrouver, celui ci quémanda l'aide de notre groupe, au nom de l'Alliance qu'il représente, pour l'aider à arranger la situation dans un sens qui ne serait pas propice à un massacre pure et dure.

Voilà que nous étions engagés dans la politique des tensions entres les factions présentes, et je récitais dans ma tête quelques litanies à la Sainte lumière pour la questionner sur le fait qu'elle désirait toujours m'envoyer contre des murs de pierre à escalader avec mes dents et les mains noués dans le dos. Ydalros guidait le groupe vers le blocus des Orcs, pour demander à retrouver le lieu du carnage et débuté une enquête. Bien que mal vu par les guerriers de la Horde, leur chef lui accepta de nous y guider. Le terrain avait déjà été plus ou moins nettoyés de la bataille qui y avait eu lieu, n'y laissant que des affaires éparpillés, quelques restes et le sang imbibant toujours la pierre et les herbes. Visiblement, le travail avait été soit bâclé, soient ils s'en foutaient et désiraient brûlé les corps de leurs compagnons qui étaient installés sur un bûcher de fortune un peu plus loin, avec les derniers honneurs qu'ils méritaient.

Si Ydalros avait trouver quelque chose d’intéressant, une épée rouillée et de facture humaine, portant les initiales "Ran" avec des lettres effacés avant et derrière, ce fut Liu qui eut l’œil le plus perçant. Et ce fut vraiment étonnant de sa part, la Pandarène avait clairement réussi à trouver derrière un buisson, les formes ombreuses de ceux qui nous allions affrontés un instant plus tôt. Après avoir discuter comme ci rien n'était, nous essayons alors de les encerclés, et l'attention nous fut renvoyés, au groupe constitués de moi et Ydalros, tandis que Liu et la marchande qui nous avait accompagnée, passaient de l'autre côté sous couvert des montagnes. Mais nous deux avions été bel et bien vu. Puis une flèche perça l'air et se logea dans l'épaulière du Kaldorei.

Étonnés par l’apparition d'Aldhéral, le tigre d'Ydalros, je me jetais pour ma part à couvert dans la crainte qu'une flèche me soit destinée et m'atteigne quelque part de plus vitale que dans une épaulière en plaque. Le félin plaqua brutalement l'un des espions au sol, tandis que l'autre essayait de fuir de l'autre côté, avant de tombé sur Liu qui lui barra la route. Ce qui suivit fut brutal, mais pour eux, et Liu et Ydalros mirent fin à la vie des deux embusqués. Ou du moins, à la non-vie. Peu après avoir fait le constat qu'il s'agissait de mort-vivant, un bruit de claquement agaçant survint derrière nous, tandis que marchait tranquillement un Réprouvé habillé d'une sinistre tenue noire faites de différentes lanières de cuir renforcés.

Discutant un instant avec nous, en ayant su nous convaincre qu'il s'agissait de traître qu'il traquait, un compromit fut établit : Il dirait aux troupes du Trépas d'Orgrim, celle du Garde de Sang Krash, que les assassins de ses Grunts étaient des Réprouvés mutinés désireux que la guerre se poursuive pour les intérêts de Fossoyeuse.  Et nous l'aidons à mettre la main sur la tête d'un Apothicaire travaillant plus loin aux abords des montagnes. Bien que personne n'était très confiant de la situation, nous suivions tout de même celui que l'on apprit être le Necrotraqueur Vral. Et la suite allait être très compliqué. Après une petite route vers l'Ouest, alors que la nuit tombait de plus en plus, mais que nous étions au moins épargnés de la pluie matinale qui avait été agaçante. Le petit campement de l'Apothicaire semblait très humble, voué à des recherches rapide et simples, et ce Ysensel semblait être en train de finir ses essaies sur des fioles de différentes couleurs, qui de loin pouvaient avoir l'air sympathique, mais je me doutais que boire le contenu de celle ci auraient des effets catastrophiques.

Contournant le campement pendant que le Réprouvé l'avaient infiltré en glissant depuis la hauteur, Ydalros chargeait alors l'ennemi de front, épaule en avant, résultant d'une situation très étrange et potentiellement hilarante d'un point de vue extérieur. Pour ma part, je ne riais pas trop, toujours nerveuse que les choses tournent mal, mais l'Apothicaire nous adressa un grand signe de main, avant de se faire balancé par dessus une table de recherche et éclaté à même le sol par l'épaule du Kaldorei. Dans un juron étouffé, surtout à cause de l'étonnement et de son état particulière - Coincé par terre, entres quelques planches de bois d'une caisse éventré, le doute commençait à se lire sur le visage de mes compagnons, Liu déclarant même que l'on se trompait, car Ysensel semblait "sympathique". Et je me demandais sérieusement comment avait-elle pu survivre depuis tout se temps, sans vouloir prendre dans ses bras un monstre horrible qui aurait pu lui sembler doux et soyeux, avant de la manger gouluement.

Finalement, Ydalros décida de s'en prendre au Nécrotraqueur Vral, qui l'empoisonna d'une fiole verdâtre, peu après avoir été embroché au sol par une des épées du guerrier. Je venais de sauvé l'apothicaire du coup de grâce, me retrouvant à rouler au sol dans une cabriole stupide avec celui que l'on devait maintenant protéger. Désarmé, maltraité, embroché, Vral disparut finalement dans un nuage d'ombre, usant d'une magie aussi déstabilisante qu'inquiétante. Fondre ainsi dans le vide semblait irréelle, mais voilà qu'il venait de le faire, ne laissant que l'épée d'Ydalros au sol, ayant emporté un très très lourd tribus au non-vivant. Tous inquiets de l'état du Kaldorei, depuis le jet de fiole, c'est l'Apothicaire qui le guérit avec un tonique dont le goût devait être parfaitement horrible, qui secoua les tripes du pauvre guerrier, avant de le guérir peu à peu. Visiblement, les guerriers Orcs soignés par leurs alchimistes, avaient la vie dure, et je comprenais pourquoi certains mangeaient autant, pour compenser l'horreur de devoir boire ce genre d’élixir.

Laissant l'Apothicaire travaillant étrangement sur des écrits concernant des malédictions de sang, pour en contrer les effets, il était difficile de connaitre les véritables intentions du Nécrotraqueur. Est-ce une trahison, ou un autre plan ? Et qu'est-ce que son Seigneur, "Pestelame" Garreth, devait en penser ? Était-il de mèche ou ignorant des méfaits de son séide ? Les questions m'embrumaient l'esprit alors que nous marchions vers le Refuge pour y trouver du repos, aussi difficile à acquérir fut-il au vue de l'état du refuge et de la situation. Une courte halte vers le Blocus fut faite pour discuter de la situation, et nous rentrions finalement pour trouver une Orque discutant avec Durinor. Visiblement, les fermiers avaient été suffisamment ahurit ou inconscient pour attaquer une patrouille de Réprouvé au nord-Est, résultant d'une irrémédiable demande de pouvoir massacrer la totalité des fermiers de la communauté du Vrai.

Encore une fois, la situation semblait être sur le point de très mal finir. Mais sur l'instant, il nous restait un peu de temps avant le bain de sang, et j'escomptais me reposer avant que les choses ne dérape, profitant une nouvelle fois du confort d'Aldhéral pour oublier l'espace d'une nuit, le sentiment de les entrailles noués par de possible horreur à vivre, en espérant franchement que nous retrouverions le Grimoire de Dorian à temps."


Dernière édition par Linaild le Ven 22 Avr 2016 - 22:46, édité 1 fois
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Ven 22 Avr 2016 - 13:25




2.2.


"La convalescence a un goût de simple paix. Je pensais que le jour où je serais sérieusement blessée, j'irais ramper dans un tas de boue en grattant des ongles au sol et en implorant que l'on me sauve la vie. Dans mes cauchemars, en général, personne ne vient pour le faire. Puis je me réveille en sueur en me souvenant de la lame, des crocs, des griffes, et même une fois des flammes ardentes, qui viennent pour me consumer. De quoi vous mettre de bonne humeur toute la journée, mais c'était une vision très romancés, parce que les événements finissent rarement comme on l'entend, surtout si l'on se base sur ses rêves pour penser à la suite. J'écris ses lueurs à la lueur d'un feu de camp, et il vous serait difficile à croire auprès de qui, bien que si vous commencez à me connaitre, vous qui lisez ses lignes, vous saurez que je m'en sors plutôt bien avec les nouvelles rencontres.

Et celle ci débuta par une scène qui prend aux tripes, deux jours plus tôt. Le Raptor portant des tatouages Amani se trouvait étendu là, remerciant les temps passés dans les ouvrages pour avoir reconnu ses marquages en les étudiants. Mais si ce n'est jouer avec mon savoir, cela n'avait que peu de sens, et j'observais une dernière fois la louve morte au sol. Nous avions suivi Lok'nolosh, une louve blanche qui nous guida ici, alors que la journée quittait peu à peu les cieux pour en revenir à une nuit moite en Arathi. Il n'y avait que moi et Ydalros, et nous rentrions de la ferme de la communauté du Vrai où celui ci ne se trouvait finalement pas. Rentrés agacés par la peuplade, c'est de là que nous avions suivit une grande bête à la crinière blanche hurlant au loin. Découvrant une massive louve blessée, et je me rassurais de l'expérience avec Aldhéral, pour ne pas m'enfuir en hurlant qu'elle allait me dévorer. Et je dois dire que ça valait vraiment la peine.

Un Orc. Celui ci était étalé en coin, où Larka, une de ses deux louves, gisait morte à côté du Raptor. Des Trolls Fanécorces s'en étaient prit à lui et à ses bêtes, le laissant condamnés à se vidé de son sang. Lok'nolosh nous avait guidé jusqu'ici pour soigner son maître autant que je venais de panser les blessures du loup, et je me retrouvais à m'occuper d'un Loup-de-givre après toutes ses épopées avec les Orcs au sud. Plusieurs exemples dans ma vie étaient là pour confirmer que l'on pouvait ne pas fuir en pleurant quand l'on voyait un de ses guerriers massifs, depuis ma route en Strangleronce, les choses avaient changés vis à vis ceux ci. Prenant le temps de discuter avec celui qui je reconnaîtrais sous le nom d'Azghor, en profitant pour accorder un dernière hommage à Larka qui brûlait par le dernier rite alors que l'on accompagnait son voyage vers les Esprits. Ce n'était pas quelque chose d'habituel pour moi, mais je respectais l’honneur que l'on mit fit de m'autoriser à y participer.

Finalement, j'ai tant à dire, que je ne m'étendrais pas sur les détails. Le long des deux jours, il n'y eut pas de pluie aussi gênante que dans les Paluns, et l'air était parfois même plutôt douce. Je me sentais bien, du moins, jusqu'à ce que nous traversions les différentes étapes qui gravèrent en moi un effroi terrible. Et cela débuta par retrouver les Trolls. Un petit campement était installé dans les montagnes, à travers les bois et les arbres, cachés par les feuillages et les broussailles. Deux puissants guerriers, une de leurs femmes, étaient accompagné de Jin'Ko. Jin'Ko, plus je pense et j'écris ce nom que j'en reste mitigée. Le vieux Troll nous avait parler, jurant que ses enfants resteraient quand Azghor viendrait lui même trouver sa vengeance pour Larka, mais que pour récupérer ses affaires, il faudrait accomplir une tâche pour lui. Une chasse au Raptor qui semblait ardue, mais je me méprenais autant que la difficulté, que sur le fait que ce soit une "chasse".

Bien qu'il fut presque amicale, à sa façon, en m'offrant une sarbacane pour nous aider, après nous avoir retrouver plus tard au campement d'Azghor. La chasse ne se déroula pas comme prévue, le lendemain.  Après une nuit tranquille, profitant d'une bonne discussion avec Ydalros avant de m'endormir contre Aldhéral, une fois de plus, nous nous préparions dans l'après midi à accomplir la traque de Zen"Shi, celui qui dévore les Ours de monte des Fanécorce. Je préparais minutieusement et inutilement mes affaires, alors que j'essayais de revoir les leçons les plus utiles de la chasse pour les apprendre à ceux qui suivraient. Au final, c'est Liu et Dan qui nous ont suivit. Partant sur ses pas, il ne fut pas bien difficile de suivre l'immonde impression que tout va de travers dans la direction de la bête. Ce n'était pas juste la paranoïa naturelle et instinctive, c'était une peur plus profonde. Ce n'était pas Zen'Shi, le Raptor terrible. Mais l'esprit malin.

Jin'Ko nous avait envoyé vers un destin bien plus difficile qu'aller simplement trouver une bête féroce, mais nous nous en sortions finalement avec une amer vérité : Certains cycles ne peuvent pas être réglé par des simples mains mortelles. L'esprit nous fit affronter son enfant, Razza'sh, pour apporter une tête au vieux Troll. L'enfant serait destiné à renaître dans l’œuf, celui que convoitait les trolls Fanécorce, et au moment de venir s'en saisir, Jin'Ko serait dévoré pour ses mensonges et sa perfidie. Pour ma part, non pas que je lui souhaitait de devenir un casse-croûte, ce qui était un destin peu enviable si ce n'est pour les tartines. Mais je n'avais pas à me mettre en travers de la route des desseins ce Zin'Sha, déjà parce qu'il avait décidé de nous épargner, mais aussi parce que tout ses efforts étaient destinés au Loup-de-givre, mais à ma propre mission. Bien que cela me fendit le cœur, après m'avoir particulièrement remué les tripes.

La nuit s'installait peu à peu, et nous avions donc les affaires d'Azghor qu'il fallait remettre, mais une autre tâche nous attendait encore. Depuis que les fermiers s'en étaient prit aux Réprouvés, la situation n'était toujours pas fameuse au nord. Il était toujours décidé que partir à Stromgarde en abandonnant tout le monde était une idée infâme, quoi que nombre auraient étaient ceux qui pourraient choisir cela sans une once de remord.  Mais pas nous, et après avoir mit de côté notre aventure pour le Loup-de-givre, nous nous concentrions alors que l'état des lieux. Une nouvelle compagnie de quatre se prépara à partir. Cette fois, il s'agissait de la marchande, dont j'appris qu'elle se nommait Alyxianne peu avant le sommeil, ainsi que Malbin - qui joua un grand rôle dans ce qui suivit, et une nouvelle fois Ydalros.

Bien que cela peut vous sembler hâtif, escomptez qu'il y à plusieurs heures qui se déroulèrent entres les différentes routes, ainsi que le temps de marche pour aller d'un coin à l'autre. Si la journée passa dans les champs de chasses, la nuit s'installait peu à peu, déjà les lueurs des étoiles dans les cieux, très floue et toujours aussi lointaines. Les fermes de la communauté du Vrai étaient toujours bien active, alors que ceux ci en étaient à accomplir un rite bien sinistre. Ils lançaient des pierres en insultant un Réprouvé, dont les deux bras étaient coupé, attaché à une planche de bois. Celui ci semblait miséreux, la tête baissée, et bien qu'il ne ressentait surement rien de son état ni des pierres jetés, il avait l'air abattu. Ydalros s'offusqua de se manque d'honneur et de respect envers la trêve de deux grandes factions, recevant la colère des villageois mêlé à la stupeur et aux questionnements des éléments les plus stupides. Finalement, nous évitions le conflit de justesse grâce à Alyxianne, et marchions vers la demeure de Phil le Vrail, plus haut dans l'étendu des fermes.

Les deux miliciens devenant n'eurent pas beaucoup de temps pour se plaindre, avant que l'un n'aille s'écraser dans des caisses quand le poing de fer d'Ydalros lui fracassa la mâchoire après que celui ci nous avait copieusement insulté. L'autre décida qu'il était meilleur de reculer plutôt que de se retrouver dans le même état, et disparut même ailleurs quand nous avions le dos tourné. L'intérieur de la demeure du Vrai était passablement acceptable, surtout au vu de la qualité de la nourriture qui aurait fait salivé plus d'un pécore local. La preuve, moi elle me donnait sacrément envie. Mais je m'attardais sur les milliers de bougie et le portait d'Uther installé au milieu de celles ci, dans une dévotion totale au Porteur de Lumière, bien que le petit autel me semblait presque effrayant dans une demeure si humble.

Malbin annonça qu'il y avait des problèmes en bas, et nous sortions alors voir tandis qu'Alyxianne fouillait la demeure. Phil le Vrai était auprès des siens, et venait d’exécuté le Réprouvé attaché, me disant que l'avoir laisser là-bas n'avait peut-être pas été la meilleure des idées, un peu comme si j'avais décidé de laisser un Veilleur se reposer un instant dans un cimetière remplie de goules. Mais cela était fait, et ce meneur "charismatique" secouait la foule pour se préparer à une attaque aussi suicidaire que folle. Mais quand l'on croit un homme qui se fait passer pour un Hérault de Uther, toutes les folies semblent accessible, alors même que cela cachait le pire des secrets. Mais ça, nous y arriveront bientôt. Reculant quand Phil me vit, et ordonna à ses miliciens d'escorte de faire ce que l'on fait aux présences gênantes devant chez soit à côté d'un garde inconscient : Me casser la figure. Je me cognais donc contre Ydalros, alors que les deux débutèrent une discussion acide, laissant voir toute la bêtisé de Phil le Vrai. Si seulement nous avions su à ce moment là, peut-être n'aurait pas été aussi blessé un peu plus tard. Comme on dit, "On chasse souvent avec ce que l'on voit."

Bien décidé à partir pour prévenir Durinor, cela ne fut pas si facile quand le Vrai découvrit que l'on avait fouiller sa demeure, et qu'Ydalros avait un objet qui lui appartenait. Un Cor. Les fermiers nous encerclaient alors que nous étions sur le point de partir, et à la venue du meneur, il ne trouva que le Cor fendu au sol, par la lame du Kaldorei, engendrant une grave dispute. Mais celle ci tourna à la catastrophe, déjà parce que nous avions appris que ce malade désirait attaquer le Refuge de l'Ornière pour soit disant "libéré son peuple", et récupérer les armes de la Ligue d'Arathor qui étaient utilisés pour une "cause perdue". Déléguant la tâche à un gras milicien aux airs porcin qui guida les fermiers vers le Refuge, là où Malbin se rua quelques instants avant pour prévenir le capitaine Durinor de la trahison. Phil le Vrai partait alors, "pour prier la Lumière, comme lui appris Uther" tandis que deux miliciens avaient été là pour s'occuper de nous. Et c'est là que commence la dégringolade pour ma part.

Le Milicien en face de moi fut assommé par Ydalros, et arrête par Alyxianne, alors qu'il fendit à deux endroits mon armure d'écaille, de plus en plus en piteuse état, autant que les deux plaies offertes par son épée. L'autre fut aussi vaincu par le Kaldorei, et nous nous ruions en direction de Phil le Vrai tandis que les fermiers étaient parti vers le sud. Celui ci fut rattrapé, et écrasé au sol lourdement par l'elfe qui lui hurlait dessus que cela était ridicule. Que ce massacre n'avait pas de sens. Puis la vérité éclata au grand jour. Ou du moins, dans le voile de pénombre d'une nuit débuté. Une longue nuit. Et cela débuta par l'empoisonnement d'Ydalros qui sombra brutalement dans l'inconscience, s'écroulant au sol, quand un dard se planta dans son bras. N'y laissant qu'une rôdeuse blessée et une marchande apeurée devant celui qui leva le masque. Phil le Vrai, investigateur des attaques sur les patrouilles réprouvés, meneur de la communauté du Vrai, des fermiers levés contre leurs protecteurs pour une soit-disant meilleure liberté et un avenir pour Stromgarde. Cet homme, prétendu être guidé par les enseignements d'Uther le Porteur de Lumière, était en vérité un traître à la solde que de sa propre conscience pour offrir une raison de victoire aux Réprouvés. Le nécrotraqueur Vral.

Désireuse de défendre Ydalros, je m'interposais avec détermination, ayant déjà vu cet adversaire se faire empalé par le guerrier elfique lors de la tentative d'assassinat de l'Apothicaire Ysensel, je sous-estimais un peu mon adversaire. Celui ci avait perdu le cor qui lui aurait permis d’appeler les forces du Seigneur Garret "Pestelame" pour confirmé aux Profanateurs que les fermiers étaient bien sur le point de vouloir attaquer Trépas d'Orgrim, les menant en pleine affrontement entre des paysans et les soldats de Stromgarde, ce qui aurait provoquer un massacre. Bien que le Refuge ne serait pas tomber, les fermes auraient été dévastés, et la tension politique serait monté d'une manière incroyablement délicate. Il était sur le point de réussir. A un cor prêt, cela échoua, mais dans l'instant, il était à trois corps proche de sa victoire - Ceux des trois adversaires se dressant contre lui, et pour ma part, je ne fus pas la pire des difficultés.

Poignardée deux fois, je m'étendais sur le dos en n'y voyant qu'un philtre de douleur rouge dans ma vision. Je ne me souviens plus de grand chose, si ce n'est le bourdonnement dans les oreilles, les hurlements autours de moi. Plus tard, j'appris que Dan était arrivé au moment opportun, en venant prêté main forte à Ydalros, tandis que Malbin, ce brave gnome, avait littéralement empêché le conflit entres les fermiers et les troupes du Capitaine Durinor. C'était un miracle que les événements se poursuivaient si bien, après tout le malheurs qui nous frôla tant que tous auraient une marque indélébile de ce conflit. Mais Vral était mort, la bataille écartée, et la diplomatie engagée avec Trépas d'Orgrim pour que s'apaisent les tensions. Et moi, j'agonisais tranquillement dans mon coin, tandis qu'Alyxianne, bientôt jointe par la Prêtresse d'Elune Andy'Laya, prenaient le temps de me soigner pour évité que je ne sombre finalement ici. Sur un peu d'herbe molle, celle d'une ferme dans le confins des Hautes-terres.

La nuit se poursuivit, et j'ai encore du mal à me suivre vraiment de la suite. Des discussions, des soins, des larmes des paysans trahit et se sentant abandonnés par la Lumière, maigrement soutenu par des soldats toujours stressés. Quant à moi, une fois que mes jambes daignaient me répondre, j'avançais donc dans la nuit pour retrouver le campement de Azghor, là où moi et les autres lui rendions ses affaires. Installée à côté de Lok'Nolosh, je profitais donc de la nuit pour lui raconter toute nos aventures, et définitivement. Je me sens vraiment mieux au coin d'un feu, loin de la civilisation, et accompagnée de quelques compagnons. De quelques amis. Écartant de mes pensées que cette nuit avait faillit coûté ma vie. Mais pensant qu'elle en avait sauvé tellement d'autres. Cela à du bon, parfois, de n'être qu'une simple rôdeuse.

Mais la suite nous attendait encore, dans ce voyage en direction de Stromgarde, car le Grimoire de Dorian était toujours une menace bien plus sérieuse que les machinations d'un nécrotraqueur trop ambitieux. Trop cruel. Mais un Seigneur de l'Effroi lui, le serait plus encore."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Lun 25 Avr 2016 - 14:59




2.3.


"Nous devions partir sur la route, mais notre grand cœur nous aura empêcher de poursuivre le voyage. Mais pour ce qui fut accompli, cela me convient parfaitement. Trois jours, et quatre nuits, depuis ce qu'il s'est passé dans la ferme de la Communauté de Phil le Vrai. Je me souviens encore de la douleur, et de la lame brisant les écailles de mon armure pour venir chercher la peau sous celle ci. L'acier qui s'installe dans votre peau, laisse une douleur atroce et une sensation désagréable. Comme si l'on volait une partie de vous même, pour y installer quelque chose. Jamais je n'arrive pas à me faire aux blessures, donc quand elles sont sérieuses, c'est pire. Heureusement, Andy'Laya avait été là pour moi, autrement je serais peut-être morte ou dans un piteuse état au lieu d'écrire ses lignes et d'avoir agit dans la journée. Mais ses derniers jours furent très agréable, malgré les derniers événements avec des membres du Syndicat. Mais au moins, nous sommes tous en vie. Même si Tao'Bei est parti en quête dans les Hinterland, me laissant un poids sur le cœur, pas celui de la déception. Mais de l'inquiétude.

Je n'ai pas fais tant de nouvelles rencontres, mais mes compagnons du Bois de la Pénombre étaient désormais presque réuni à mes côtés. Bartola venait d'arriver, et j'étais contente de voir qu'elle avait pu être sauvée de sa morsure par les Kaldorei. Surement cache t'elle encore quelque chose de puissant et lupin, mais je ne préférais pas lui demander si elle pouvait se transformer en Worgen, surtout depuis la rencontre de Valafen, étant ce que l'on nomme un "Prime", il m'effrayait. Mais ne parlons pas de mauvaise chose, pour une fois. Car il s'est passé quelques discussions, entrainement et voyage pour garder la forme avant le départ vers Stromgarde. L'histoire du nécrotraqueur Vral s'acheva d'une bonne manière, et les tensions disparaissaient doucement entres les troupes du Capitaine Durinor et le Garde de sang Krash. Définitivement, Malbin avait été héroïque dans cette histoire, mais je pensais aussi que tout les autres le furent pour arriver réussi à nous en sortir sans que cela ne finisse sinistrement.

Le refuge de l'Ornière n'était qu'un campement très humble, et nous vivions sous des tentes, mais je passais de toute façons mes nuits hors du vacarme des troupes de Stromgarde. Celles ci organisaient des patrouilles, plus nombreuses qu'avant, pour empêcher que de nouveau problème de ce genre ne surviennent. Je pouvais comprendre la crainte de Durinor d'être passé si proche de combat que des plus grands sacrifices avaient évités depuis la défaite d'Orgrimmar lors de l'attaque des armées coalisés. Je restais donc en général avec Azghor, pour raconter des histoires et écouté les siennes, joints plus tard par Ornak. Ornak, un compagnon d'une bonne date, alors que nous rôdions encore dans les Bois de la Pénombre. Alors que la vie était autant plus simple que plus compliquée, nous n'avions pas de tâche héroïque à accomplir, mais juste à se serrer les coudes pour ne pas être manger vif. L'on en a sauvé des vies, autant que l'on ne pouvait en sauver d'autres. Mais après toutes ses épreuves, ça fait du bien de savoir qu'il est encore en vie. Et je me doutais que le Demi-orc trouverait un intérêt à suivre notre petite compagnie, si ce n'est pour la tâche, peut-être pour les femmes. Sacré lui.

Mais deux jours après les événements de Vral, je retrouvais un peu de mes forces, mais estimait peu important de dévoilé à tous qu'il m'était encore difficile de me mouvoir. Tous ont déjà leurs problèmes, et les miens me concernent. La compagnie n'était pas encore sur le départ, mais je partais accompagnée d'Ydalros vers l'Ouest avec une idée en tête. Celle de récupérer un objet ayant disparut, appartenant à une vieille histoire du passé. La curiosité est un vilain défaut comme on dit, mais parfois elle peut être pratiquement mortelle, mais au fond, c'est ça le problème quand on veut dénicher un peu d'histoire des griffes de ceux qui les détiennent encore - Enfin, quand ce n'est pas des Archéologues de la Ligue, bien entendu. Et nous étions en route pour retrouver le collier de Dame Chaelle.

Dame Chaelle ne fut pas un grand nom de l'histoire, tout juste peut-être un comte ou un récit que l'on retrouve coincé entres deux autres ouvrages dans une bibliothèque, suffisamment romancé pour rendre son périple plus beau, plus fantastique. Une noble des terres de Hurlevent qui resta en Lordaeron après le ravage de ses terres par la venue de la première horde, les années passèrent et elle eut droit à un traitement que personne ne voudrait recevoir. Capturée lors d'un voyage dans les hautes-terres, elle fut esclave d'Ogre isolés dans une grotte perdue, avec bien d'autres malchanceux. Profitant d'un instant de bêtise d'un de ses geôliers servant la pitance qu'il avait à moitié entamé, elle logea dans l'un de ses yeux, une grossière écharde qui lui perfora l’œil, en délivrant avec son coutelas, les liens des autres cages. Soulevé contre leurs maîtres-Tyran, ils purent s'échappé en nombre et prévenir l'Alliance de l'emplacement de la grotte, y ravageant leurs occupants.

Une histoire qui fini bien, et surement bien plus belle dans les comtes qu'expliqués par une sinistre rôdeuse aux noires idées, la notre finit elle aussi plutôt bien. Ydalros et moi arrivions à l'ancienne grotte, après avoir fut le cadavre d'un pauvre cheval, son cavalier disparut. A l'intérieur, maintes magies nous attendaient, dans des énigmes et mystères formant le jeu du dernière occupant de la grotte. La première fut malsaine mais aussi particulièrement dangereuse. L'air était de plus en plus saturé, alors que nos poumons se trouvaient écrasés par la magie qui infestait ce lieu. La faire disparaître était simple, et aussi difficile. Quatre objets se trouvaient dans l'endroit, une poupée enchaînée, une page de grimoire en peau avec une bougie dessus, un crâne et des défenses de troll enfoncé dans un vieux fruit moisi et dégoûtant. La voix résonnante du maître des lieux se moquait de nous, en nous donnant quelques phrases mystérieuses pour faire le bon choix. Et le bon choix fut trouvé quand Ydalros saisit la poupée.

L'air nous fut rendu brutalement, et nous étions alors libre de survivre à ce piège, poursuivant dans la grotte avec une motivation de plus en plus fragile à risquer ma vie pour un simple collier, quelque soit l'histoire qu'il ait eu. Toutefois, la sortie avait été scellé par une pierre bien lisse, causé par le maléfice de celui qui se jouait de nous, et il fallait avancé pour trouver la solution. Et survivre, idéalement. La seconde énigme et la dernière fut une porte où y était gravé des mots que je ne comprenais pas, mais que Ydalros pouvait lire. Mes maigres connaissent m'indiquèrent qu'il s'agissait d'écrits elfiques, mais je ne pouvais pas les lires. Ydalros m'en fit néanmoins par : "On l'exprime sans avoir à parler. Il créer des conflits mais les règles aussi. Il disparaîtra quand tout cessera, mais perdurera même si les êtres deviennent des bêtes sans foi ni loi. Tout le monde le craint, de l'esclave aux maîtres." Et la réponse fut trouvé après une dizaine de minute, quand Ydalros défoncé la porte avec son épée. Signifiant simplement la violence que l'on devrait faire part, sans avoir besoin de parler.

A l'intérieur, le cadavre du cavalier pendant à un crochet, mêlé à diverses affaires et encens brûlant sur les murs. Des symboles rituels gravés ici et là, ainsi que d'autres colifichets, joint aux restes d'un Ogre à tête deux qui gisait en coin. Bien qu'une des têtes était morte, le corps moisissant laissé là... L'horreur fut de découvrir que la seconde bougeait encore, et nous parlait désormais. Ses yeux luisant d'un mauve effrayant, le même qui allumait les torches le long de la grotte. Ydalros eut envie de l'achevé, mais marchanda sa survie : Le collier de Chaelle contre le fait que nous partions d'ici en le laissant en paix. Bien que je m'attendais à ce qu'Ydalros récupère les têtes et ne lui tranche la tête, le Kaldorei étant un guerrier d'Honneur, nous sortions en le laissant seul dans sa grotte abandonnée, ayant récupéré le collier. Rencontrant Valafen sur notre route, qui faillit me laisser au sol prise de spasmes tant il m'effraie à apparaître dans mon dos, nous rentrions alors au refuge, ayant accomplit une tâche plus âpre que prévu, me laissant particulièrement troublée par ce que nous avions vu là-bas.

Les heures suivirent furent profitable pour me requinquer et reprendre un peu de morale après tout ce qu'il fut subit dans la grotte. Mangeant un morceau et aspirant au repos après avoir réussi notre petite escapade, la venue du crépuscule devant nous annoncer le départ vers Stromgarde, mais celui ci fut reporté à la venue d'un Noble Humain, qui avait été attaqué sur la route par le Syndicat d'Alterac. Le groupe était réunit, et nous discutions un instant de la situation - Il n'était pas une bonne idée de se mêlé des affaires des insurgés d'un ancien royaume dévasté par les complots et la guerre, mais difficile aussi de laisser une femme à une morte certaine. Aussi décidions nous de l'accompagner vers l'Est, à une heure de là, vers une ferme abandonnée depuis quelques temps. Et ce fut là de faire jouer mes compétences de rôdeuse. Car nous pouvions accomplir notre tâche sans danger, mais si vous suivez depuis le début mes écrits, vous saurez désormais que le danger est plutôt collant, même quand je le repousse, il me retourne sans cesse au visage. Et pas de la meilleure façons.

J'introduisais mon groupe infiltré après lui avait donner différentes consignes, notamment salir et couvrir de terre ceux portant des habits blancs, pour masquer les odeurs et nous rendre bien moins visible. La nuit tombé était clairement profitable pour notre discrétion, et nous contournions une grange, bien que ce ne fut pas la meilleure des idées. Car ce n'était pas le bonne endroit, tout simplement. J'étais accompagnée de Malbin, Abroham, Bartola et Alyxianne, tandis que Ydalros, Gareth, Kyrte Dalson et Andy'Laya essayaient de nous faire gagner du temps en parlementant avec le Syndicat. Ce qui n'arriva pas, surement à cause de la pression exercé par un chef de bande zélé d'accomplir sa tâche et de gagner la récompense promise pour la femme du noble nous ayant interpellé. Introduit dans la grange après avoir égorgé le premier garde, nous constations qu'il n'y avait rien du tout, et j'envoyais Bartola soutenir nos compagnons engagés au combat avec ceux qui étaient dedans. Les combattants du Syndicat étaient sorti juste avant, et luttaient désormais dans une bataille acharnée, privé de certains de leurs couverts par l'assassinats de leurs archers.

Ruée vers la demeure plus loin, en essayant de rester le plus courbée possible, je m'étonnais de ressentir une certaine frustration de ne pas aller aider les miens qui luttaient bec et ongle dans un champ isolé dans la nuit, plus loin. Confiante de leurs capacités, mais pas des caprices du destin, et l'image d'Eskel me réapparaissait, en imaginant sinistrement un de mes camarades mort au sol. Chassant ses idées macabres, avant que je ne commence à prendre peur en me visualisant moi même morte, j'étais accompagnée d'Alyxianne et Abroham, Malbin ayant largement contourné le tout. Le garde devant la demeure ne fut pas un problème, endormit, j'en profitais pour le réduire au silence définitivement avec le Croc offert par Azghor, le remerciant silencieusement pour une arme aussi efficace quand j'aurais été contraire de jouer de l'épée difficilement avec les autres. Le sang de deux hommes nourrissait désormais ce croc, qui m'avait permit de tuer bien plus efficacement que je n'aurais pu sans. Mais je ne suis pas du genre à vivre des remords, autrement je pense que je me serais pendue à un arbre depuis longtemps. Et cette fois, je chassais l'image de moi même pendue à un arbre pour meurtre, en me souvenant que je n'avais pas tuer des innocents, et que cela ne serait pas près d'arriver.

L'intérieur fut difficile d'accès, mais Abroham rentra en se jetant par la fenêtre, brisant la vitre et roulant au sol. Pour ma part, je venais de me fracasser l'épaule dans la porte après la merveilleuse idée d'Alyxianne de me dire de me jeter dessus en pensant qu'elle céderait. Surement m'avait-elle confondue avec Ydalros. Mais je m'acharnais alors sur la serrure qui céda après deux interminables minutes, où l'on entendant la femme du noble hurler de peur, tandis que le Nain affrontait le chef du Syndicat. Pénétrant à l'intérieur, je me ruais alors sur le chef en lui posant le croc sur la gorge, m'assurant que les autres s'occupaient de nous couvrir et de sortir la Dame de là. Posant de nombreuse question pour comprendre la nature des actes de quelques membres du Syndicat à avoir fait une action digne du banditisme, il m'expliqua alors que cela n'était que l'oeuvre de la jalousie d'un certains Arthus Brillegar, les ayant grassement payé pour un tel méfait. Et je me retrouvais écœuré d'avoir risquer ma vie, celle de mes compagnons, et surtout ma vie, pour des histoires de cœur. Ce qui ne m'empêchait pas de lui planter le croc dans la gorge, après une certaine hésitation, mais le Nain n'était clairement pas disposé à ce que nous le laissions partir après tout ce qu'il s'était passé dans cette petite ferme abandonnée.

Deux taches, du jour à la nuit, pour deux actions me laissant profondément troublée. Ce qui arriva encore plus à la venue du Chevalier de la mort, Valérius, qui était en compagnie des Réprouvés durant ses derniers jours avant de revenir vers nous, la Lumière seule sachant ce qu'il avait bien pu faire à leur côté, mais si il n'était pas venu nous tuer en leur compagnie, j'estimais que ça ne me regardait pas, ce qui est plus sage quand l'on veut vivre encore un peu plus. La nuit devenait de plus en plus profonde, et bien que je n'étais pas blessée, je ressentais encore la douleur du poignard de Vral, ayant agité cette plaie, et fatigué mon corps et mes nerfs. L'on profitait de la chaleur du feu, discutant sur notre quête, puis dérivant sur nos vies, avant qu'une conversation peu constructive sur l'importance de la tendresse expliqué par Alyxianne et Ydalros, dont je chassais l’intérêt de mon esprit alors que je me focalisais sur ma tâche. Non pas pour ne pas perdre de vue mon objectif, mais pour ne pas être rattrapé par des doutes ou des images d'horreur. Cette nuit, j'avais tué trois personne que j'aurais pu laisser vivre dans un contexte différent. Mais ce n'était pas les doutes sur le bien fondé qui m'agressaient, mais bien l'idée de voir devenir de plus en plus lointaine, mes objectifs. Et pour l'instant, nous devons impérativement rejoindre Stromgarde, mais je profite tout de même d'une dernière nuit en compagnie d'Azghor, avant que la route ne nous séparent."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mar 26 Avr 2016 - 19:46




2.4.

"Stromgarde, la majestueuse. Stromgarde, l'ancienne citée. Stromgarde, au coeur d'Arathor, quand l'Empire des hommes naquit et s'éparpillant en maintes glorieuses civilisation. Stromgarde, celle dont il ne reste rien. Des ruines éparpillés, quelques pierres au sol, dévastés par d'anciens ravages. Du bois cendreux et noircit par les flammes qui dévorèrent les bâtisses. Tout ça à cause des traitres et des ogres. L'Histoire se souviendra du départ de l'humanité, mais nulles n'aura offert suffisamment de cœur pour venir rendre sa majesté aux origines des autres royaumes. Celle ci soufra alors d'un dévastateur siège du Syndicat d'Alterac et des Rochepoings, n'y laissant que des ruines, de la poussière, et des larmes. Quel gloire y avait-il ? Seule celle des survivants ne pouvait être remise en cause, défendant ceux qui pouvaient encore l'être, du moins, jusqu'à ce que la gloire ne sauve plus elle même la vie des guerriers. Et nous étions au milieu de ce vestige historique, un vestige particulièrement amer, car portant une lourde trace d'abandon de ceux qu'ils aidèrent jadis, même quand l'expédition de Portvaillant quitta les Royaumes de l'Est pour rejoindre les anciennes terres de Kalimdor.

Le voyage se déroula le lendemain de notre petit passage dans la ferme, pour cette histoire de cœur digne d'un comte de fée qui tournerait extrêmement mal, en me laissant le sentiment d'avoir agit avec zélé pour une cause qui n'était pas si importante que cela. Mais ce n'était rien en comparaison de la désagréable impression d'avoir une pomme de terre dans le ventre, alors que j'avais un peu trop abusé de la boisson dans un état, profitant de la matinée pour traiter une nouvelle fois ma vieille blessure avec divers onguents, et une infusion à la Sauge-argent des montagnes. il ne m'en restait plus beaucoup, mais ses capacités curatives m'aiderait suffisamment à guérir dans les jours à venir. L'oeuvre de la Prêtresse d'Elune avait été remarquable, mais il faut le temps de reprendre des forces. Ce temps, je ne l'avais pas, bien que si ça n'en tenait qu'à moi, je ferais un bras d'honneur à tout le monde pour aller me rouler en boule dans une grotte avec des rations suffisante, une torche, et Vorel.

Vorel, tel était le nom du loup qui m'avait été remit. Un worg de monte de la monte d'Azghor, qui fut amener par Ydalros. Le dernier cadeau du Loup-de-givre pour sa survie, et je me doutais aussi que ce fut pour une amie qui avait partager bien du temps d'histoires et de comte, avant de se promettre de se revoir un jour quand les temps seront plus enclin à nous laisser le loisir d'agir ensembles sans être contraint par des missions et des tâches. Mais il me laissa une marque de cette amitié, que je nomma Vorel. Le worg brun était surement le plus docile de sa meute, avec Lok'nolosh, la louve blanche. Et le plus difficile fut de monter dessus la première fois, m’assommant brusquement au sol devant tout le monde, en ayant oublier de porter mon casque, déclenchant une hilarité que je ne pu entendre, assourdie par le coup, bien que certains se portèrent à mon aide. Me remettant sur mes pattes, je me préparais alors à débuté le voyage vers Stromgarde avec notre compagnie.

Valérius était en tête, fier et puissant, mais surtout effrayant. Sirris avait discuter avec une femme dont je me souvenais à peine du nom, maniant habilement deux épées, et celle ci nous accompagnait sur la route. Ydalros était là, Aldhéral le portant lui ainsi qu'Alyxianne qui avait finalement décidé de nous accompagner, après l'avoir rassurée qu'elle n'aurait aucun risque d'être tuée. Bien que je n'étais pas moi même très confiante sur ma propre survie. Kyrte était là, élément rassurant et portant les valeurs juste de l'Humanité dans ce groupe si étrange, ainsi qu'Abroham suivant derrière, Malbin nous retrouverait lui directement là-bas. Mais celui qui aura faillit me faire bondir hors de mon armure d'écaille, fut bien Valafen. L'immense Prime s'écrasa devant nous en bondissant d'une arche de pierre, pour nous demander si nous partions enfin.

Prenant le temps d'une courte discussion, nous fument néanmoins intrigués par la lointaine fumée visible sur la route, et le groupe décida de la rejoindre pour comprendre ce qu'il se passait. Et ce ne fut que le prémisse à nos problèmes, comme vous vous attendez bien à ce que cela arrive. Mais pour une fois, je dois dire que je ne fus pas étalée au sol en baignant dans mon sang. Ce qui était devenu ma crainte depuis que Vral s'approcha dangereusement de ma mort. La paranoïa, le cœur qui bat, et la douleur fantôme arrive brutalement quand vous êtes sonnés par l'incertitude et les menaces. Mais nous n'y étions pas encore. Le feu consumait tranquillement le bois installé, ainsi que trois corps refoulant une odeur infecte et écœurante. Des tentes éparpillés et ravagés, ainsi qu'un homme. Le foulard du Syndicat abaissé à sa gorge, et pleurant à chaude larme. Celui ci nous conjura de l'aider à rentrer chez lui, dans les terres de Hautebrande, en échange d'une récompense. Mais après que Valafen ait découvert que la peste avait touché les dépouilles embrassés, le choix de poursuivre la route fut fait.

Je ne sais toujours pas si cela était le bon choix ou non. Laisser un homme seul à sa survie, qu'il ne préserva d'ailleurs pas longtemps, car à peine ayant quitter le campement sur la route, que nous entendions son hurlement d'effroi rapidement coupé quand quelque chose fonda sur lui pour le mettre en charpie. D'ici, nous ne pouvions rien voir, mais l'échos fut tout de même audible. L'échos d'une voix portant une peur si terrible, et celle ci se grava dans ma mémoire, m’écœurant particulièrement de notre choix. Mais notre mission était plus importante que de potentiellement tomber dans un piège, surtout après ce que nous avions vécu avec le Syndicat le jour d'avant. Mais je me sentais tout de même sale, surtout car je me visualisais à la place de cet homme, et cela me ramenait sinistrement à l'époque du Bois de la Pénombre. Cela, je l'avais vu et revu, à en crever. Abandonner un voyageur condamné, ou pour sa propre survie, partir avant que les monstruosités n'arrivent.

Nous marchions vers Stromgarde, et la citée se faisait de plus en plus proche. Difficile de la louper, tant ses hauts murs s'élèvent et la grandeur de ses bâtisses ne s'étant pas encore effondrés, témoignaient de la ténacité de la citée vaincue. La dernière route était au tournant, mais un groupe de six soldats portant le tabard rouge aux contours blanc nous interpellèrent, et je peux vous dire que ce n'était pas la situation la plus rassurante vécue. Je craignais même qu'un combat ne s'engage contre des alliés, car ils craignaient largement Valérius et Valafen, malgré la présence de Kyrte. Les soldats étaient à côté de la dépouille de quelques voyageurs malchanceux, massacrés par les griffes, et ils en étaient à croire que c'était de notre faute. Mais je ne pouvais pas leur en vouloir, en nous voyant, j'aurais réagit de la même manière en nous voyant arriver de cette manière.

Toutefois, il n'y eut guère le temps de vraiment finir les négociations. Un hurlement lointain annonça la venu de ceux qui se ruèrent vers nous pour nous affronter. Ce n'était pas des bandits, ni des ogres, ou même des raptors. Après ce qu'il s'est passé au campement, nous fumes encerclés par un destin capricieux, qui trouva bien malin de nous faire rencontrer une horde d'étrange goule. Ce n'était pas des morts typiques, ils avaient tout l'air des êtres infectes que j'ai eu trop le temps de côtoyer dans les Bois. Ce qui bordait leurs griffes, leurs chairs mortes, était du sang coulant le long de leurs membres altérés par l’infamie qui les avait relevé. En haut de la montagne, dressé de toute sa grandeur, une créature de ce genre toute équipée d'une armure lourde et noircie, surement pour la frayeur que cela devait provoquer, portant une grande Hallebarde, nous dominant sur la petite montagne non loin de nous. Levant son doigt cerclé d'acier en forme de griffe, il ordonna la ruée de ses séides. D'avant en arrière, et sur le côté, le combat éclata entre la compagnie et les troupes de stromgarde, contre les êtres. Et moi dans tout ça, j'étais au milieu. Me demandant sur l'instant si je ne pouvais pas courir en levant les bras pour aller me cacher derrière une pierre ou rentrer en une caisse et ne jamais en sortir.

Le combat se déroula bien, et je n'eue à tirer que quelques flèches de mon nouvel arc. Une traversa le bras d'une goule en lui fendant, et je gardais cette petite fierté pour moi même d'avoir fauché un bras qui voulait fendre l'air et atteindre un adversaire. Plusieurs événement sinistres se déroulèrent, mais nous étions plus ou moins entier. Blessés, mais vivants, et agacé d'avoir constaté le maléfice : Sur la hauteur, se trouvait une statue de marbre, avec une orque morte au sol, sacrifiée pour l’infâme rituel. Une nouvelle fois, nous avions à faire aux œuvres d'une main invisible. Celle qui avait tenté de nous arrêté dans le Loch, et essayer d'assassiner Danothor Hautevague à Dun Morogh. Une nouvelle fois, nous avions faillit être victime de ses efforts pour nous abattre. Si proche du Grimoire de Dorian, cela ne signifiait qu'une chose : Nous sommes proche du but désormais, et Il ne veut pas que nous soyons plus rapide que lui.

Au moins, avec ça, les combattants de Stromgarde étaient assuré de notre bonne volonté, et la Capitaine Khara vient à notre rencontre. Une ancienne connaissance de Valérius, quand il vivait encore du moins. C'était ça, le plus grand choc, c'est qu'ils avaient fêtés sa mort dans le grand nord, et désormais celui ci revenait comme si il exigait sa pinte pour sa propre chute. Bien les rumeurs sur les Chevalier de la mort avaient été colportés par l'Alliance, et eux aussi avaient été informés. Finalement, lui, Ydalros et Kyrte discutèrent avec les mages du Kirin Tor, le conseillé Jormont qui avait été annoncé par Yvan quand nous étions dans le refuge, ainsi que le Chevalier Graccius, de Stromgarde. Tous auraient du travail pour nous, mais la nuit tombait, et il reste du temps avant que tout ne soit trop tard. Les jours qui suivront seront passés à Stromgarde. Et j'espère vraiment qu'ils ne seront pas dramatique, comme on peut s'attendre des événements quand l'on arrive en fin de notre quête."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mer 27 Avr 2016 - 14:39



2.5.

"Une première réussite. Je ne pensais pas pouvoir me reposer après le labeur accomplit, et très honnêtement, et pour changer, je ne pensais être en vie. Mais ça, cela devient plutôt régulier, et je commence à me dire que je devrais trouver un peu plus de courage que me plaindre tout le temps d'avoir des risques de périr dans d'atroce souffrance. Car cela arrive de plus en plus, ce qui est plutôt gênant, en soit, d'être sur le point de périr aussi régulièrement. Mais je m'égare, car au moins, je peux écrire ses lignes en savourant un peu de pain mêlé à du fromage, sans avoir spécialement de blessure douloureuse, si ce n'est les douleurs fantômes de mes anciennes plaies. Perchée sur les restes d'une demeure calcinée, au dessus d'où se reposent les autres, je profite alors de la clarté du ciel nocturne sans arriver à trouver le sommeil. Y reposant en moi, tant de question si peu méritante. Nous sommes des aventuriers, des combattants, des guerriers, des voyageurs. L'on se bat sur le fil de l'épée, et l'on vie sur les chemins et aux cœurs des intrigues et des conflits. Et pourtant.

Je pense aux différents sentiments que l'on ressent quand on n'est pas une de ses entités malsaines ou totalement omnibulés par la bataille - Ce qui inclus être le Chevalier Valérius ou bien un chien de guerre enragé, bien que le premier cas est plus effrayant, surement parce que son but n'est pas de manger votre chair, mais votre âme. C'est dans la solitude que l'on se recherche le plus, et que l'esprit divague à de nombreuses histoires. Pour ma part, je me visualise souvent partir sur un bateau vers de nouvelles terres, épée en main, avec plus de courage que je n'en n'ai. Mais les derniers jours m'affectent, et parfois, je me visualise dans la peau d'une simple personne. Celle qui recherche un coin où s'installer, avec un bête de compagnie, un simple travail humble mais qui permet de vivre, et un être aimé. Et bien souvent, le dit être se transforme en goule, me mange, et je me réveil paniquée en ayant l'impression d'être plus sale que je ne le suis tout le temps. Définitivement, si c'est pour faire des cauchemars, je m'en serais bien passé.

Mais trêve de ses propos sur mes sentiments, qui s’intéresse à un carnet de voyage pour lire quelques paragraphes sur le cœur d'une rôdeuse sans vous détaillé le goût fabuleux du fromage. De toute façons, le saucisson me manque bien plus encore, et je devrais consulter un Prêtre pour essayer de comprendre cette fascination pour la charcuterie devenant presque inquiétante, bien qu'il me répondrait quelque chose comme "La lumière sait". Je reprend donc notre épopée là où nous étions donc. La journée se levait tranquillement, et j'eue uniquement le droit à la rencontre d'un voyageur avec qui discuter quelques heures durant. Il s'agissait de sa place dans le monde, et c'est surement de là que je me trouve actuellement en observant le ciel, tout en me disant si ses mots sont vraiment important ou non. Le monde entier me dirait de suivre ses conseils, mais mon esprit reste obstiné à ne pas l'écouter, surement car j'ai en tête notre quête. Et la journée se déroula jusqu'au moment fatidique où la compagnie se retrouva réunie dans la vieille ruine qui nous servait de logis improvisé.

Abroham, Willow, Bartola, Alyxianne, Ydalros, Kyrte et Dan, bientôt accompagnés aussi de Valafen. Après maintes discussion, il fut plus logique de commencer par les problèmes de Graccius, celui ci ayant informés que ses éclaireurs avaient trouvés des silhouettes dans la nuit, préparant le terrain pour rôder vers un lieu antique et respectable. Le cercle de lien terrestre, aux abords de la grande citée. Un vieux site de pouvoir où y font surement escale les pèlerins pour la bénédiction des esprits, ou viennent les chamans pour y aspirer à la paix, ou bien chercher des réponses là où l'échos des esprits se fait bien plus fort. Mais pour Graccius, c'est juste à l'instant un lieu enchanté où un ennemi qui apprécient les maléfices voudrait traîner. Trop peu confiance pour engager une force armée là-bas, et être vulnérable au Syndicat et aux Ogres, c'est notre petit compagnie qu'il désigna comme plus apte à agir que lui. Et bien que le "commandant Valérius" n'était pas là, cela n'allait pas nous empêcher d'agir.

Nous débutions la route après maintes discussion qui se résumèrent pour moi et Dan à des grognements de plan élaborés qui ralentissaient le fait de partir là-bas. Moi pour revenir plus vite, en espérant y avoir vécu le moins de danger possible, et lui pour prouver encore sa valeur, à coup de poing dans la figure. Sacré Dan. Le chemin nous laissa profité d'une brise fraîche, après le salut des gardes de Stromgarde, avant de parcourir la route pour sortir de la citée en ruine. Chaque passe étant dangereux, il fallait hâté le pas, il aurait été dommage de finir dans une embuscade, en allant essayer d'évité que les choses ne deviennent catastrophique pas loin d'ici. Quoi qui nous attendes, il n'y avait pas de quoi être rassuré : Les maléfices du sang vu sur les non-vivant la nuit dernière n'était déjà pas un bon présage, mais si plus de cela, s'y mêle des acquits de puissance là où il ne faut pas. Mais sur la route, il y avait comme une impression de sérénité. Les soldats campaient devant la grande citée perdue, guettant les environs, et il y était visible les signes d'une grande fatigue. Je ne pouvais que comprendre leur calvaire d'avoir fait le guet ici toute la nuit, et le fait que le feu soit toujours crépitant après une journée entière, voulait facilement dire qu'il ne furent pas laissés en paix par ce qui marche dans la nuit.

Après une trentaine de minute de marche, à travers champ, et quittant la grand route pour passer le long de quelques sentiers descendant, nous pouvions voir à un moment, les pierres élevés du cercle de lien. Des lueurs de feu étaient visible, mais pas celui des torches ou des braseros. Et pas celui non plus du feu dévorant mordant dans ce qui fut brûlé par la guerre. Des flammes irréelles, portant parfois une intonation pourpre écœurante. De nombreuses silhouettes erraient autours, protégeant l'endroit, alors qu'il était pas peine visible ce qu'il se déroulait à l'intérieur du cercle. La terre grondait, tremblait parfois, aux mêmes instants que des cris de souffrance partaient avec échos d'un être torturé. Je me remémorais ce qu'il s'était passé dans les Paluns. Le regard brûlait du Satyre, et la souffrance déversé dans un long braillement d'agonie de l'élémentaire fait de vase et de liane pâteuse. Ce n'était ni les mêmes vices, ni les mêmes raisons, ni les mêmes adversaire. Mais la douleur, elle, reste toujours la même.

Rués en avant, en traversant les goules opposés à notre venue, le crépuscule se mêlé aux bruits de la bataille et à la couleur du sang déversé. Une nouvelle fois, je me retrouvais au milieu d'un combat, arc en main. Mais ce n'était pas des simples Veilleurs inconnu, ou autres voyageurs désireux de combattre dans les Bois de la Pénombre. Autours de moi, il n'y avait que des camarades au même titre qu'Ornak était mon frère d'arme, eux aussi ne méritaient pas que je les abandonnes pour m'enfuir et penser à ma propre survie. Nous combattions donc ensembles, accusant les blessures - Enfin, pour eux, ayant un arc, je n'avais pas été gênée par un combat quelconque. Abroham et Willow eux avaient contournés la bataille pour entrer au cœur du cercle, et nous arrivons au moment où ils abattaient les sorciers, je faillis vomir en voyant la carcasse nérubienne du gardien qu'ils avaient du affronter, me retenant de vomir au sol. Tiens, cela faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, surement est-ce parce que Valérius est particulièrement occupé ses derniers jours.

Le prisonnier descendait doucement du sortilège qu'il le torturait et l'élevait en l'air, alors que nous nous retrouvions en bas, brusqués et sonnés. Un Orc, que j'avais déjà rencontrer fut un temps, il se nommait Grim, Chaman du Cercle de Terrestre. Celui ci nous avait aidé lorsque les sorciers Rochenoire tentèrent de maudire les eaux du Loch pour s'abreuvé du sang de la bataille à venir. Mais il avait échoué à ralentir la progression des séides du Seigneur de l'Effroi, et avait été capturé. Bien que la plus part d'entres nous craignaient l'Orc, pour ma part, je commence à avoir l'habitude d'en côtoyer. Celui ci balbutia la venue d'un danger, alors que les autres l'interrogeait sur sa présence ici, sans vraiment lui venir en aide, toujours douteux de sa présence ici. Il avait rencontrer Valérius et Danothor, quand l'immonde Gangregarde était apparu pour nous massacrer, et ses deux là n'était pas là. Mais le danger était plus urgent maintenant. Car s'ouvrant dans une faille, un élémentaire torturé par les maléfices. Et c'est là, que j'ai finalement paniqué.

Pas suffisamment immense pour être considérer comme un géant, pas suffisamment petit pour être considérer comme un adversaire viable, celui ci n'avait pu sortir que ses deux bras enchaînés par les liens de ses bracelets, pour le guidé en Azeroth. Ceux ci n'étaient pas commun, couvert d'un sang dégoulinant, marque d'un maléfice qui le rongeait, ses deux devenu deux lueurs rouges éclatantes. Je me retournais donc à cette vision, et m'enfuyait en levant les bras, avant de sombrer dans l'inconscience quand un bras énorme m'aura balancé au sol, écrasant pratiquement Alyxianne au passage, qui fut épargnée à peu de chose prêt. Me réveillant plus tard, tout avait disparut, laissant une quinte de toux décrasser ma gorge, en essayant de comprendre la situation, je me retrouvais serrée contre Bartola qui avait du se prendre pour une de ses héroïnes de livre épique où elle vient attraper un compagnon blessé, avant que celle ci ne sorte une tirade bien fournie, mais je préférais me dégager de là avant qu'elle n'essaie de me retirer mon casque pour la scène du baiser. Bien qu'avec le recul, je pense qu'elle était juste inquiète, et que je me fais trop d'histoire à force de lire des comtes débiles.

Certains discutèrent avec le Chaman, avant que celui ci ne parte pour apaisé la colère et la douleur des esprits, pendant que nous nous occupions des blessés de notre compagnie. J'extirpais quelques informations en essayant d'écouter les différentes réponses. Il parlait d'utiliser ce site de pouvoir pour infuser une énergie corrompue par les malédictions du Démon, dans les rituels d'un Livre. Surement était-ce le Grimoire de Dorian, et nous avions au moins la satisfaction d'avoir empêcher quelque chose de grave d'advenir. Bien que nous nous efforcions de rentrer en traînant nos blessés, tant de question me passaient par l'esprit. Pourquoi maintenant ? Qui est ce "Salach" dont l'Orc parlait ? Que ce passe t'il avec le Syndicat ? Quand trouveront nous un lieu avec un bon lit et un repas digne ? Érodant de mon esprit la dernière interrogation, déjà parce qu'elle était inutile, mais m'aurait fait passer une nuit exécrable. Et puis, Vorel est un très bon lit, et je me préparais à une nouvelle nuit faite de discussion futile sur la vie après le combat, et une bien étrange rencontre fit de ce passage un instant singulier, tout autant qu'il était drôle de faire tourner Malbin en bourrique. Malgré une nuit encore terrible, je dois dire que je m'y fais, à ne plus vivre qu'avec Ornak, dans un bois où il fallait réfléchir à notre survie en restant sur mes gardes pour que l'obscurité n’amène pas autre chose que ma mauvaise humeur."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Jeu 28 Avr 2016 - 14:02




2.6.

"Deux autres s'en vont. Si je me dis bien souvent que j'aimerais que personne ne disparaissent pendant notre tâche, c'est que je pense que juste qu'ils ne doivent pas périr en tentant d'accomplir la tâche pour laquelle je les ai informés du danger. Tous conscient de notre objectif, il est du moins bien différent quand ses compagnons partent à cause de quelque chose de bien différent. De l'histoire qu'ils portent, des fardeaux qu'ils accumulèrent les années avant de les rencontrés. Tous ont leurs passés, et parfois, il les rattrapes rapidement. Ce fut le cas de Danothor, puis de Tao'Bei. Désormais, c'était le cas d'un des compagnons envers le qui je porte le plus de confiance. Ydalros serait accompagné d'Andy'Laya, la Prêtresse d'Elune, vers Darnassus pour y trouver remède au mal qu'il l'affecte. C'est bien mieux ainsi, et c'est là qu'il doit se rendre pour être guérit, car personne ne voudrait qu'un camarade souffre sans prendre soin de lui.

Mais au fond, je doutais vraiment avoir envie qu'il parte. Tout comme je n'avais pas envie de voir disparaître les autres, ou bien d'avoir vu Eskel être tué brutalement dans les Paluns. La présence du Kaldorei est rassurante, comme un regard ancien qui se pose sur vos œuvres et accompagne vos mouvements. Le guerrier sage restant auprès des siens quand tombe la nuit. Ornak lui, m'avait au moins promit de nous rejoindre, et au moins serait-il là. Cela serait une approche du passé, quand il ne s'agissait pas de prendre pour responsabilités la vie d’autrui, mais juste de rôdé en escomptant survivre un jour de plus aux regards luisant dans l'éternelle pénombre. La situation était bien différente désormais. Nous en parlions au coin du feu, après que je n'attrape Vorel et mon carnet pour aller finir finalement la nuit dans son petit campement, hors des murailles. Inquiète de savoir toutes ses menaces aux abords de la citée, et personne qui pourrait veillé sur l'ivrogne. Et résumons cela par le fait qu'effectivement, le temps était passé, et que nous avions de nouveaux objectifs. Mais au moins, l'on était ensemble.

Du reste, cela ne nous rendit pas moins actif. La vie dans une compagnie est fort bien, mais celle ci doit battre au cœur de leurs tâches, sans quoi nous ne sommes plus des combattants, mais tout juste des errants un peu ahurit qui s'installe là où guette le danger pour parler de leurs caprices sentimentaux. Ce n'est pas un aspect de la vie qui m'est vraiment intéressant. et j'écris ses lignes non pas pour conter mes impressions sur leurs sentiments mais pour raconter d'épique péripétie. Et celle qui nous attendait, après l'horreur du cercle de lien qui avait un aspect en soit, très magique, si nous en parlons avec du recul. Mais ce qui nous attendais en allant voir le Syndicat était bien différent. Plus sombre, moins grandiose. Plus sanglant. Et je devrais même dire, plus Humain. Ce n'était pas spécialement les maléfices, quoi qu'ils étaient au rendez vous, que ceux qui furent corrompu et contraint de se laisser aller à leurs instincts les plus sanguinaires.

Le groupe n'était pas bien large, surement les autres avaient-ils besoin de prendre du repos ce soir après ce qu'il s'était passé au lien, et sur l'instant, je me rassurais au moins que personne n'avait été retrouver en charpie. Du moins, "pas bien large", devient une ironie quand j'y pense. Car avant tout, je pensais pouvoir réunir deux ou trois compagnons de route. Pas une dizaine, mais nous en revenions à ça pour aller voir le Syndicat. Ydalros, Andy'Laya, Alyxianne et moi. Une équipe ma foi, constitué d'une alchimiste, et d'une pleutre en arrière garde, ce qui n'avait rien de très fameux pour les deux antiques Kaldorei. Mais au moi essayais-je de faire de mon mieux pour rendre cela vivable pour les arrières de nos alliés. Et nous sortions donc du côté libre de la citée en ruine pour se diriger vers ce qui semblait être une grande bâtisse là où le Syndicat était installé. Au loin, des cris de douleurs mêlés aux bruits de la poudre et des lames étaient audible, pas ceux d'une bataille enragé, mais bien là l'oeuvre de quelques combats éparpillés dans la citée. Me laissant la douloureuse impression que les mots de l'élémentaire corrompu par les malédictions du Seigneur de l'Effroi dont la main invisible jouant de lui dans l'ombre, n'étaient pas sans sens. "Par le Sang de Stromgarde", tel celui des combattants massacrés dans des batailles terribles.

Nous marchions jusqu'à une fontaine délabrée, où deux membres du Syndicat discutaient en essayant d'ignorer les bruits de luttes qu'il y avait autours pour parler de leurs vies privés. Ma foi, cela me semblait fort intéressant, mais pas suffisamment pour s'arrêter leur proposer une boisson chaude et les écoutés raconter n'importe quoi. De toute façons, ils eurent bien trop peur du tigre de monde, Aldhéral, pour s'en plaindre. Après quelques discussions qui pourraient être rapidement traduite comme "Fermez là et dites où ou est votre chef sinon vous allez périr dans d'atroce souffrance, et ce sera pas de notre faute", que je trouvais peu diplomatique, mais plus que si Ornak avait été là, elle aurait été conclues avec un coup de boule et quelques noms d'oiseaux. Approchant de la grande structure, qui fut autrement une caserne pour les fantassins de Stromgarde, nous nous préparions à entrer alors que notre marche fut interrompue par un élément imprévu : Un guerrier du Syndicat qui glissa devant nous dans un grand bruit douloureux, nous observant ensuite avec étonnement, avant de porter à nouveau son attention sur le guerrier de Stromgarde qui le suivait, un rictus déformé et presque effrayant sur le visage.

Ydalros essaya, avec Alyxianne, de le convaincre de s'arrêter là, mais celui ci n'écoutait pas, et menaçait même de cogner les autres brutalement. Et ce, juste avant que le poing de l'elfe ne lui impose le calme directement dans le crâne, avant que le guerrier qui nous tournait le dos, envieux d'achevé le soldat du Syndicat qui venait juste avant de se faire éclaté l'épaule, dans un bruit de craquement mêlé à ses hurlements. Nous laissons le soldat là, surement à tord, mais trop intrigué par ce qu'il se passait, plusieurs choses firent donner l'alarme quant à ce qu'il se passait ici. Andy'Laya ne se sentait pas bien, et Ydalros avait senti quelque chose de malsain. Les deux Kaldorei avaient des raisons de se sentir très mal ici, et d'après ce qu'ils avaient dit, moi et Alyxianne aussi. Mais pas encore suffisamment découragé pour fuir - bien que j'énonçais quand même mon envie de le faire, nous continuons en trouvant un lieu morne et sale. Les membres du Syndicat à l'intérieur étaient blessés, fatigués, et nous observaient avec anxiétés et haine. S'attendaient autant à ce que l'un des leurs nous sautent dessus, que nous même pourrions leurs bondir dessus pour les achevés. Mais après quelques altercations, nous arrivions au centre des ruines de la caserne.

Le Seigneur Elyas Dartan, comme il se nomma, était installé auprès de son conseillé, un homme nommé Darick. Le noble d'Alterac portant son foulard orange contre son visage et une grand armure noircie qui semblaient très bien entretenue. Son conseillé lui, avaient des robes brunes miteuses et les mains jointes. La discussion qui s'engagea fut particulièrement tendue, au début, aussi parce qu'Elyas étaient plus enclin à nous ouvrir le ventre et nous balancer par dessus le rempart pour s'être introduit jusqu'ici. Mais son conseillé, plus sage et Andy'Laya, apaisèrent respectivement leurs conjoints avant de choisir deux décisions : Soit nous allions avec noble voir quelques énergumènes qui avaient fouillés dans ses affaires, soit nous suivions le conseillé Darick pour inspecté une étrange salle qui faisait visiblement peur aux hommes du Syndicat depuis deux jours. Bien qu'Andy'Laya était particulièrement suspicieuse, nous suivions tout de même Ydalros bien envieux de découvrir ce qui n'allait pas, et je pense que c'est sa haine envers les entités démoniaques qu'il l'aura forcé à pressé le pas. Nous menant tout droit dans un piège.

A peine rentré dans une salle où le toit s'était effondré, dans les étages supérieur, le passage fut scellés de quelques chaines éthérés luisant d'un mauve inquiétant, signe de la magie arcanique qui résidait dans le sortilège nous enfermant, peu de temps qu'avant un sang bouillonnant ne relève les quatre combattants du Syndicat mort au sol. Nous avions été guidés vers la tombe par le responsable des maux de ce lieu, qui après une très peu intéressante discussion, nous quitta pour mettre en place ses projets plus tôt que prévu. Ce qu'il n'avait néanmoins pas attention, était déjà que nous survivions aux revenants, mais aussi qu'Andy'Laya nous sorte de là en usant de la lumière d'Elune. Ydalros avait pratiquement affronter les revenants seul, bien que je me félicitais que mon épée pu en occire au moins une, avec l'aide d'Alyxianne. Peut-être n'avais alors pas été inutile cette fois ci. Bien que par la suite, je le fus complètement.

Dans la salle où nous étions arrivés pour choisir la route nous menant à une tentative de meurtre salissante et particulièrement douloureuse, Elyas était en proie à Darick accompagné de deux massifs Stromgardien dont les habits étaient ensanglantés et les teints particulièrement pâle. Mais le plus effrayant, étaient leurs yeux luisant d'un rouge sinistre. Comme vous avez l'habitude dans mes textes, je sauterais alors le passage du terrible affrontement, quand il fut découvert que Derick n'étaient qu'un jouet de chair pour un être à l'aspect spectrale qui se trouvait derrière. Celui ci blâma les "incapables laquais de Salach" le nom donné par le Chaman lors du combat du Cercle du Lien, avant d'essayer d'user des maléfices sur Ydalros. Mais après un instant de stratégie, où il ne s'agissait pas de se battre bêtement, mais de déjoué les magies d'une entité fantomatique, celui ci fut bannie sans que je ne comprenne comment, avant de me laisser sur le fessier, haletante, sonnée, et désorientée. Reprenant mes esprits, le temps de voir que les deux Kaldorei étaient rapidement parti, laissant Elyas lui aussi se remettre de tout ça. Au moins, une trêve étaient convenu, maintenant qu'il n'y avait plus la main du traître qui se préparaient à nous poignarder dans le dos. Bien que je me disais amèrement que cela n'avaient pas si bien fini, au vu de l'état de nos deux compagnons elfiques.

La nuit tombait, rentrant alors dans notre petit campement dans une ruine. Il ne restait plus tant de chose à faire que cela, désormais, si ce n'est suivre la piste du Grimoire, et mettre la main dessus. Au moins, n'avions nous pas tenté de récupérer les écrits en abandonnant Graccius et Jormont, comme ils auraient pu s'y attendre. Nous avons été de véritable allié, et ça me changeait de me dire que je suis peut-être quelqu'un de bien, finalement. Mais le temps du sommeil vient, installée paisiblement contre Vorel, en observant les lueurs d'un ciel que nous partagerons toujours, quelque soit la distance. Et tant que nous serons suffisamment vivant pour le faire...

... Ce qui inclus sinistrement le Chevalier Valérius, puisque même mort, il peut encore levé la tête en l'air."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Ven 29 Avr 2016 - 15:42




2.7.

"On y était presque. Peut-être que si nous avions suivi en premier cette piste, nous serions en train de préparer nos affaires pour repartir ailleurs, marcher sur les grands routes, le cœur bien plus léger. Et à la place, l'on faisait face au feu paisible qui laissait cuir notre repas pour reprendre un peu de moral après notre retour. Du moins, c'était pour ma part ce dont j'avais besoin, bien que je n'étais pas spécialement prête à revenir triomphant après notre petit voyage. D'habitude, nous avons toujours un petit quelque chose sur quoi nous raccrocher en rentrant. Réussir une mission, accomplir un fait, sauver une vie. Là, nous n'étions que revenu vivant de quelques obstacles qui auront été inutiles au final. Au moins, j'aurais pu avoir un peu de saucisson avant d'aller écrire mes notes contre Vorel, installée et couverte par la fourrure du worg autant que celle offerte par Azghor. Le loup-de-givre m'a définitivement gâtée, là où d'autres auraient juste tué Lok'nolosh et son maitre en crachant sur la "vermine orc". Mais les années ont passés depuis la grande guerre, et une rôdeuse est douée de plus de recul qu'un brave chevalier.

La journée s'installa doucement, comme habituellement depuis notre installation en Stromgarde qui durait depuis quelques jours désormais, nous occupions celle ci avec nos affaires quotidiennes. Certains se lavaient, et j'approuvais ce courage que d'aller prendre soin de leurs corps, ayant pour ma part définitivement aucune volonté d'aller faire trempette. Pour ma part, je profitais de ce temps libre pour inspecter mon équipement, une épée misérable dont la qualité aura au moins été remise à neuf par Ornak, une armure en écaille dont la plus part était abîmé et certaines mêmes brisés, laissant des failles là où je gardais les cicatrices d'autres combats. Et je passais avec horreur mon pouce à l'intérieur du trou toujours présent depuis qu'un nécrotraqueur y aura mit gentillement une dague. Peut-être que le demi-orc pourra m'aider, car oui, celui ci est enfin arrivé. Et toi, petit carnet, tu sais hélas comment ça va finir avec les autres femmes. Avec un peu de malchance, d'ici deux semaines, débuteront des crises de jalousie. Génial.

Mais reprenons là où nous en étions dans ce qui est vraiment intéressant, et ce que j'attendais depuis mon réveil au petit matin. Alors que d'autres s’intéressent en générale à remettre leurs vies dans le bonne ordre en restructurant leurs idées, je retraçais personnellement notre périple en laissant avec fantaisie mon esprit divagué dans des scénarios alternatifs, mais préférait rapidement chasser cette récréation de ma tête alors que je m'égarais déjà à visualisé les événements comme devenant dramatique et sanglant. Mon armure avait été entretenue, et j'avais passer le temps nécessaire à préparer mon corps mais surtout mon cerveau aux conflits possibles. Cela, en restant longtemps assise sur une hauteur d'une maison en ruine, dans une posture essayant d'imité celle qu'utilisait Tao'Bei pour ses méditations. Bien que cela est particulièrement éloigné de l'entrainement que subissent les vagabonds dans les bois qui apprennent à ne faire qu'un avec l'instinct, la compréhension de sa propre énergie s'en approche tout de même, bien que je n'escomptais pas arriver aux mêmes prouesses physiques que lui ou que celles de Dan.

Le crépuscule tombait, et cela annoncerait autant le début du danger nocturne que le fait de pouvoir traverser les ruelles perdues de la citée en ruine plus aisément. Un des jeunes érudits du Kirin Tor nous attendait, l'air un peu hébété et fatigué, alors qu'après une courte discussion, celui ci nous guidait alors le long de passages oubliés et en ruines. Il y avait des graviers, des charrettes, et le plus touchant fut une petite poupée, bien que j'estimais que sa propriétaire devait soit être morte, soit être loin. Une trentaine de minutes furent passé, et le soleil lui avait déjà disparut du champ de vision, surement installé dans l'horizon invisible à cause des hauts remparts de la citée de Stromgarde qui dessinaient des montagnes encerclant les ruines. Un quartier perdu et isolé, voilà sur quoi nous débouchions alors, voyant au lointain une structure en forme de tour, destinés aux Mages et savants. Contrairement aux habitations écroulés, celle ci tenait encore debout, et j'estimais bien qu'il s'agissait là plus que de l'effort de la pierre pour avoir tenue là où la caserne que nous avions vu était à moitié effondrée.

Pressant le pas, quelque chose derrière nous semblait remonter la piste, et le hurlement de panique d'un pauvre vagabond, ou d'un espion nous ayant suivit, percèrent l'air nous séparant et me retournèrent l'estomac, quand celui ci s'acheva par un bruit de craquement, qui laissa par à des mâchements gras et dégoûtant. L'Ogre qu'il l'avait rattrapé n'était pas si loin, et j’espérais que l'on serait loin d'ici quand il viendrait. Ce qui fut le cas, quand Abroham revenait vers nous en annonçant que la silhouette étrange était responsable de l'odeur d'encens que nous sentions depuis lors. Quittant les ruines où nous nous étions cachés en vue de devoir subir la venue de l'ogre, la route fut rapide et effrayante, mais à la fin, ce n'était qu'un simple prêtre de la Lumière qui s'attardait à quelques litanies pour sa croyance. Ce qui blasa certains membres de notre compagnie, très peu croyants, mais je laissais de côté cet élan de manque de Foi pour me concentré sur l'objectif. Il accompagnait un autre mage du Kirin Tor, le second qui était avec Jormont et Graccius le jour de notre venu. Et visiblement, Jormont aussi devait être là.

Avançant vers la tour, une porte éthéré luisant d'un mauve étrange apparut, tandis que Bartola et Willow elles retournaient dans le cœur du quartier perdu pour essayer d'empêcher l'ogre de faire un ravage si celui ci arrivait vraiment. Le jeune érudit réfléchit, et nous dit que l'entrée possédait un mot-clef très simple, dans l’énigme suivante : "Le jour, je suis des votre, la nuit, je suis avec les autres." essayant de réfléchir un instant, celui ci fut coupé presque instantanément par le nain Sombrefer qui dit "Le Soleil !" laissant donc la porte s'ouvrir et nous laisser le passage. La réponse était particulièrement logique sur l'instant, mais il fallait y penser, alors que nous entrions à l'intérieur, retrouvant Jormont étalé par terre, blessé. Alyxianne s'occupa rapidement de lui avec une potion de soin, bien que j'aurais été le vieux conseillé, j'aurais d'abord était récalcitrante à avaler un élixir d'une inconnue débarquant dans un endroit si étrange avec une rôdeuse habillée de noir et un demi-orc massif, ainsi qu'un Sombrefer. Ornak pressa le pas, et se retrouva enfermé dans une barrière arcanique. S'énervant lourdement contre la barrière, le jeune mage essaya d'expliquer qu'il y avait souvent un objet qui permettait l'activation de ce genre de sortilège, mais nous n'avions pas trouvé avant que ce soit l'objet qui nous fonça dessus.

J'étais en train de monter en essayant d'évité les pièges, Abroham devenait bien plus paranoïaque le long de notre passage, ce dont je lui étais reconnaissante pour s'assurer de notre survie. Un buste ressemblant à un chevalier en armure complète prit vie en bas, tel un golem de granite parfaitement sicellé à la statue dont il provenait, et celle ci alla essayer de mettre Ornak aux arrêts, qui lui répondit en s'engageant dans un combat brutal avec son geôlier qui abaissa la barrière magie pour le maîtrisé. Celle ci rivalisait de tailler avec le semi-orc, mais pas de technique. Nous étions en haut, juste après qu'Abroham ait actionné de loin un piège qui nous aura balancé en bas des escaliers pour nous brisés les membres au sol. Et je regardais le combat rejoins par Willow et Bartola qui, comme je l'appris plus tard, avaient vaincu l'ogre. Et je commençais à me dire qu'elles étaient plus forte qu'il ne paraissait, car je les avais déjà imaginé en petit four, ce qui me laissa penser que j'aurais du manger un morceau avant de partir au lieu de me laisser déconcentrer pour un rien. Ornak n'avait pas eu besoin de l'aide des autres, fonçant à travers l'espace vers le Golem de granite englué par une potion d'Alyxianne, il rentra dedans et son bouclier le fit explosé en un amas de poussière et de morceaux épars. Ce qui était écœurant, si cela avait été un être humain mais je ne m'attendais pas plus tard à découvrir que mon cauchemar allait devenir réalité.

Progressant soigneusement le long des marches de la tour, en évitant les pièges, et de très peu une langue de flamme qui faillit nous dévorer, moi et le Nain, je constatais avoir effroi que j'étais en seconde position, m’arrangeant pour que mes pas me ralentissent pour laisser naturellement le guerrier massif passer devant moi et me protéger de la suite. L'avant-dernière étage était simple, mais comme le reste de la tour, d'une chaleur étouffante, laissant la sueur couler le long de mon col que je ne cessais de tirer pour ne pas m'étrangler moi même.  La suite de la tour était bloquée, et quatre pilier étaient visible. Ceux ci avaient une gravure chacun, portant les symboles présent : Le Gel, la Brume, l'eau, et le vide. Après quelques temps de réflexions, le bras d'Ornak foudroyé, ainsi que Kerpit et Alyxianne qui furent sérieusement brusqués par de l'énergie arcanique, la solution fut trouvée. C'était un banal codage, une fantaisie de magicien, dont la signification était le sens même de la chaleur sur l'eau - Le gel fond, l'eau s'évapore, et la vapeur disparaît. Passant une main sur chacun des piliers, ouvrions alors l'accès vers le dernière étage, grimpant les dernières marches avec une paranoïa presque abusive, mais justifiée.

Ce qui ne fut pas très utile, puisque le seul et dernier piège avait été installé plus loin, et faillit rôtir Bartola quand elle marcha dessus. Balançant sa cape au loin avant de devenir une torche elle même. Nous récompensant par la présence de... Rien. Un piédestal vide, avec quelques grimoires et autres livres balancés par terre. Deux personnes nous attendaient, des assassins humains habillés de cuir noir et enroulés de quelques tissus pourpres. Ceux ci jurèrent au nom de la vengeance de Salach. Usant de technique pour devenir invisible, ceux ci me blessèrent rudement à l'épaule, et je décidais que le sol n'était d'une pas si mauvaise qualité pour m'avachir dessus en laissant mon sang couler le long de la nouvelle plaie acquise à l'épaule. La douleur me retenait par terre, comme la flemmardise de devoir m'extirper d'un lit douillet, ce qui fut une de mes grandes ennemies en Khaz Modan. Les deux furent finalement affrontés et tués, et deux fois par Ornak, dans la violence effrayante du Semi-orc. Le premier avait fini comme l'image du golem de granite, mais avec un homme : Enfoncé par un effroyable coup de bouclier rempli de pointe acérés, n'y laissant là qu'une bouillie qui avait été autrefois un homme, autant par l'impact que par le tranchant des dizaines de pointes venant de le déchiqueté. Ce après qu'il fut aspergé d'une potion soulevant de la poussière brillante et luisante s'attachant au pauvre bougre en miette. Le second fut simplement empalé après avoir retracé la venue d'un dague de jet inutile, par une épée bien trop grande pour le corps du tueur invisible.

Mais la douleur, les blessures encaissés par chacun, dont une sérieuse pour mon épaule et le mollet d'Alyxianne, fut peu utile si ce n'est pour sauver nos vies. Le piédestal avait abrité notre cible : Le grimoire de Dorian n'y était plus. Celui qui avait été caché là des années plus tôt, avait disparut en y laissant deux sournois tueurs qui nous attendaient. Allant chercher le prêtre, Jormont et le jeune mage qui attendaient en bas, nous rentrions en prenant soin qu'un autre ogre ne gène pas notre route. La douleur était intense, bien que les plaies furent traités rapidement, c'était plutôt l'échos gravé dans les nerfs qui étaient vraiment agaçant. S'installant dans nos ruines fétiches depuis notre venue. Il ne restait que l’amer impression d'avoir été trop lent, trop tard, ou que nous avions manquer quelque chose. Si le Cercle des Liens avait été ôté de la main de Salach. Il avait visiblement récupérer le Grimoire. Et le pire peut être à prévoir désormais."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mer 4 Mai 2016 - 16:00



"La guerre reste toujours la guerre, quelque soit sa raison. On connait les sacrifices qu'elle demande, mais jamais qui sera sacrifié." - Chevalier Graccius Kortovin, du royaume de Stromgarde.


2.8.

"Tout débuta par le ciel mêlé aux flammes, celles qui bientôt feraient danser les cendres et illumineraient la nuit. Cela faisait deux jours que nous étions au repos, après la tour des Mages, il fallait réfléchir quelques instants pour réunir nos informations et essayer d'atteindre le Seigneur Salach avant que celui ci ne parvienne à son objectif. Mes compagnons étaient au campement, avec une Chaman du Cercle Terrestre qui fut aussi attirée comme le fut Grim par la corruption du cercle de lien de la terre. Une Pandarène du nom de Jasiri, qui nous avait d'abord pister en tombant sur les responsables de ce qu'il s'était passé, mais elle n'essaya au moins pas de nous transformer en poussière dès l'instant où nous étions vu.  Et elle aurait pu y arriver avec certains d'entres nous, en faisant l'appel des éléments, mais ses sortilèges ont aussi quelques touches amusantes dont je vous parlerais plus loin dans ce récit. Sur l'instant, il y avait Ornak, Alyxianne, et Dan, ainsi que votre éternelle malchanceuse : Moi. Et tout commença par le bruit des Cors de bataille.

La nuit s'installait doucement, et nous observions étrangement les soldats en mouvement qui courraient dans tout les sens. Ils préparaient des défenses, avec toute l'efficacité dont son capable les hommes de Stromgarde. Bientôt, aux bruits des cors, se joindraient tintamarre des bottes et des fusils laissant éclaté la poudre à canon au loin. Cette fois, je n'aurais pas l'envie de vous parler de sentiment et autres stupidités sur l'attente et les interrogations personnels, parce que le feu de l'action nous fut aussi dévorant que si il avait été vif et présent devant nous. Ornak haussa le ton pour interroger l'un des soldats qui courraient vers leurs positions, et c'est un jeunot qui semblait à peine savoir ce qu'il faisait qui se retournait pour répondre. Mais celle ci ne put pas vraiment être rendue, autant que la réponse fut tout de même clair. Dans les cieux éclatant et devenu plus oppressant, une immense pierre s'extirpa des airs, enflammée par un brasier effrayant là où les huiles avaient été déversés sur la roche massive propulsée par ce que nous avions vu plus tard comme étant un trébuchet de fortune. Celle ci passa au dessus des remparts, et s'écrasa lourdement trop proche du jeune soldat pour qu'il ait une chance de survivre à l'impact, se brisant le cou lourdement. Nous n'avions pas vu sa mort, ou en tout cas moi ce fut le cas, bien trop occupée à me protéger inutilement la tête avec mes deux petits bras comme si ils avaient vraiment le défendre de ce genre d'assaut.

Approchant doucement, nous constations la pierre qui avait été projeté : Simple, sobre, mais il résidait quelque chose d'effrayant qui fit rompre la santé mentale d'Alyxianne, petit à petit. Mais rien qu'à ma vue, je savais bien que ce n'était pas qu'un banal projectile, car ce n'était pas que du feu qui l'enroulait encore légèrement, autours de ce léger cratère creusé dans la pierre d'une ancienne ruine de ce qui fut autrefois une immense citée des Hommes. Du sang coulant, de manière irréelle, comme si la chute avait ouvert des fissures dans une peau de pierre, sans qu'il n'y ait véritablement d'entailles ou de coupures. Frissonnant un peu, je me reculais, alors que l'objectif de cet envoi fut clair. Si les autres avaient raison de dire qu'un siège était en cours, ce n'en était pas moins léger de venir qu'avec une seule arme de siège, et lente qui plus est. Mais le résultat de chaque tirs pouvait être dévastateur. Autours de la roche, les trois malheureux ayant été tués sous le coup, étaient déjà en train de se relevé sous l’influence du sang corrompu balancé directement au cœur des forces ennemies. Nous laissant devoir nous battre pour nos vies, comme la plus part des personnes dans la ruine.

Trois goules, ce n'était pas le plus inquiétant. Bien que pouvant potentiellement tués chacun d'entres nous, l'expérience parlait et les autres avaient suffisamment de maîtrisé de soit pour que je n'ai pas besoin de me soucier de la mienne. Continuant la route rapidement après avoir rendu grâce à nos anciens alliés en les renvoyant d'où ils venaient, ils fallait comprendre clairement où en était la situation, et ce fut Graccius qui nous l'expliqua. Il attendait, plus loin, en dirigeant les renforts vers différentes positions et coordonnait la défense du passage principal. Cela devait être laborieux et il était déjà en sueur, mais avant de nous indiquer là où notre place serait préférable, je criais vers Ornak qui se ruait vers une mêlée sanglante, son cœur Orc battant de plus belle au son des épées et des boucliers s’entrechoquant. Il fallut donc que Dan aille le chercher, et le demi-orc paya sa témérité au prix d'une flèche malheureuse dans l'épaule. Tout cela, avant que le Chevalier de Stromgarrde nous indique qu'il fallait partir défendre le Conseillé Jormont, parti vers la chapelle avant l'assaut pour y prier la Sainte Lumière. Si il avait raté quelque chose dans sa carrière de croyant, c'était bien d'acquérir le sens des priorités. Enfin, j'aurais aimer pouvoir penser ça.

Poursuivant la route, je suis épargnée avec Alyxianne d'un tir s'écrasant et projetant Dan et Ornak au sol, lourdement. Une goule s'approchait de Dan, et je fis quelque chose de terrible, et qui me hanta la nuit durant, et surement les autres jours à venir : Je lui dis de poursuivre, car nous avions une tâche plus importante. La goule ne serait pas vaincue, et celle ci se retourna et chercha une nouvelle proie en la personne d'un soldat malheureux qui fut taillé en pièce car il était dos à la bête. J'observais un instant le massacre, avant de poursuivre en murmurant quelques litanies de pardon pour sauvegarder mon esprit fatigué par le conflit résonnant autours de nous. Et surement, je demanderais en échos avec tout les autres choix fait dans ma vie, si celui là avait été le bon, avant de réalisé que si j'avais été plus forte, j'aurais toucher la Goule à la tête et nous aurions eu une vie de plus sauvée dans notre prestige. Là, nous avions juste abandonné quelqu'un. Dégoûtée, j'essayais de mettre de côté ce sentiment de frustration, alors que nous arrivions contre un pont qui passait au dessus de l'entrée principale de la citée.

Prenant un temps pour observer, nous contemplions à couvert la marée de morts de différentes origines. Des vagabonds, des fermiers, et quelques orcs chétif, quelques rares soldats malchanceux, et trois ou quatre ogres immenses. Avec derrière, un trébuchet dressé avec quelques instruments de fortunes, qui n'aurait pas tenue un siège ayant duré très longtemps, des parties déjà en train de s'écrouler devant la tension de chacun de ses tirs. C'était une belle force, mais largement insuffisante pour envahir les ruines de la citée où s'y opposerait les rescapés de Stromgarde, le Syndicat, et les Ogres Cognepoing. Pourquoi alors avoir essayer quelque chose d'aussi vain, si ce n'est peut-être pour répendre le "Sang de Stromgarde" en vue d'un autre sortilège ? Mais alors, en valait-il la peine de sacrifié tout ce que les adeptes de Landfust avaient pu rassembler dans l'Ouest de Arathi ? La réponse tarderait à venir, mais il y en avait une plus censée que de dire "C'est surement parce qu'ils sont complètement stupide", que je m'étais prise à pensée sur l'instant, avant que cette pensée ne se tourne vers Jasiri qui bondissait sur la hauteur d'un rempart bien à découvert de la centaine de regard autant armés de griffes, que d'armes à jetés, ainsi que de nombreux archers. Ce fut visible, quand une pluie de flèche nous tomba dessus, et au moins nous étions épargnés d'un tir chanceux à la tête qui aurait été fâcheux pour poursuivre, en étant mort sur le coup.

Un peu plus loin se trouvait la chapelle, autours duquel était entretenu un jardin surement magnifique et très apaisant quand l'on s'y promène, sauf quand c'est pour évité un massacre sanglant. A moins d'être Valérius, et de n'en avoir rien à foutre du massacre, autant que du côté apaisant. Alyxianne fonçait vers la Chapelle, tandis qu'une ombre se jetait sur nous. Quelque chose frappait, et retournait se cacher dans les moindres des lieux où son corps pouvait être confondu avec le noir du jardin. Cela se poursuivit pendant deux, trois, quatre assauts. Avant de me planter deux mandibules dans le dos, me laissant aux bons soins de Jasiri, au sens propre du terme, plus loin. Ce n'était pas bien grave, mais la douleur était bien présente, et Ornak lui avait rendu : Quand celle ci était descendue, il avait fracasser avec son marteau, Dan l'empêcha remonter d'un coup bien placé. Les deux combattants se retrouvaient ensemble, en face de notre adversaire qui avait essayer de nous assassiner depuis l'ombre. Un nérubien, comme celui du cercle, se présentait devant nous. Il ne fut pas le plus puissant des adversaires, bien que tenace et aux coups dangereux, il acheva sa vie en ayant le corps brisés par la violence du marteau de guerre du demi-orc ayant brisé la chitine et son dos. Me disant que c'était, après tout, un style de massage dans un sens, puisqu'il sait si bien en faire - Et pour les langues de serpent, non, il ne m'en aura jamais fait, mais ses conquêtes elles ne s'en sont jamais plaintes.

Je vous laisse les détails, comme le fait que Dan se trouvait devant et fut écrasés par la carcasse sans vie de la bête, ou que je sous-entendais qu'un Nérubien avait pu être une conquête de Ornak, - à coup de marteau -, pour vous parler de ce qu'il y avait dans la chapelle. Les objets divins avaient été souillés, brisés, maudits et ravagés, y ajoutant l'impression qu'elle n'était plus si proche de notre monte, qu'elle pouvait l'être de l'antre d'un démon. La pression me fit tourner la tête, la peur m'écrasa le cœur, et après les soins de Jasiri je pu être un peu plus optimistes, mais tout ce réconfort s'évapora en rentrant dans la pièce. Alyxianne était en centre, à genou, au bord de la crise qu'elle avait peut-être déjà laissé échappé. Le jeune mage du Kirin Tor avait été empalé par une grossière lame, au beau milieu du torse, gisant sur le sol de la sainte chapelle maltraitée par la main du profane. C'est incompréhensible, la manière dont un lieu sacré avait pu être souillé, autant que la marchande avait pu y survivre. Mais l'on à tous nos secrets, n'est-ce pas ? Et elle nous guida en parlant de sa vision qu'elle avait eue en inspectant ce lieu maudit. Celle ci concernait un lieu très proche. Une crypte, juste à côté de la chapelle, et il fallait désormais faire vite. Car la terre s’était mise à tremblé une fois, et cela n'avait rien de bon.

Le dernière obstacle avait été simple à écarté, mais particulièrement tendu, à cause de l'envie de tout fracasser d'Ornak qui l'avait conduit à se rué vers un Golem de Granite quelques jours plus tôt. Bien que nous partagions cette envie d'aller vite en avant, - enfin eux oui, mais j'avais toujours envie de courir vers l’arrière, mais ce n'est pas une chose qui se dit dans ce genre de situation. Deux soldats dans des armures d’apparat très soignée retenait quiconque voulait rentrer dans la Crypte, et il fallut essayer de les convaincre, jusqu'à ce que les talents de Jasiri parlèrent pour elle, quand le conflit allait être sur le point de se déclenché, entres alliés. L'un des gardes parlait, et son dernier mot fut "Strom-Crôac !" avant de gambader joyeusement sur le sol en forme de Grenouille. Sous le regard hébété de l'autre soldat, nous enjambions celle ci pour avancer, le soldat un peu trop secoué pour réagir sur l'instant. Il aurait très bien pu nous sauter dessus, mais décida que son l'instant, la menace revenait plutôt aux morts-vivants qui se ruaient vers nous, décidant de les contenir avec son camarade qui avait reprit forme. Et il m'arriva la scène la plus stupide de ses derniers mois. Voulant tirer une flèche pour la forme, sur la goule de tête, et essayer d'offrir au moins un geste pour les soldats, les branches de mon arc étaient très vieille pour maintenir le choc, et celles ci cédèrent, brisant mon arc, et m'envoyant en arrière. Pour glisser dans les escaliers, et les dévalés un à un. Sans mon armure, je serais peut-être morte aussi bêtement que ça, d'ailleurs. C'est drôle, quand on y pense.

Mais ce qu'il y avait à l'intérieur était nettement moins drôle. Jormont était installé au milieu d'un tombeau profané de la même manière que la chapelle, le second érudit du Kirin Tor enfermé dans un coin, terrorisé par le sort qu'il pensait attendre ici. Le Conseillé nous félicita pour nos efforts, qu'il considérait comme vain, alors qu'il révélait sa véritable nature. Jormont, l'un des seconds de l'ambassadeur Yvan Farkoual, un des protagonistes de cette affaire, était en réalité l'infâme provocateur de tout ce chaos. Nous n'avions pas devant nous un allié, mais le Seigneur Salach, maître des ahurit ralliés à une cause démoniaque en pensant y trouver une récompense, alors qu'ils ne pouvaient que payer au prix du sang. Et nous n'avions pas besoin d'affronter ce sorcier ténébreux qui auraient effectués son baroud d'honneur - ou un carnage, après tout, il aurait pu aussi tous nous tué, mais j'évite de penser ce genre de chose et. Ah trop tard. Quoi qu'il en soit, pendant la charge, il posa une main sur son grimoire, nous englobant dans une forte lueur d'un mauve effrayant. Ornak fini sa course en empalant effectivement Salach sur son bouclier, mais il n'en restait rien. Celui ci venait d'être embroché par le bras puissant du Marcheur du vide qui venait d'émerger de la faille derrière lui, qui se refermait déjà doucement, dans des crépitements arcaniques qui frappaient le sol en le carbonisant légèrement.

Le combat fut terrible, et moi, Alyxianne et Dan nous retrouvions au sol, ainsi qu'Ornak. Seule Jasiri fut épargnée des coups et des blessures, luttant en retrait en laissant l'élémentaire des vents qu'elle avait appeler à l'aide se battre de front à sa place. Mais le résultat fut le même : Le marcheur du vide allait exploser dans le rejet de toute cette énergie accumulée, et malgré des efforts pour en abaissé la force, le fracas arriva, sans pouvoir contenir le courroux de ce trop plein d'énergie. Me rappelant amèrement le cristal mauve du Satyre, dans les Paluns. Mais Dan n'était pas envieux de nous laisser être dévoré par le sort, et il s'y opposa. Quand la lueur acheva de nous hébétés, il ne restait rien. Ni le Grimoire, qui réapparaissait entres les mains du Diablotin de mon mentor, quelques secondes plus tard. Ni le Marcheur, dont les bracelets maudits étaient au sol, fumant autant que Dan qui avait contenu cette force. Une aura verte s'extirpant de son être, et j'apprenais plus tard qu'il s'agissait du "Chi", l'énergie interne de toute chose, que ceux qui suivaient les préceptes de Pandarie savaient maîtrisés. Ce jeune combattant devenait de plus en plus grand. Mais le plus important, c'est qu'après ce conflit, il est vivant.

Dan:

Rentrant doucement vers notre campement de fortune, après avoir retrouver une bataille gagnée par les forces en présences qui n'eurent pas non plus l'envie de s'attaquer entres eux après avoir subit un assaut, l'on vit passer au dessus de nous deux Marteaux-hardis qui propulsèrent leurs marteaux sur les morts se repliant vers la sortie. Le spectacle en valait la peine, même si il fut au prix de nombreuses vies volés, même l'un des deux gardes n'avait pas survécu à l'attaque de l'entrée de la Crypte. Ce qui était un coup dur, mais rien n'avait été aplatit, et les temps qui suivront donneront toujours raisons de s'attacher aux prochaines histoires. Les ruines restaient des ruines, et la nuit retrouva petit à petit son voile sombre et pleins d'étoiles, légèrement couverte par les fumés venant des brasiers consumant ceux qui étaient tombés ce soir. Nous observions ça, dans notre petit coin dans une ancienne bâtisse, tous épuisés et célébrant cette victoire avec suffisamment d'alcool pour le faire. Le grimoire de Dorian devait maintenant disparaître, et il disparaîtra. Les projets du Seigneur de l'Effroi pour apparaître dans les Hautes-terres ont échoués, mais il essayera de nouveau, encore et encore, et j'avais l'impression d'avoir vécu l'échos de ce qu'ils subirent une année plus tôt, en Sombrivage.

Le lendemain, malgré la gueule de bois, il fallait partir. Notre route fut décidé, et la Pandarie était si lointaine encore, et atteindre la Baie prendrait de longues semaines, si ce n'est plus, en traversant des contrées hostiles. Mais c'est cela, un voyage, et au moins pourrais-je revoir les Bois de la Pénombre dans un aspect nostalgique. Y retourner me ferait perdre quelques années, me renvoyant alors que j'essayais de survivre, mais c'est si différent maintenant. J'ai l'impression que moi aussi, je grandis dans un sens. Yvan et le survivant du Kirin Tor avaient longuement discutés, et proposaient désormais à notre compagnie de nous joindre soit au Kirin Tor, soit à l'Alliance. Pour des tâches et responsabilités différentes, l’intérêt du groupe - pour le peu qui s'y intéressaient vraiment, allait au Kirin Tor, et le jeune homme nous promit d'en parler à son mentor. Un certain "Archimage Tallas", que j'espérais maintenant rencontrer le jour où nous viendrons trouver la magnifique citée des cieux, Dalaran. Cela promet encore de nombreuses aventures, mais nous en avons tant déjà qui nous attendent sur notre route. Et la Pandarie réserve bien des surprises, et devant tout ça, je me demande encore si je serais digne d'être l'une des membres de cette petite communauté. Mais le refuge de l'Ornière approche, bien que je pense que nous camperons non loin de là, sur la montée qui avait été trouvé à notre venue dans ses terres. Une bonne nuit de repos me fera du bien."


Dernière édition par Linaild le Mer 11 Mai 2016 - 7:25, édité 1 fois
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mar 10 Mai 2016 - 13:45




2.9.

"Le soleil se lève doucement, le rouge qui imbibe le ciel est un reflet désagréable d'une nuit rougeoyante. Autant par les flammes, que par le sang. Enfin, nous quittions Stromgarde, et nous y laissions derrière la peur, la fatigue et l'impression que nous pouvions tout perdre derrière nous. Une certaine fierté accompagnait nos pas, alors que j'écrivais les dernières notes sur mes espoirs quant à ce que nous pourrions trouver en Dalaran. Les rêves venaient, des pensées immatures et peu réalistes de ce qui était vraiment le cas : Vivre plus dans nos têtes que dans nos corps est une mauvaise habitude pour moi, me projetant déjà dans la réussite et la grandeur. Puis j'en revient à la réalités, bien minable, et en général, je me réconforte avec un peu de nourriture. Mais là, je n'en n'avais pas besoin. L'héroïsme, je le ressentais dans mes veines, dans mes os, dans ma chair. Oui, je me sentais le cœur vaillant. Et pourtant ce soir, il me faudra bien de la nourriture pour me requinquer.

Plus loin encore, après avoir passer le refuge de l'ornière, nous traînons sur une grande route alors que la nuit s'installait de plus en plus profondément. La nuit s'installait, et si nous pressions le pas, il y avait une chance pour pouvoir dormir au Viaduc de Thandol, et trouver un petit coin tranquille pour y installer nos tentes. Vous vous doutez bien que cela n'arriverait pas, et notre séjour en Arathi fut alourdit de quelques jours encore. Tout débuta par un événement qui nous fatigua tous énormément. Moralement, et physiquement. Cela débuta par des tambours lointains. L'on entend en échos les bruits puissants des peaux de bêtes cognés par les puissantes masses. Il n'était pas difficile de savoir quels genres de personnes s’affairaient à créer l'ambiance de la guerre, sûrement des soldats puissants et entraînés. Les mercenaires et les troupes d'aventuriers n'usent pas vraiment massivement d'objets produisant des sons. Peut-être un cor, à la rigueur, donnant un côté épique à la rencontre. Je divague, sûrement est-là mon envie d'avoir vu quelque chose de plus poétique, j'aurais pu écrire ce qu'il s'est passé comme dans un comte de fée, mais ce n'est pas mon objectif. Et je n'ai plus vingt ans, pouvant rêvé du prince charmant qui combat les vilains de son épée vaillante. Bien que trop souvent, je l'imaginais se fait manger par une goule, et je sortirais du sommeil en entendant Ornak grogner que sa bouteille est vide.

C'est le cri d'un homme, avec une pointe aigu mais dans un accent très étranger aux hommes de ses terres, qui nous attira. Un Kaldorei était couvert de sang et de divers blessure, celui ci se trainait en se plaignant de la souffrance qu'il avait endurer. Nous parlant un peu, j'écoutais d'une oreille distraite en observant les lointaines lueurs de l'endroit d'où il venait, celui ci disant venir du Bosquet du Gardien vert, et qu'il rentrait chez lui avec les plantes nécessaires aux concoctions dont il avait besoin. Mais le mal était présent, et ce n'était pas qu'un problème commun. D'ici, c'est les Fanécorces qui auraient pu porter le combat, mais là, Jasiri nous informa du pire. Il n'y avait pas des trolls, et des adversaires humbles. Il s'agissait là-bas de la horde, qui se battait contre un adversaire qui était invisible dans la nuit installée de plus en plus profonde. Eux n'avaient pas besoin de vision pour contempler leurs cibles, et quand un boulet enflammé s'extirpa d'un démolisseur de la horde, les flammes et le fracas nous firent voir l'espace d'un instant, les morts grouillants et hurlant. Les dernières forces de Landfust. Ses morts installés dans l'Est profond qui n'avaient jamais pu sortir et qui désormais, livraient un baroud d'honneur macabre. L'idée était de partir, désormais. Les maléfices étaient en marche, et le Kaldorei se retrouvait à essayer de nous mordre et de nous griffés. Le sang sur sa peau était maudite, il n'était pas condamné, mais devenait l'ennemi pour l'instant. Et les autres ne le ménageaient pas pour l'arrêté.

Mais la pire des menaces ne fut par ce pauvre maudit, mais plutôt notre stupidité de ne pas être parti. Des flammes verdâtres s'écroulaient des cieux, et tombaient sur les revenants errants et carbonisés par la fureur d'une tempête irréelle. Le spectacle était hallucinant, et nous décidions de notre meilleur option. Ornak lui, après avoir appris de Jasiri que tout cela était guidé par un Rochenoire - Bien qu'il était plus probable qu'il s'agissait d'un Gueule-de-Dragon, au vu de là où nous étions. Celui ci portant les drapés pourpre que nous connaissons désormais un peu trop bien. Mais le résultat restait simple : Il meurt, et les forces du Seigneur de l'Effroi disparaîtraient des Hautes-terres. Il suffit, eti l y aurait toujours une main invisible sur cette terre. Mais ce choix, nous ne l'avons pas eu. Car en traînant ici, et pendant que la Horde luttait avec les morts, le chef orc se rua vers l'extérieur, et tombait sur une menace inattendue mais peu effrayante : Nous. Une nuée de flèche de la part de ses serviteurs s'écrasaient, et je ne su pas alors à quel point c'était grave. Jasiri en appela aux éléments de la terre, et le sol se mit à trembler sous les pieds de ceux ci en les empêchant de tirer la seconde salve. Le combat était engagé.

Pour ma part, je ne fis pas grand chose que tirer quelques flèches. Mon Mentor vint à notre aide, telle une main invisible, en m'évitant de me vider de mon sang quand la hache du guerrier Orc m'envoya au sol après avoir pu se dégager de Ornak qui l'affrontait dans un terrible combat. Mais celui ci fut tué par une magie sinistre, autant que celle qu'il servait, et je restais au sol en observant le champ de bataille. Celui ci fut terrible, et des braves combattants, vivants comme mort, s'étaient déchaînés. Jasiri, Ornak, Alyxianne, mon mentor et moi qui lançait des flèches comme un kobold balancerait des cailloux sur un géant de pierre en l'insultant de quelques noms d'oiseaux – Bien que je vois bien peu d'oiseaux avec qui comparer un géant de pierre. Au moins, c'était fini. La horde continuait une guerre déjà gagnée contre des restes, mais ses guerriers avaient suffisamment la haine au ventre pour massacrer les moindres restes de créature si proche d'une de leurs fermes conquises au sud du Trépas d'Orgrim. Les flammes dansaient au loin, comme des dizaines de lueurs qui se mêlaient de silhouettes les effaçant un instant avant qu'elles ne réapparaissent. Me relevant après un instant d'intense fatigue, au final, je fus poussé par ce petit rien d'héroïsme qui me fit penser que finalement, l'on aurait vraiment participer au combat contre Landfust, dans les Hautes-terres. L'on ne parlerait pas de nous dans les livres d'histoires, et brièvement de ce conflit qui ne traverserait peut-être les ages que comme étant une anecdote en coin de grimoire. Mais je m'attarde toujours plus sur ce que je vis que si ce que je lis. Et l'instant d'après, j'aurais préférer ne plus rien voir du tout.

Sirris Bartola Awell, la femme que nous avions sauvées avec Ornak dans les Bois de la Pénombre, une amie que j'avais eue la chance de voir évolué et s'affranchir du maléfice des Worgens avec notre aide. Quelqu'un à qui je tenais, autant pour ça, que pour le fait que ce soit une connaissance de longue date. Et celle ci gisait au sol. Morte. Malgré tout les efforts d'Alyxianne, la blessure était trop grave pour être guérie, une flèche durant la première salve quand les morts avaient décochés leurs sinistres traits vers nous. Celle ci trouva place dans l'armure de Sirris, et se logea dans un point vitale dont seul un guérisseur de haut talent aurait pu sauver, mais nous en avions pas pour elle, pendant le combat. Jasiri se battait, sans savoir ce qu'il se passait, et je pense qu'elle se serait ruée au secours de celle ci si nous avions seulement su qui agonisait juste derrière nous. Aurait-elle pu la sauver ? Mais la faute, je me la remettais personnellement. Pourquoi avais-je sauvé la vie de quelqu'un, si c'est pour l’amener là où elle irait la perdre les jours suivant ? Sale, je me sentais étrangement sale, comme si la moiteur de mon corps devenait lourde à supporter. Nous rentrions rapidement avant que la Horde n'arrive pas ici, peu envieux de leur expliquer pourquoi une compagnie se trouvait ici juste à côté de leur bataille, malgré notre combat contre les morts, l'adrenaline ne rend pas les guerriers moins suspicieux.

Le repos au campement fut abominable, et je me retrouvais à m'isoler sur un arbre plus loin en essayant de contenir un sanglot qui me surpris moi même. Les nerfs lâchant, depuis notre venue dans les Hautes-terres, nous étions accablés de complot, batailles et intrigues difficiles à supporter. Mais je n'avais pas le droit de m'effondrer, de me ramollir, après avoir reçu des ordres venant d'un ancien camarade loin au sud. Ceux ci m'effrayèrent sur l'instant, et l'envie de vomir se mêlait au cœur endolorit par ce chagrin insupportable. Peut-être que partir vers Menethil n'était pas la meilleure des idées, finalement, car l'on me réclamait d'enquêter sur le marteau du Crépuscule dans les terres environnantes du Mont Rochenoire. Dit grossièrement, cela se résume ainsi, et ajoutez à cela la venue d'un messager enroulé dans une cape grisâtre, venant porter une missive d'un ancien contact du Bois de la Pénombre. La scène fut sinistre, dans une nuit profonde, isolée de la chaleur du foyer brûlant doucement aux côtés de la compagnie endormie. Et à l'aube, il n'était toujours pas temps de partir ailleurs, à la venue d'un des fils de Jin'Ko qui venait nous demander de l'aide au bon matin. Juste après que j'essayais de ne pas m’étouffer en avalant de travers le morceau de pain récupérer peu de temps avant, devant la taille massive du guerrier Troll. Depuis sa tentative de nous piégé l'esprit du Raptor, il était difficile de lui faire confiance, mais une discussion importante nous donna une raison de plus pour partir en Pandarie. Le vieux Troll était un ennemi de mon mentor, désormais, j'avais au moins fait en sorte que ce conflit s'achève de manière constructive, avant que ce ne soit catastrophique.

Je vous passerais la conversation avec Jin'Ko, des jours plus tôt, sûrement parce que j'avais du mal moi même à réalisé la profondeur de son histoire. Mais il désirait notre aide pour partir récupérer un objet volé par des Zandalari, et désormais, il était sur le point d'être tué.ou pire. Azghor s'était vengé de l'un des enfants du sorcier, et lui semblait au moins avoir survécu. Sûrement avait-il plus de raison que son frère décédé, même si je le craignais pour sa taille et la force qu'il devait avoir dans les bras, la conversation avec le Amani avait été finalement plaisante. Jusqu'à ce que au soir, il guide la compagnie vers le campement dévasté par un conflit ayant laissés des différentes traces. Et nous n'étions pas peu nombreux. Thaëll, Abroham, Dan, Kyrte, Myriam, Alyxianne, Malbin et votre pauvre âme égarée dans le tas : Moi. Bien que j'avais à cœur, l'envie de bien faire, je gardais toujours en moi les marques difficile à supporter de la souffrance intérieur. Autant par la nouvelle qui exigeait de moi partir au devant du Crépuscule, de la folie des corrupteurs, mais dans un instant plus proche, c'était plutôt le visage éteins de Sirris pendant que les flammes crépitantes dévorait petit à petit ses restes, qui me troublaient. Heureusement, je ne suis pas seule, et les autres de la compagnie commençait à travailler sur l'enquête, alors que j'apportais vaguement mon aide, en essayant toujours de me dire que l'on retrouverait peut-être Jin'Ko en vie. L'impression que cela était vain, la peur, troublait mes sens. Mais eux avaient encore l'esprit aiguisés.

Plus loin, se trouvait un lieu rituel. Sûrement un cercle mineur où les éléments sont attirés, ou bien me trouvais-je largement et cela avait été installé juste pour le maléfice qui naissait en ce lieu. Jin'Ko était attaché, et le Zandalari non loin de lui s'occupait de son incantation en vue de faire quelque chose que je ne voulais pas attendre voir se produire. Un surnom total pouvait le dépassé, et il fut attaqué de toute part quand Kyrte ordonna la charge, après une brève discussion avec le Troll. Aussi me demandais-je ce que les autres devaient bien penser de mes fréquentations, pour une stupide humaine, que d'aller m'installer et discuter aux côtés de Troll et d'Orc. Bien que de moi même, ma folie n'y voyait sûrement pas grand chose, car je crains ne pas être saine d'esprit. Le sorcier fut tué, par les assauts, n'y laissant là qu'une magie ténébreuses indescriptible qui fit trembler Dan, et Jasiri s’exclama. La pandarène et le jeune moine reconnaissaient là une énergie m'étant totalement inconnue. « L'anima ténébreuse » fut un mot qui trouva mes oreilles, mais je ne saurais décrire parfaitement de quoi il s'agit. Tout ce que j'en sais, c'est que ce n'est pas bon du tout. Mais j'espérais ne pas avoir besoin de découvrir à quel point cela pouvait l 'être.

Sans qu'il n'y ait de problèmes apportant une nouvelle raison de finir en position fœtal dans le creux d'un arbre, Jin'ko fut sauvé. Une intense discussion avec la compagnie fit réalisé l'ampleur de notre tâche, et j'en profitais pour discuter de la mission qui m'avait été donner, ainsi que l'oeuvre nous attendant en Pandarie. Je préférais prévenir les miens avant de partir vers l'effroi et le combat, la dangerosité de la demande qui m'avait été hélas faite. Bien que j'avais du mal moi même à finir mes phrases, supportant l'impatience des miens à comprendre la finalité de mes propos, car je m'égarais dans un lyrisme pitoyable pour gagner du temps et me préparer mentalement, j'annonçais alors les craintes de ceux qui me demandaient de poursuivre les membres du crépuscule dans ses terres pleines de dangers et de conflits divers. La région étant déjà particulièrement rude et âpre à parcourir, mais là, il fallait aussi aller au devant du danger. Car certains craignaient que le crépuscule ne s'essaie à invoquer des restes d'une guerre désormais lointaines, où les héros luttèrent en compagnie des Kaldorei et même des Dragons. Amenant en ses terres, des Silithides. Pas la pire des menaces pour les champions, mais ce n'est pas pour eux que j'avais peur, mais plutôt pour les innocents qui croiseraient leurs routes avant que le problème ne soit régler. Et si on me demandait de m'y essayer. Je le ferais. Bien que quand vint le temps de dormir, plusieurs heures plus tard, je me sentais étrangement vide intérieurement. Mais ma volonté reviendra rapidement. Après tout, je suis solide, c'est ça, la force tranquille !"
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mer 11 Mai 2016 - 7:23



2.10.


"Quelques jours furent passés dans le campement des Hautes-terres. Certains usés uniquement pour prendre le temps de se reposer après que nos nerfs furent mit à l'épreuve. La mort de Sirris, et l'horreur qui nous attend en Pandarie après avoir vu les maléfices de ce Troll qui avait essayer de mettre fin à la vie de Jin'Ko. Cela devient une habitude de venir en aide au vieux sorcier, bien que cela ne fut pas au prix de la vie de l'un de mes compagnons, au moins. C'est un traumatisme qui me reste, et je ne pensais pas que cela pourrait m’affectai. Ce n'était pas la première fois, et je me souviens encore de l'instant où une griffe invisible éventra Eskel. Mais Bartolla n'était pas qu'un voyageur rencontré au hasard sur la grand route. Une ami connue dans les Bois de la Pénombre, sauvée par nos soins après que celle ci fut maudite par le maléfice Worgen. Bien que c'était surtout l’œuvre de l'apothicaire de la Colline-aux-corbeaux et les attentions des druides de Darnassus quand celle ci pu trouver ce chemin. Faire tant de voyage pour périr, à cause de moi. Bien que je n'irais pas en parler aux autres, mais cela m'étrangle comme une corde nouée autours de la gorge. Elle se resserre petit à petit quand vient le moment de dehors, me laissant une terrible difficulté au repos, et je comprend mieux maintenant ceux qui vivent avec ce fardeau sur les épaules.

Il s'agit de se réveillé avec un masque sur le visage, le masque du bonheur simulé, celui que l'on ne vit pas mais que l'on montre aux autres. Garder en tête de préserver ses compagnons en montrant de la joie et pas une profonde tristesse, s'accrocher au valeur de notre objectif, plutôt qu'aux douleurs éprouvés le long du chemin. La lame d'une épée ne ressent pas la douleur, quand elle tranche, et quand son maître est tranché. Bien que je ne sois la plus courageuse des personnes, comme vous avez pu le comprendre, il m'est à cœur d'être quelqu'un qui se bat pour une cause quitte à mettre sa vie de côté. Les charmes, la famille, le repos, les discussions communes quand l'on parle d'un temps plus doux. Ce n'est pas la tendresse qui vous sauve quand un démon se prépare à vous trancher la gorge, et même si il s'agit d'une succube, en général elle n'offre ses bras que pour dévorer votre âme. Mais ce qui arriva au Viaduc de Thandol fut au delà de toute répartie. Ce n'était pas une bataille effrayante, qui me poussait à me cacher ou essayer de me battre sans risquer ma vie. Ce n'était pas une horreur ou une énigme intrigante et pleine de magie. Il n'y avait là que la peur. Et un profond remord.

Le crépuscule devait nous tomber dessus sous peu, alors qu'il fut décidé d'avancer vers les Paluns. Kyrte Dalson devait nous attendre plus au sud, après avoir retrouver sa bien aimée an refuge de l'Ornière, une femme de la noblesse s'accrochant à l'idée que Lordaeron peut-être libérée. Mais gardant mes réflexions pour moi même, tant que le Chevalier ne se décidait pas de tout abandonner pour partir combattre les goules en hurlant à la grâce de la lumière, cela me convenait. Bien que nous n'avons guère trouver Dalson en premier lieu, il y avait quelque chose d'autre sur cet immense structure qui fut la véritable épreuve de cette nuit. Le long de la route, nous arrivions vers le Viaduc après un trajet tranquille et bercé par un vent léger. Les étoiles illuminaient les cieux, tandis que je m'amusais à chercher en vain le sens des constellations, perdant celle que je pensais trouver à chaque fois qu'un élan de paranoïa me forçait à baisser la tête en croyant que je me précipitais bêtement vers un gouffre qui m'aurait rompu le cou. Sur la route, nous étions quatre, les autres occupés par leurs affaires, mais nous étions en route avec Myriam, Alyxianne, Tao'Bei, et l'éternelle « Archimalchance » comme ils m'ont surnommés. Et au vu des soucis sur notre voyage, je ne pouvais qu'être d'accord avec ce surnom fort peu flatteur. Enfin, après tout, ce n'est pas comme si j'avais un quelconque ego, et ils auraient bien pu me nommer « l'Archi-laideur » que cela ne pourrait pas plus gênée.

Ce fut la deuxième fois que je passais par le Viaduc, toujours impressionnée par la grandeur de ce lieu portant un héritage ancien. Contrairement au barrage du Loch, celui ci avait au moins été épargné par le cataclysme lors du passage de l'aile de mort. Bien que je me demande si sa destruction ne condamnerait pas les braves survivants de Stromgarde qui n'auraient plus d'allié venant du sud pour œuvrer dans leurs difficultés. Mais cela n'est pas le cas, et nous pouvons toujours le parcourir tranquillement. Du moins, c'est ce que je pensais, alors que la dernière fois, ce ne fut qu'un prémisse à nos soucis, il y avait quelque chose d'autre qui nous attendait, et aurait sûrement pu causer de nombreux soucis avant qu'un prêtre ou sorcier n'arrive pour en conjurer le soucis. Et tout débuta par une tente laissé en coin, celle ci était faite avec de la soierie de qualité, laissant bien démontrer que celui qui avait laissé ses affaires là n'était pas vraiment gêné par le manque de fortune. Des tonneaux et des affaires éparpillés, ainsi qu'une pair de botte que j'aurais bien mis aux pieds si celle ci n'avaient pas aucune chance de me protéger en cas de conflit.Tout cela semblait bien banal, et l'on aurait pu s'attendre à ce que son propriétaire arrive en râlant que les voyageurs devraient se mêlé de leurs affaires, mais Myriam fit avancer sa monture avant que les plus avides d’entre nous ne se décident à aller voir si il n'y à pas quelques babioles de valeurs, et je me souvenais qu'Abroham n'était pas là.

Et c'est plus en avant que les ennuies débutèrent. Myriam fut intriguée par une silhouette, celle ci femme, qui attendait sur le pont. Celle ci se tourna vers nous vaguement, avant de tendre les bras, une robe vaporeuse dansant aux grès des vents, d'une couleur blanche irréelle, avant qu'elle ne bondisse sous les regards atterrés des membres de notre groupe. Allant rapidement voir en contre-bas, il n'y avait rien de visible, si ce n'est l'eau qui se déverse et coule le long d'un fleuve, d'une hauteur qui me retournait l'estomac en m'imaginait tomber de là. Mais cela aura presque été réalité, car je ne peux que raconter ce qui m'aura été dit sur l'intrigue qui essaya encore de tous nous tués. Mais d'une façon bien différente, cette fois. Au début, je fus secouée d'un malaise. Et sans constater que cela était anormal, me vint à l'esprit les échecs de ma vie. Les défaites, mes erreurs, les gens mourant dans mes bras. Et même les simples idées qui me passèrent par la tête sans que cela n'advient. Je me voyais tourner le dos d'un Ornak en danger, le laissant guerroyer seul. Je me revoyais abandonner des Veilleurs débordés par les morts, pour ne pas partager un sort funeste. Et encore et encore, observait les flammes qui consumaient le corps de Sirris après que la flèche fatale nous ait privée d'une amie. Un sentiment déchirant, comme si tout les masques, toutes les fondations, tout les efforts pour rester quelqu'un de droit dans ses bottes s'effondraient, et une envie de rattraper mes erreurs en me jetant du pont me traversa l'esprit, avant que je ne pense que c'était la seule chose à faire.

Quelques instants plus tard, je me réveillais avec le sentiment d'être glacée. Le froid parcourait mon corps, ainsi qu'une sentiment d'étranglement physique. J'étais allongée sur le dos, contre la pierre, et tremblait encore. Reprenant mon souffle, en haletant un peu, il m'était difficile de me mettre en tête la situation présente – Tous semblaient fatigués, dans l'effort qu'ils auront mit à essayer de me sauver la vie, ainsi que la leur par la même occasion quand il s'agissait de se défendre face à l'entité qui nous voulait du mal. De la nécromancie, puissant maléfice gravé sur un collier maudit, avait été colporté jusqu'ici, là où l'esprit torturé d'une femme massacrée par un mari ivrogne se décida d'agir. L'on me la décrit, comme horrible et décharnée, une robe flottante comme si elle était dans l'eau, sans jambes. Une comparaison sinistre qui me fit penser aux Banshees, et je me souviens en avoir aperçue une dans les Bois de la Pénombre, avant de me mettre à courir le plus vite possible. Oui, une histoire de cœur, de folie et de barbarie était responsable du piteuse état des lieux, ainsi que des morts que le spectre aurait pu provoquer. Les sentiments d'être coupable de toute les horreurs vécues, voilà ce qu'était son arme. Et contre moi, elle marchait particulièrement bien. Renvoyant encore et encore en tête, ses gens oubliés, abandonnés, et décédés. Les mains couvertes de sang, par ma propre lâcheté. Bien que je n'aurais jamais été jusqu'à mettre fin à ma vie pour ça, intérieurement, il était facile de me dire qu'il ne fut pas difficile pour ce fantôme de me torturer avec ses visions. Parce que je le fais déjà très bien moi même.

Ce qui était là, n'était que l'aspect le plus répugnant de l'humanité. Dans la tente, s'y trouvait un ouvrage parlant de ce jeune noble ayant vécu dans son enfance en Kul'Tiras, celui ci ayant perdurer dans l'alcool après les dernières guerres, avant de tabasser sa femme à mort. Les pages de son journal devenait de plus en plus folle, comme si il avait décidé de faire disparaître de sa propre conscience son méfait, pour se donner un objectif allant au delà d'un crime. Un repentir imaginaire, qu'il aura décidé par lui même. Cela me rappelait dangereusement ce que j'essayais de faire, en ignorant ceux qui tombent derrière moi, et un amer sentiment de culpabilité me poursuivait encore, sans que ce ne soit l'échos du maléfice de l'esprit qui avait fallait me balancer d'un pont. Finalement, l'humanité porte en elle même les graines de sa propre damnation, et je n'ai pas l'impression que l'on ait toujours besoin d'une main tendue pour se balancer d'un précipice, bien qu'ici, je me demande encore maintenant qui avait bien pu maudire son médaillon et le condamné lui et tout ceux qui auraient la malchance de rencontrer ce spectre, vers une mort terriblement triste.

Continuant la route avec cette torture mentale en tête, je pensais à l'ordre qui m'avait été transmit. Mais cela ne cessait de se mêlé à des images macabres, depuis le Viaduc, et me poussait à craindre le moment où nous arriverons dans les terres cendreuses autours du mont Rochenoire. Déviés de l'idée de partir vers Menethil, pour prendre un navire vers la citée des hommes de Hurlevent, ce fut autant une bonne nouvelle qu'une mauvaise, au vu de mon horreur des citées particulièrement peuplée, mais il fallut pu de temps pour que l'on trouve tout de même une raison d'aller vers un endroit qui m'offrit un terrible tremblement dans l'échine. La route s'acheva en installant notre campement dans un coin des Paluns, en profitant de deux jours de halte pour préparer nos provisions et discuter des dernières idées et ambitions du groupe. Depuis la venue de Myriam, il y avait une nouvelle possibilité. La mage a le talent d'ouvrir des portails vers les lieux de pouvoirs des capitales de l'Alliance, et Tao'Bei retorqua qu'il serait bon trouver ravitaillement et ressource dans la grande citée des Nains, la demeure dans la montagne, la grande forge où Magni forgea Porte-Cendre. Forgefer, antique citée Naine portant l'héritage d'un peuple fort défendant Khaz Modan. Réunissant les avis de tous, je fus la seule qui n'avait clairement pas envie de me retrouver encerclée par les habitants et les gardes m'observant comme la miséreuse Rôdeuse que je suis. La tension qui s'accumule, quand l'on se retrouve dans la foule, observant les autres voyageurs, militaires et colporteur. Subissant un jugement invisible, comme si l'on pouvait lire les pensées à travers du regard de ceux qui vous regarde, et quand l'on est dotée d'un charisme aussi vide que le mieux, c'est souvent du dédain, de la moquerie. Parfois même, la haine de voir un déchet dans leurs belles citées.

Après le Viaduc de Thandol, nous passions donc un temps de repos, en profitant pour discuter avec les autres. Dans ce coin perdu des Paluns, tout était plutôt calme, mais toujours est-il qu'il reste des risques en descendant vers le sud, mais autant la route aurait été toujours plus agréable qu'affronter une deuxième fois la neige de Dun Morogh et ses tempêtes laissant les flocons tourbillonner comme un mur d'une blancheur magnifique, mais plutôt gênante. Mais quoi qu'il en soit, je n'avais matière à me plaindre, car le choix fut fait d'emprunter le portail, et quand le soir viendra, nous serons amenés si loin d'ici en un battement de sil. En fermant les yeux, je m'imagine tant de chose, mais aucune n'est bénéfique désormais. La fierté que j'avais trouver en défendant des vies, me battant pour ma cause et celle de Stromgarde, tout venait de disparaître comme ci cela n'avait jamais existé. Minable, c'est bien le mot, il me définit d'ailleurs plutôt bien. Mais l'image qui se montre ne me concerne pas vraiment. Celle que je visualise, et qui revient inconsciemment, n'est pas un blâme de ma personne qui se répète, car je ne suis pas si imbus de moi même pour en arriver là. Mais je voyais l'effrayant emblème des forces qui nous attendaient dans les terres autours du terrible mont Rochenoire. Je le voyais, le Marteau du Crépuscule, et sa folie éternelle qui disparaîtra peut-être uniquement à la fin d'Azeroth, ou du mal plus profond qui la rongeait bien avant notre venue en ce monde. "
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Jeu 12 Mai 2016 - 16:34


Chapitre 3 - Vers la Pandarie.

Illustration - Kyrte, Ornak, Linaild et Malbin:


3.1.

"Vomir. Ce fut la première chose que je fis, mêlant ce rejet à celui de Dan dont l'estomac n'avait aussi pas tenu. Voilà bien un piètre début quand l'on arrive dans un endroit majestueux. Ce nom convenait bien, pour l'endroit où nous sommes, bien que comme dit avant, les citées ne me conviennent vraiment pas. La manipulation de la magie de Myriam fut impressionnante, bien que je n'aimais vraiment pas cela. Les runes usés consumèrent leurs pouvoirs quand la porte s'ouvrit à travers le Néant, en direction de la grande citée sous la montagne. Un instant plus tôt, nous étions encore dans les Paluns, un lieu boueuse et dangereux, avant de se retrouver avec tout les autres dans un lieu ayant l'air aussi immense que ancien. Mais cela débuta par le fait de rejeté mon repas malheureusement consommé quelques heures avant, en essayant d'évité mes bottes, sous les regards de quelques Nains ayant assistés à notre venue sur leur territoire. Il était d'usage de vérifier que ce n'était pas des entités néfastes qui étaient venu jusqu'à eux, bien que des sourcils se haussèrent à la vue de Ornak. Au moins, ce n'était pas la cage qui nous attendait, certains d'entres nous avaient le charisme pour nous faire passer aisément dans une grande citée liée à l'Alliance. Je pense à Kyrte, et son armure aux couleurs et à l'emblème de la Main d'Argent, le peuple des Barbe-de-bronze étant croyant, ils eurent aucunes hontes à lui offrir du respect.

Aujourd'hui, j'écris depuis un campement perdu loin d'ici, mais cela faisait plusieurs jours que nous avons quittés les Paluns. Et deux jours furent consacrés à mettre de l'ordre dans nos affaires et un brin de repos dans la citée. Tous s'y retrouvaient à merveille, explorant avec curiosité ce qu'offre un immense bastion où la vie prospère paisiblement sous le regard des héros de Khaz Modan, qu'ils soient fait de chair, ou des statues de pierres pour que leurs mémoires soient éternelle, tel la titanesque sculpture de Courbenclume, premier Roi des Nains. C'était bien différent de la première fois où j'arrivais ici, des mois auparavant. Depuis, nous avions vaincu un sombre mal dans les Hautes-terres, et tout était bien différent. J'étais venue seule, crasseuses, en compagnie de Wimr, le nain Marteau-hardi qui m'avait déposé avant de retrouver sur les terres de son peuple. Et maintenant, me voilà avec toute une compagnie de camarade et aventuriers suivant le même destin que moi. Kyrte nous guida vers une petite demeure isolé, où nous pourrions nous reposer, même si il n'y avait pas un lit par personne. Certains vaguaient à leurs occupations, trouvant des herbes, des ingrédients, et la seule chose de constructive qui m'aura été donné de faire fut de changer d'équipement. L'armure sombre de mon mentor m'avait protéger pendant tout ce temps, mais il ne restait que peu de chose d'elle. Brisée, rafistolée, brisée de nouveau. Elle avait vécu plus qu'elle n'aurait du le faire, et ce de nombreuses fois.

Ainsi, un Forgeron nain me fit à bas-prix, l'honneur de m'équipé correctement. Le Paladin de la Main d'argent me l'avait présenté, et permis d'évité d'accumuler des dettes pour pouvoir avoir la vie sauve. Mais mon lieu de vie pendant le séjour fut le balcon. J'observais tranquillement la vie de ce peuple se poursuivre, dans leurs affaires du quotidienne. Me sentant bien lointaine de leurs œuvres et devoirs de chaque jour, un peu déviante sur les bords, pour préférer les bois aux masures sécuritaire des grandes citées. M'adaptant à la nouvelle tenue, en me disant que les autres se moqueraient bien vite de moi vu à la vitesse où je risque d'être sale à l'intérieur, je me sentais au moins confortable et moins encline à effrayer les autres. La citée restait magnifique, mais dans un sens, cela m'effrayait. Si loin de mon mode de vie quotidien, comme être là de manière si peu naturelle. Moi qui erre, qui rôde et qui reste à observer les autres, cela donnait une désagréable impression de descendre d'un arbre pour être noyée dans la foule, mais au moins, du balcon, je me reposais sans avoir l'impression des milliers de regard se tournant vers moi. A la place, dans le noir profond de mes paupières, j'y imaginais les yeux rouges de notre adversaire qui s'attardaient sur moi. Attendant que je périsse à petit feu dans tout le mal qu'il provoque et souhaite accomplir.

Mais nous ne restions donc pas longtemps dans la grande citée Naine, bien que tous furent satisfait d'avoir retrouver la civilisation l'espace de deux jours - sauf moi, au moins nous étions ressourcés, requinqués et notre ravitaillement assuré, il était grand temps de partir vers les terres cendreuses. La Pandarie était de plus en plus proche, mais le voyage pour s'y rendre semblait toujours aussi vaste et animé. Nous aurions tant de terre à parcourir, et revoir les Bois de la Pénombre me fera le plus grand bien. Juste pour cet aspect de nostalgie profonde, et le changement depuis que moi et Ornak nous nous contentions de survivre. Une dernière pensée pourrait être accordée à Sirris, et peut-être aurions nous la chance de lui graver un nom dans un lieu de recueil en souvenir de sa mémoire. Toutefois, il reste trop de chose à faire pour se laisser embrumer par la tristesse, et il s'agissait d'accomplir ce pourquoi l'on se bat, sans chercher à regretter chaque noirceurs sur notre parcours. Après tout, à peu de chose près, Le Nécrotraqueur Vral m'aurait tuée aussi dans les Hautes-terres. La douleur fantôme revenant à cette pensée, j'estime qu'il est préférable de passer à des idées plus joyeuses. Le départ fut simple, et chacun avaient eu temps de se préparer à partir. Une soirée fut au moins consacrée à boire ensemble dans un débit de boisson local, mais cela resta un simple temps de repos entres nous. Je n'ai pas vraiment de regret vis à vis notre passage dans cette magnifique citée. Bien que la pression et le dégoût d'être parmi la civilisation m'avait atteinte, il n'y eu aucune rencontre désagréable ou ennui particulier. Et nous marchions aux portes de Forgefer, en me sentant bien petite devant la grandeur de ce lieu de légende.

Ici avaient avancé des armées entières, des héros et des simples voyageurs, des habitants de tout les jours et des gardes occupés à leurs rondes. Et ses milliers de passage avait offert un sentiment étrange à se trouver ici. Celui de poser les pas au cœur de l'Alliance, mêlé à la beauté de la neige tombant sur le voile blanc de Dun Morogh. Les étendards de Khaz Modan flottaient aux caprices des vents, mêlés aux couleurs de l'Alliance. Devant la citée, une énorme machinerie portant un lourd et épais canon de siège, maintenant toujours sur ses gardes par ceux qui s'en occupaient, comme un gardien silencieux et majestueux. D'un métal inébranlable par les flèches et les lames, j'estimais bien comprendre en voyant quelque trace qu'elle avait vécu des conflits, et survécu à ceux ci. Mais mon esprit paranoïaque reprit rapidement le dessus, et je chassais vite les imagines de moi même passant sous les énormes roues traînant la carcasse métallique, dans un cri étouffé et de mes os broyés en un instant. Caressant rapidement la crinière de Vorel, lui et Mash n'étaient pas passer inaperçu pendant notre départ, et valu quelques sursauts et mêmes des jurons sur le passage. Difficile d'être parfait, mais sous la lumière du Chevalier de la main d'argent, et d'une mage dont les pouvoirs étaient souvent craint des simples habitants, au moins avions nous eu la chance d'être en paix.

Le voyage à travers Dun Morogh demanda quelques jours, bien que je ne sais moi même plus combien de temps l'on passait à voyager. Deux jours, me semble t'il, en avançant correctement malgré quelques soucis, comme une ou deux sacoches disparaissant dans un coup de vent en emportant ce qu'il y avait dedans. Le froid abîmaient les sens, et nos muscles furent contraint de lutté pour se réchauffé dans l'effort avaient d'être congelés sur la route. L'air fouettait nos visages, et parfois, respirer devenait difficile, en sentant comme des petites lames venir entailler nos poumons. Mais je parle en général, il ne s'agissait aussi que de mon impression, surement les autres étaient plus aguerrit que moi, et je vois toujours les difficultés sur la route là où les autres se contente d'avancer. Mais le temps était passé, et je ne pris pas le risque d'écrire dans mon journal. Déjà car je ne voyais pas que dire de plus sur la citée des nains. Il n'y eut ni intrigues, ni discussions importante. Juste un temps de repos agréable, et je m'étonne encore à penser cela avec toute la réserve que j'avais à avancer dans une ville de l'Alliance. Mais je fus tout de même plus que contente de retourner là où le ciel se voit, et les environs n'offrent que la nature et un voyage propice à nous forger. Qui pourrait vivre en rêvant d'aventure, tout en restant sur un banc en attendant que le temps passe ? Vivre nos histoires, et tracer notre chemin. Voilà ce que m'inspira notre route à travers les terres enneigés.

Mais les chemins sous les montagnes dans l'Est arrivèrent, et je me souvenais désagréablement de l'embuscade des Orcs au service du Seigneur de l'Effroi. Le maléfice qui s'étendait le long des murs, tout ce sang désireux de nous corrompre et nous voués à la haine. Tao'Bei, ce jour là, tourna sa lame vers son ventre, et je me hurlais intérieurement dessus pour me dire que ça n'arriverait plus. Plus jamais ça. Mais ce fut une rencontre plus commune qui nous fit faire une halte, après avoir passer un temps à discuter en contemplant les statues de la Vallée des Roi, héritage d'un temps passé où les êtres représentés avaient offert sang, sueur et vie pour le Royaume des montagnes. Les terres cendreuses étaient à l'autre bout, et malgré l'avertissement des Montagnards, cela restait notre destination. Mais après une heure de marche désagréable, en descente alors que l'on quittait les vastes hauteurs de Khaz Modan, l'on fit la rencontre d'un membre de la confrérie du Thorium. Un Nain, étalé en coin, dont la caravane avait été dévastée et pillée. Il ne lui restait que ses yeux pour pleurer, bien que je les voyais mal verser des larmes au vue du rouge luisant qu'il avait dans le regard. Nous arrêtant un instant, il expliqua son malheurs que d'avoir été pillé par des malandrins de passage, espérant surement faire naître en nous la haine de ses agresseurs, bien que la situation une fois sur place avait été bien différente.

En compagnie du dit Nain, nommé Braggram, l'on poursuivait alors la route à travers les tunnels, jusqu'à arriver à notre destination. Et après avoir quitter la verdure du Loch, fraîche et sympathique, le décors de la Gorge des vents brûlants fut comme un coup de poing dans l'estomac, autant par le froid disparut depuis longtemps, qui laissait place à la sensation de chaleur étouffante, autant par la vision de ses terres dévastés par l'apparition du Mont Rochenoire, à l'invocation du terrible Ragnaros, des années et des années auparavant. La cendre virevolte tranquillement en l'air, alors que la valeur monte de divers passages éloignés. Le ciel, même nocturne, semble embrasé par des milliers de feux imaginaires, et les étoiles perces à peine un voile brumeux au dessus de nos têtes, qu'ils nuages sombres passant, mais sans jamais que la pluie ne tombe. Faire un pas, c'est marcher sur un sol chaud, poussiéreux, aux craquements d'anciennes herbes desséchés et avancer comme des pierres gênants ceux qui ne portent pas des bottes renforcés. Et je riais à l'idée qu'une dame pourrait essayer de mettre les pieds ici avec des petites chaussures élégantes, en lançant un regard vers Myriam voir si elle n'avait pas osée faire une pareille connerie par coquetterie. Mais plus loin, se trouvait le coin de ses fameux bandits, qui n'avaient visiblement pas trouver très digne de se cacher après avoir accomplit leurs forfaits.

Il y avait trois hommes, dont aucuns ne semblaient être le chef, tous possédaient les traits des hommes du sud, ceux des terres de Hurlevent, ainsi que des tenues rapiécés et d'une qualité miséreuse. Un ogre plus loin derrière, contemplant un parchemin ayant une gravure d'une femme, visiblement étonné de ne pas pouvoir vraiment la toucher. Un Gnoll rongeait un os dans un coin en grognant, mais ce fut un Nain des montagnes qui se dressant vers nous avec un ton peu amical, vu que Braggram était à nos côtés. Après quelques discussions, je me dis que "ça y est, on va devoir se battre", car personne ne semblait vouloir s'accorder à donner raison à l'autre. Mais Myriam offrit une perspective différente - Les mercenaires avaient été engagé par Braggram des semaines plus tôt, et après avoir perdu quelques caisses et un de leur ami, un Gnome, contre les Trogg du Loch, le Sombrefer avait refusé de les payés pour la protection du convoi. Rêvant d'aller à Dalaran, ils n'avaient plus le choix, autrement ils auraient dut aller traquer une bête dans ses terres qui auraient causer la mort de nombreux d'entres eux pour avoir la fortune nécessaire pour joindre la citée dans les Nuages du Norfendre. Usant de ses forces et des ressources acquises en Forgefer, Myriam ouvrit un portail vers Dalaran pour les mercenaires, peu avant que ceux ci ne nous attaquent. Ou plus clairement, que Kyrte et les autres les attaques car ils refusaient de rendre les affaires du Sombrefer. Finalement, voilà une situation qui ne sera pas finie en bain de sang, et très mal pour le Sombrefer. Celui ci hurlait qu'il refusait de payer les dix sept pièces d'argents de la Rune pour la magicienne, et c'est Abroham qui l’assomma d'un coup brusque dans le dos. Les autres récupérant leur due, j'essayais au final de comprendre qui avait été la victime, et le mauvais dans l'histoire, avant de me rendre compte que je n'en avais rien à faire.

Plus loin, nous trouvions le campement où nous passons la nuit actuellement. Un campement de l'Alliance, éloigné et simple, qui semblait n'être qu'un petit avant-poste de guet, avant de nous rendre compte qu'il n'y avait pas qu'un campement de quelques tentes, nourritures laissés de côtés, et autres utilitaire de la vie de tout les jours. Il y avait surtout un massacre. Trois soldats en armure des guerriers de Hurlevent gisaient par terre, massacrés par le passage d'une arme terrible qui avait brisé leurs armures, et leur chair en dessous. Le seul survivant boitant vers nous, en se raccrochant brutalement à Kyrte, en appelant à l'aide, nommant le paladin "Monseigneur", me rappelant la place des Paladins dans la croyance des hommes. Celui ci fut miraculeusement sauvé d'une blessure terrible, mais restant inconscient les deux jours durant. Et nous aurions pu le rejoindre, nombreux furent ceux qui ont été blessés pendant l'affrontement. Car le responsable était encore présent, et j'avais l'horreur au cœur de voir ce dont il s'agissait. Ses terres étaient déjà hostile, mais les complots de ceux que nous sommes venu arrêté étaient déjà en marche. Ce n'était pas démoniaque, rien de cela ne provenant du Néant ou des maléfices que nous avions affrontés jusque là. L'insecte immense nous observait depuis une hauteur, ses membres tremblant dans l'agitation du massacre à venir, et éclata un combat pour notre survie contre une abbération contre-nature. Sa carapace, résistante aux coups, fut toutefois brisés après une vingtaine de minutes dans un intense affrontement. Survivants et relativement peu blessé, nous laissant haletant par l'effort déployé pour survivre, et rester à l'envie de fuir. Cette nuit, je n'étais pas la seule qui avait été secouée par cela.

La nuit était déjà tombée, et poursuivait, de plus en plus profonde. Il fallait trouver une place pour le survivant, et brûlé les autres corps plus loin pour ne pas être rendu malade par l'odeur. Tout en y balançait les restes du Silithides dont un barrage des arcanes avait réduite son destin en poussière quand celui ci trouva place là où le poing de Dan avait brisé sa carapace. Le campement fut bien silencieux, si ce n'est peut-être le bruit de ma plume agitée, alors que je fini d'écrire cela avec une terrible nausée. Le début fut simple, en me souvenant d'instant plus heureux, mais le souvenir de la créature est trop proche. Et vu que nous étions censés arrêté le Marteau du Crépuscule avaient qu'ils n'en invoquent d'autre, je me doutais que ce ne serait pas la seule. Que la lumière soit qu'ils n'arrivent pas à invoquer un des derniers Qiraji avant que nous n'intervenions. Mais cette nuit, au moins, un peu de répit nous est accordé. Et nous voilà reparti dans une aventure bien difficile et sanglante."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Coqualier le Mar 17 Mai 2016 - 17:38




3.2.

"Le Mont Rochenoire, immense est puissant, s'élevant vers les hauteurs jusqu'à un ciel enfumé par les éternelles vapeurs rejetés par une terre calcinée. Le voir au loin fut impressionnant, mais j'ai encore du mal à me dire que nous nous préparons à nous reposer à l'intérieur désormais. Kyrte est le plus mal à l'aise d'être ici, ce qui est compréhensif après tout pour un Chevalier de la Main d'argent. L'échos de la guerre lui revenant à l'esprit, comme un douloureux fardeau, alors que le conflit est loin d'être achevé entre l'Alliance et le Clan Rochenoire, qui ne nous massacra pas totalement grâce à Ornak et mon Mentor. Ce qui nous laissait une chance de passer sans devenir des crânes sur des pics, et même de communiquer avec certains Orcs. L'un des bons aspects avec la neutralité, c'est que nous ne sommes pas forcés de mourir dans d'atroce souffrance de la main de certains qui luttent contre les mêmes abbérations. Bien qu'heureusement, nous arrivons quelques années alors que l'infâme Néfarian à été vaincu lors de l'avènement des Ailes de mort. Mais nous n'y sommes pas encore, et nous parlerons de l'état des lieux une autre fois.

Car il restait encore bien de la route à faire, et trois jours furent passés avant d'arriver dans le mont Rochenoire. Le premier fut employé au repos, et le second fut le plus âpre et horrible. Décidé à explorer les environs, envieux de trouver des réponses à nos questions et le plus hâtivement possible, les traces du Crépuscule. Il nous fallut peu de temps pour décider qu'un réseau de grotte perdu dans les montagnes au Sud d'ici était un endroit parfait pour y tenté la création d'une Ruche. Difficile à dire quand nous sommes censés être parti vers notre destination, la nuit ici ne se dévoile que part des milliers de lueurs timides se gravant dans un ciel chargé de cendre. L'air chaud et presque étouffant, et la sensation de cuire à petit feu dans les plaques de nos tenues, j'imaginais mal ce que devait ressentir ceux qui ne portaient que des habits de tissus. La sueur collant celui ci à la peau, quelque chose de particulièrement désagréable, alors que j'étais au moins épargner de la gêne de me sentir liée à ma tenue, protégée par les écailles de mon armure. Sortant de ce campement nous ayant accueillit le temps du repos, en rencontrant un officier de Hurlevent en route vers Khaz Modan, qui fut plutôt dérangé de savoir que trois hommes de son royaume avaient trouvé une mort atroce par ici.

Mais les horreurs sont encore à venir, surement suis-je influencé par ses derniers jours pendant cette âpre quête qui nous est destinée, et nous continuons notre route après avoir été averti par des membres de la Confrérie du Thorium, des Sombrefer se fichant pas mal des voyageurs tels que nous tant que nous n'en sommes pas à essayer de les trucidés ou de les piliers. Ceux ci nous mettant en garde de l'activité d'autres Nains noir n'ayant pour allégeance qu'eux même et leurs néfastes croyances. Affronter ceux ci n'était pas vraiment notre objectif, aussi tentions nous de rester plus aux aguets en longeant les montagnes avant de chercher le sentier suffisamment utilisable pour monter vers la grotte cartographiée par les Nains des années auparavant. Luttant difficilement pour ne pas s'éclater au sol, ou du moins, je m'y essayais en estimant que perdre ma crédibilité pour le peu que j'en avais, en m'écorchant les genoux ici, n'aurait pas été très glorieux. Mais il ne fallut que peu de temps avant de nous rendre aux abords de la grotte, là où deux silhouettes faisaient vraisemblablement le guet. Mais plutôt qu'une approche furtive, ou qu'un tir d'une flèche en pleine tête si il s'agissait d'un allié, les autres estimèrent qu'il serait bon de s'approcher pour savoir ce qu'il en était en se montrant amical. Ce qui fonctionne dans un territoire verdoyant où il n'est pas rare de croisé des patrouilles des royaumes. Mais cela reste plus chaotique quand il s'agit d'une silhouette dans un territoire désertique et encore en guerre après des dizaines d'années de conflit.

Celle ci nous vit arriver, et se mit à fuir vers l'intérieur pour appeler à la garde que des voyageurs s'approchaient, dont l'un portant le tabard de la Main d'Argent. Il y avait Malbin, Kyrte, Myriam, Alyxianne, et l'éternelle malchanceuse maladroite : Moi. Je devrais d'ailleurs essayer de me donner des nouveaux surnoms stupides pour aller mieux à mon rang de calamité ambulante. Mais quoi qu'il en soit, le mal était fait, et le hurlement du garde prévenait les autres de notre venue. Un premier soucis gênant, mais qui s'arrangerait par l'acier et la sueur, en espérant pas trop de sang. La grotte semblait profonde, et quelques odeurs d'encens rituels empestait les lieux, mêlés à des lueurs mauves de flammes dansantes sur des colifichet immonde. Il ne fallut pas longtemps avant que l’accueil de garde se rua vers nous pour nous affronter. Deux Orcs, profitant les habits d'un violet mêlés aux styles des suppôts des Très Anciens. Rien que la vision de leurs armures était une plaie pour les yeux, et je me contentais de me battre, avant que la situation ne devienne parfaitement étrange. Tandis que Kyrte en affrontait un... Malbin semblait avoir été rattaché à la tête de l'autre par une sorte de mixture étrange, sortant de la flasque d'Alyxianne. Bien que le Gnome paniquait, il essayait de se jouer de lui, ce qui fonctionna miraculeusement. Laissant l'Orc s'agenouillé dans l'incompréhension, avant qu'une dague ne se loge dans sa gorge.

Le chemin semblait ouvert, mais l'inquiétude d'être débordé dans tout les sens, et les bruits de bottes venant des autres passages de la grotte ne laissait pas de doute que notre petite expédition semblait compromise, mais revenir en arrière se serait fait dans le sang et les tripes, et n'aurait été que peu constructive à notre mission. Bien que je n'ai pas spécialement envie de comprendre le sens du principe de "périr dans l'honneur", j'avançais à la suite des autres en me voilant d'un courage que j'étais loin de ressentir réellement. Tombant dans une salle humide, singulière, et écœurante. Divers œufs étaient installés ici et là de la grotte, évoluant tranquillement en préparant les horreurs insectoïdes qui en ressortiraient bientôt. Le feu aura pu les stimulés, il est difficile de les détruire sans risquer le pire. Et pour l'instant, alors que le manque d'idée arrivait, une créature abominable s'extirpa de nulles part. Le gardien des nourrissons, un Silithide abominable à observer, et qui devaient être autant craint de nous que du marteau du crépuscule, pour les jeunes imbibés de folies que nous avons vu jusqu'ici. L'acharnement de la chose à ne pas vouloir périr fut effrayant, autant qu'elle fut tranchée, brûlée, écrasée, fracassée par les arcanes, mais continuait à se débattre en luttant pour sa survie. Alyxianne fut blessée, et elle fut guidé vers l'extérieur avec Malbin, désireux de la protéger. Nous les retrouvions plus tard, mais pour l'instant, il ne restait que nous trois. Myriam, Kyrte, et Moi, ce qui ne laissait que deux preux combattant.

Après l'horreur de la salle infestée, il s'agissait de poursuivre dans les réseaux de tunnels puants. Se guidant par les maigres lumières éparpillés ici et là, l'on y voyait des lucioles immenses parcourir les roches en offrant un peu de luminosité, au prix de la vision de chose aberrante et effrayante. Je retenais ma nausée, mais mon estomac faillit rendre quand une voix rauque et claquante nous réclama, au fond de la grotte. Il s'y trouvait des dizaines d'adeptes, nous observant, mêlés de quelques Silithides errant à travers, sans les massacrés. Le maître des lieux était debout, se tenant à un bâton métallique, et nous avisant d'un regard luisant sous sa capuche mauve. Puissant, bestiale et massif. Le Tauren semblait parfaitement inquiétant sous ses haillons de cultistes, et nous approchions alors tout les trois, conscient que nous étions peut-être déjà condamnés à mort. Alors qu'il nous dévisageait d'un regard hautain, nous proposant de servir plutôt que périr, l'impensable se déroula et transforma le lieu en véritable champ de bataille - Bien qu'il nous fut plus tard qu'ils nous avaient suivit, les Nains Sombrefer dont la confrérie du Thorium nous avait mit en garde, s'extirpèrent de toute part dans des tunneliers, en creusant à travers la tête et déversant leurs guerriers droits vers le crépuscule. Le mot d'ordre : Piller, et tuer. Et nous même avons un compte à rendre avec l'arrogant Tauren, engageant la lutte contre celui ci.

Myriam fut blessée, et je suis sonnée à la destruction du portail derrière lui. Seul Kyrte s'en sorti convenablement, après la mort de l’émissaire et le ravage de sa tentative de fuite. Mais les énergies néfastes se déversèrent à travers la grotte, qui commençant à s'effondrer. La panique prit place à la bataille, et je vis même un nain se fait écrasé sous mes yeux en voulant rejoindre un tunnelier, me disant que j'avais dis avec humour que ma mort serait d'être écrasée par une pierre, je me sentais alors proche de la fin, et décidait de fuir le plus vite possible. Et après des complications, et une quinzaine de minutes, tout le monde était dehors ,tous blessés d'une manière ou d'une autre. Et Ornak arriva avec son worg, Mash, en voyant étalé par terre tout ses compagnons, bien que vivant, au moins en piteuse état. Un Silithide s'extirpa des roches, juste le temps de périr sous nos yeux, dans une dernière grande frayeur. La menace des Gorges venait d'être contenue, mais plusieurs vies fut volés, bien qu'heureusement, aucunes des nôtres. C'est donc épuisés et blessés qu'il fallait revenir au campement de l'Alliance oublié, pour s'y reposer avant de poursuivre le voyage, tous contraint de subir la souffrance des coups et des fracas de la pierre, nos poumons gênés par l'accumulation de poussière. Le plus effrayant c'est qu'il ne fallait pas craindre l'ennemi, mais l'environnement.

Une nuit de repos ne fit pas de mal, pour se remettre de nos émotions, mais impossible de s'attarder ici, et quelques soit les problèmes, nous en avions d'autre en vue : La prolifération du Crépuscule avait été plus importante que prévue, et il fallait en rejoindre au plus tôt la source : Les Steppes, et pour cela, passer à travers le Mont Rochenoire, grâce au Père de Ornak. Le voyage fut aisé, bien que des Sombrefer nous arrêtèrent pour nous proposer une entrevue avec le Seigneur Yrgrim, qu'il nous faut voir à présent, bien que tout le monde semble être soucieux de ce que l'on risquait d'y trouver, et les Rochenoires nous menacèrent rapidement que si un pacte ou une alliance se trouvait avec les Nains, eux nous massacreraient et nous pendraient avec nos tripes, ce qui semblait être une mort presque honorable, mais très peu plaisante. Finalement, nous avions pu au moins prouver notre valeur sur la route, alors qu'un Silithide nous avait suivit en provenance des airs. Celui ci agressa autant notre groupe que les gardiens devant la porte. Kyrte fut balancé au sol, blessé, avant que la situation ne tourne à notre avantage, n'ayant plus besoin de ressentir de l'inquiétude pour le Paladin, qui ne fut pas mortellement touché, mais son armure brisée.

Il nous reste tant de chose à accomplir, en ses terres, mais l'inquiétude que nous ne trouverons que des soucis et des choix à faire, le long de ce conflit. Mais pour l'instant, profitant de la nourriture et de l'instant pour m'endormir sans craindre pour ma vie, je me prélasse et me laisser aller au sommeil réparateur."
avatar
Coqualier
Administrateur
Administrateur

Messages : 60
Date d'inscription : 23/11/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le carnet noir de Sombrebourg.

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum